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Français>>Vie SocialeMise à jour 04.08.2010 16h23
Le contrôle de la population fait débat à Beijing

Dans une tentative pour réduire une population en augmentation constante, l'Assemblée populaire municipale de Beijing vient de recommander une restriction du nombre des travailleurs à bas salaires dans la capitale par la fermeture des petites affaires.

Ce rapport, publié par la législature municipale durant sa récente session qui s'est achevée le 30 juillet, recommande que des mesures de co ntrôle de la population fassent partie du plan de développement de la ville 2011-2015, selon lequel le réajustement des industries sera accompagné par l'arrivée de davantage d'employés qualifiés tout en procédant à une réduction générale de la demande en main d'oeuvre.

La population de Beijing a atteint 19,72 millions d'habitants à la fin de 2009. Dans ce chiffre est aussi prise en considération la population flottante de Beijing, qui pourrait avoir dépassé dix millions de personnes, ont dit les responsables municipaux dans le rapport.

Pour Du Peng, expert à l'Institut de Recherche sur la Population à l'Université Renmin de Chine, fixer un objectif de contrôle de la population est nécessaire, et la suggestion de la législature locale, réduire le nombre de travailleurs peu qualifiés, est chose faisable.

« Introduire une gestion stricte des petites affaires comme les étals mobiles et les chiffonniers portera définitivement un coup à ce genre d'affaires », a dit M. Du. « S'ils n'ont plus les moyens de vivre dans la capitale, ils pourraient bien retourner dans leur ville d'origine ou se déplacer vers d'autres villes ».

L'expérience des autres villes dans le contrôle de la population devrait aussi être prise en compte, d'après les responsables.

Par exemple, « Shanghai a très bien su gérer le problème des vendeurs de rue », dit M. Du. « Il est bien difficile d'y rencontrer des étals illégaux dans la rue. Cela non seulement a contribué à réduire le nombre de travailleurs à bas salaires, mais aussi rendu la ville plus propre ».

En revanche, pour Qiao Xiachun, expert en population à l'Université de Beijing, ce genre de politique pourrait n'avoir que des effets limités sur le contrôle de la population.

« L'existence d'un nombre massif de petites affaires, qui absorbent de nombreux travailleurs migrants dans la capitale, nous montre qu'il y a une forte demande pour eux. Ils fournissent aussi des services bon marché à la population », dit-il.

« Les fermer par la contrainte n'est pas la manière adéquate, car cela pourrait entraîner une hausse du coût de la vie des gens », a ajouté M. Qiao, « et cela viole également les règles de l'économie de marché ».

Il suggère une meilleure façon de contrôler la population.

« Nous pourrions introduire un système par lequel les habitants qui apportent plus à Beijing, ou qui payent plus d'impôts, pourraient se voir garantir plus d'avantages dans la capitale », dit-il.

Le coût de la vie, comme par exemple le logement et l'éducation, est assez élevé à Beijing. Ceux qui ne pourraient supporter la pression partiraient progressivement, dit-il.

La proposition de la législature de Beijing fait suite à la mise en place d'un programme pilote dans un des districts de la capitale, Shunyi.

Le district a en effet commencé à fermer les petites déchetteries dès le début de 2008, et a réduit leur nombre de 60% à la date de 2009.

Cependant, les personnes qui tenaient ces affaires, toutes considérées comme des travailleurs « à bas salaires », n'ont pour autant pas quitté le district.

Ainsi de Huo Yan, qui s'est vu interdire de collecter les déchets comme les bouteilles vides et les vieux papiers dans le centre de Shunyi, a-t-il été obligé de se déplacer trois kilomètres plus loin.

« Ca pourrait bien être ma dernière chance », a dit Huo, se lamentant sur l'état de son affaire, d'après le Beijing News.

« Je ne peux pas partir d'ici. Qu'est-ce que je pourrais faire si je retourne dans ma ville natale du Henan ? a demandé Huo. Tout ce que j'ai là-bas, ce sont mes parents âgés et mes enfants. Je n'ai aucune terre pour faire pousser quoi que ce soit ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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