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Français>>Vie SocialeMise à jour 30.03.2010 09h59
Ces cols blancs qui veulent quitter les grandes villes

Les prix de l'immobilier qui montent en flèche et le coût élevé de la vie dans les plus grandes villes encouragent certains à aller voir si l'herbe ne serait pas un peu plus verte ailleurs.

Les villes chinoises de premier rang, comme Beijing, Shanghai, Guangzhou ou Shenzhen ont été pendant longtemps le premier choix des jeunes enthousiastes, mais une toute nouvelle enquête en ligne montre que plus de la moitié des cols blancs tournent désormais leurs yeux vers d'autres villes où la vie est « plus confortable » et où il y a « moins de pression ».

Cette enquête a été conduite en février par Digitimes Magazine et Data 100 Market Research Company.

Parmi ceux qui habitent dans ces grandes villes depuis plus de trois ans, 55% déclarent vouloir la quitter dans les années qui viennent. Un stress de plus en plus pesant et des prix de l'immobilier toujours plus élevés en sont les raisons principales.

Et plutôt que de rester dans ces grandes villes, les personnes interrogées ont déclaré vouloir chercher leur développement personnel dans les villes de deuxième ou troisième rang, comme Hangzhou, Qingdao ou Xiamen, qui, lors du développement économique du pays, ont montré un très fort potentiel.

Comparées avec les villes du premier rang, 41% des 635 personnes interrogées pensent qu'il y a davantage d'occasions de développement personnel dans des villes plus petites, et 37% disent que déménager dans ces villes leur permettrait de pouvoir acheter un logement.

« Oui, je suis prête à partir n'importe quand pour une ville où je n'aurai pas à m'inquiéter chaque jour des prix de l'immobilier », dit Sarah Pei, âgée de 29 ans, qui est assistante marketing à Shanghai, où elle gagne environ 7 000 Yuans par mois (1 000 Dollars).

« Mon salaire ici est assez confortable, mais je ne suis pas heureuse. Les prix élévés de l'immobilier et le coût élevé de la vie ici me perturbent chaque jour. C'est d'ailleurs pourquoi mon mari et moi ne pensons pas à avoir un enfant. Nous n'avons pas assez d'argent pour élever un enfant », dit-elle.

« Je sais que je partirai un jour. Certes, les salaires dans ma ville natale, Taiyuan, dans la province du Shanxi, ne sont peut-être pas aussi élevés qu'à Shanghai, mais là-bas, il me faudra dix ans de moins pour acheter un appartement ».

Chen Wei, âgé de 32 ans, est lui déjà revenu dans sa ville natale de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, depuis l'année dernière. Il a commencé sa nouvelle vie en tant que responsable de division d'une société des technologies de l'information.

« J'ai passé treize ans à Beijing, où j'ai fini mes études et où je me suis marié. Mais je ne veux pas que mon enfant qui va bientôt naître commence sa vie sans un toit », dit-il.

« Ca vaut la peine d'avoir pris cette décision. Le prix moyen des logements à Chengdu est seulement le quart des 20 000 Yuans par mètre carré de Beijing. Et de plus j'ai davantage de temps pour m'occuper de mes parents âgés, qui sont ici ».

Une autre enquête, menée par le site xinmin.cn de Shanghai, a montré qu'environ 76% des 428 personnes interrogées qui travaillent actuellement à Shanghai ont l'intention de la quitter d'ici un à trois ans.

Yu Hai, professeur de sociologie à l'Université Fudan, dit : « Que le développement économique et social favorise un flux rationnel de personnes de talent devrait être un phénomène normal. Les gens de métier cherchent plus volontiers leur propre développement dans des villes où les ressources et les occasions sont nombreuses ».

« Et pourtant, de nombreux jeunes de talent ont été contraints de quitter les grandes villes du fait du stress et de prix de l'immobilier anormaux, et cela mérite qu'on y fasse attention », dit-il.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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