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Français>>Vie SocialeMise à jour 29.01.2010 14h43
Le projet de logements réservés aux étrangers provoque la colère des habitants de Chengdu

La construction d'une communauté de logements destinée à l'usage exclusif d'étrangers a provoqué des réactions à la fois fortes et contrastées de la part des habitants et des étrangers.

Zheng Xiaoming, directeur du Bureau de construction et de planification de la Chengdu National Hi-Tech Zone avait annoncé mercredi 27 janvier qu'une communauté de logements couvrant 250 000 mètres carrés serait construite dans la zone.

Située dans le sud de Chengdu, la communauté sera composée d'appartements et de villas pouvant loger jusqu'à 5 000 étrangers, les deux premières phases devant être achevées en octobre.

Une église, des jardins d'enfants bilingues, des hôpitaux et des terrains de jeux seront construits et des habitants locaux parlant anglais seront disponibles pour servir les résidents, a précisé M. Zheng.

« Pour être sûr que la communauté sera vraiment internationale, aucun logement ne sera vendu aux habitants locaux. Au contraire, ils seront exclusivement loués à des personnes venant de l'étranger », a-t-il ajouté.

Pour la Britannique Caroline Portsmouth, professeur d'anglais, la nouvelle arrive quelques années trop tard, mais elle s'en réjouit tout de même. « Je n'aurais pas quitté la ville si ce projet avait été construit plus tôt », a-t-elle déclaré.

Personne sociable, Caroline s'était pourtant sentie seule durant son séjour de sept mois à l'Université du Sichuan en 2003-2004, car elle n'avait trouvé que peu de personnes sachant parler anglais dans la ville.

Elle avait terminé son contrat avec l'école de langues étrangères de l'Université cinq mois en avance et était retournée en Angleterre.

« Cette nouvelle communauté étrangère devrait apporter une solution à ce genre de problèmes. Largement financée par le gouvernement municipal, le prix des loyers ne sera pas trop élevé. Nous espérons que des conditions de logement aussi favorables et des installations d'aussi bonne qualité attireront plus d'investissments à Chengdu », a déclaré Wu Jun, responsable de l'information au Bureau de M. Zheng.

Mais la plupart des internautes qui ont posté leurs avis en ligne sur les principaux sites du pays se sont au contraire montrés extrêmement critiques à propos de ce projet.

« Je suis atterré d'apprendre une nouvelle pareille. Ce n'est ni plus ni moins que de la ségrégation. Pourquoi le gouvernement se montre-t-il moins intéressé par la construction de logements abordables pour les habitants locaux ? », a ainsi demandé un internaute du nom de « Pirate's Smile ».

Un autre internaute du nom de « The Fourth Brother » va plus loin encore : « Je ne peux m'empêcher de penser à l'époque où la Chine était faible et envahie par les puissances étrangères. C'est seulement à cette époque qu'ont existé des communautés où les Chinois ne pouvaient pas entrer ».

Zhang Chaofeng, consultant chez la société Xinhuaxin Consulting Company qui se situe à Beijing, pense que le promoteur ne s'attendait peut-être pas qu'il heurterait ainsi la sensibilité du peuple chinois.

Bob Bansby, un Londonien qui vit à Chengdu, n'est guère attiré par cette zone de résidence exclusive. « Pour moi, vivre avec des Chinois, c'est bien. Je ne déménagerai pas, même si les logements ont de meilleures installations ».

Bob Bansby a été le premier directeur général de l'hôtel Kempinsky de Chengdu quand celui-ci a ouvert ses portes en 2003. Après avoir travaillé dans l'hôtel pendant un an, il est parti pour Beijing, mais est finalement revenu revenu à Chengdu en 2007 et s'y est fixé.

Bob Bansby, qui a acheté un appartement et y vit avec sa femme chinoise et leurs deux enfants dit : « Puisque vous êtes là, dans ce pays, pourquoi vous isoleriez-vous intentionnellement des habitants locaux ? »

Chengdu comptait environ 20 000 personnes venant de plus de 130 pays ou régions à la fin de l'année dernière, essentiellement des cadres travaillant dans les branches du Sichuan de sociétés étrangères ou des professeurs dans les universités locales.

D'après le Comité administratif de la Chengdu National Hi-Tech Zone, il y avait fin 2009 863 sociétés étrangères qui avaient leurs bureaux dans la zone.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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