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Français>>Vie SocialeMise à jour 26.02.2010 17h27
La corruption, sujet brûlant au menu de la prochaine session parlementaire

Alors que plus la haute assemblée législative chinoise, l'Assemblée populaire nationale (APN), se prépare pour sa session annuelle à Beijing au début du mois prochain, l'intérêt que lui porte le public augmente.

Une enquête en ligne menée par www.people.com.cn, influent portail de nouvelles chinois sur internet, a montré que la corruption était le sujet le plus important que les internautes souhaitaient voir traiter par le CNP.

Les autres problèmes auxquels les internautes souhaitent voir la Session apporter des solutions sont le fossé croissant qui sépare les riches et les pauvres, le coût des logements qui monte en flèche, le système de santé du pays, le système des retraites et l'éducation.

Dans une autre enquête en ligne, 70% des personnes ayant répondu demandent que les fonctionnaires déclarent leurs revenus, et se félicitent du rôle d'internet dans la prévention de la corruption.

C'est la troisième année consécutive que la corruption figure en tête des préoccupations des Chinois à la veille de la réunion de l'APN.

Les récents derniers mois ont vu une répression d'une ampleur jamais connue jusque-là contre les fonctionnaires gouvernementaux corrompus.

Ainsi Huang Songyou, ancien Vice-président de la Cour Suprême Populaire a-t-il été condamné à la prison à vie en janvier pour détournement de fonds et acceptation de pots-de-vin pour un montant de 3,9 millions de yuans (574 000 Dollars) en échange de verdicts cléments.

Huang a été le premier magistrat de haut rang reconnu coupable de corruption.

Dix jour plus tard, Yu Renlu, ancien Vice-directeur de l'Administration de l'Aviation Civile, était démis de ses fonctions et radié du Parti Communiste Chinois pour « violations graves de la discipline et de la loi ».

Yu s'était rendu coupable d'avoir usé de sa position pour favoriser certaines personnes, en échange de « larges sommes », d'après un communiqué publié conjointement par la Commission Centrale d'Inspection de la Discipline du Parti (CCID) et le Ministère de la Supervision. Son cas a été transmis au Parquet.

En février, un personnage-clé dans les procès de masse très médiatisés dans la Municipalité de Chongqing, située au Sud-Ouest de la Chine, est arrivé devant les tribunaux. Wen Qiang, ancien chef de la police adjoint et Directeur du Bureau de la Justice de Chongqing, a été accusé de viol, d'acceptation de pots-de-vin à hauteur de 15 millions de yuans (2,2 millions de dollars US) en échange de sa protection de bandes criminelles ainsi que de la possession d'une très importante quantité de biens dont il n'a pu expliquer la provenance.

Cette campagne de répression massive contre les bandes organisées menée à Chongqing et qui a duré huit mois, a mis au jour des faits de corruption dans le monde judiciaire, avec 200 fonctionnaires de la justice et de la sécurité publique impliqués, a déclaré l'ancien maire de Chongqing Wang Hongju.

Une conférence de presse organisée par le Ministère de la Supervision début janvier a révélé que lors des onze premiers mois de l'année dernière, au moins 106 000 fonctionnaires ont été soit sanctionnés par le Parti, soit ont fait l'objet de procédures disciplinaires. Le Ministère a également déclaré avoir récupéré 4,44 milliards de yuans (653 millions de dollars US) de fonds publics.

Lors de ces onze mois, la CCID a reçu 1,3 million d'informations sur des cas présumés de corruption, sur lesquels 140 000 cas ont été confirmés. Quelque 3 743 fonctionnaires au niveau du Comté ou au-delà ont été sanctionnés pour corruption l'année dernière, dont 764 ont été poursuivis en justice. Par rapport à 2008, cela représente une hausse de 10,8%.

De plus, le nombre de fonctionnaires corrompus sanctionnés pour détournement de fonds supérieur à un million de yuans (147 000 dollars) a augmenté de 19,2%.

D'après Gan Yisheng, directeur adjoint de la CCID, les enquêtes portent essentiellement sur les pratiques douteuses dans la mise en oeuvre des politiques majeures du gouvernement visant à accroitre la demande intérieure pour stimuler la croissance économique, mais aussi sur la sécurité des aliments et des médicaments, la protection de l'environnement, la confiscation des terrains et le relogement.

Les cas de corruption et de pots-de-vin liés à des projets de construction, de développement des terres et à l'exploration des resources minérales, qui avaient donné lieu à de fortes manifestations, ont également fait l'objet d'enquêtes.

« La corruption est avant tout le résultat d'un abus de pouvoir », dit Ma Huaide, Vice-président de l'Université de Sciences Politiques et de Droit. Il pense qu'une prévention efficace et la répression de la corruption passent par l'amélioration des lois limitant et réglementant le pouvoir, ainsi que par leur application.

Des statistiques publiées par le Ministère du Commerce montrent que lors des trente dernières années, quelque 4 000 fonctionnaires corrompus ont fui la Chine, emportant plus de 50 milliards de dollars de fonds publics, vers le Canada, les Etats-Unis, l'Australie et d'autres pays.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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