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Français>>Vie SocialeMise à jour 14.01.2010 10h59
Les menaces de départ de Google sont une « tactique destinée à faire pression » sur la Chine

Les menaces de Google de se retirer de Chine du fait, d'après ce qu'elle prétend, d'attaques informatiques cause des soucis à des millions d'internautes chinois, et les analystes décrivent cette initiative comme faisant partie de la stratégie de Google pour faire pression sur le gouvernement chinois.

Google, le plus important moteur de recherche au monde, a annoncé le 13 janvier dans un communiqué qu'il envisageait de quitter la Chine après avoir fait l'objet en décembre de fortes attaques informatiques qu'il croit être originaires de Chine.

Si jamais Google venait clôturer son service, ses utilisateurs en Chine, dont de nombreux étrangers, pourront-ils continuer à avoir accès à des services comme Gmail ou Google Map ? La question n'est pas encore tranchée.

David Drummond, directeur juridique de Google a déclaré dans un communiqué en ligne que la société avait détecté une attaque ciblée et hautement sophistiquée en provenance de Chine qui a eu pour résultat un vol de droits de propriété intellectuelle de Google.

« Ces attaques ... nous amènent à conclure qu'il nous faut reconsidérer la faisabilité de nos activités commerciales en Chine ».

Il a également déclaré que Google n'accepterait plus de continuer à censurer les résultats de recherche sur Google.cn, un site en langue chinoise lancé en 2006, et qu'il était en discussion avec le gouvernement chinois pour étudier la possibilité de mettre en service un moteur de recherche non censuré, tout en restant dans le cadre de la loi.

« Nous reconnaissons que cela pourrait bien vouloir dire qu'il nous faudra fermer Google.cn, et, potentiellement, nos bureaux en Chine », a-t-il ajouté.

Le communiqué de Google marque un revirement dans la stratégie de Google en Chine ces cinq dernières années, qui consistait à fournir des résultats censurés respectant la loi chinoise par le biais de son moteur de recherche local, en échange d'une présence sur le marché comptant la plus grande population d'internautes du monde.

Cette stratégie avait permis à Google de détenir, d'après la société de recherches chinoise Analysys International, environ 35% du marché chinois des moteurs de recherche au quatrième trimestre 2009.

Jiao Jian, employé de bureau qui utilise chaque jour à la fois Baidu et Google, dit que l'éventuelle fermeture du moteur de recherche Google n'aura que peu d'impact sur sa vie, de nombreuses autres sociétés fournissant des services similaires. « Mais il est difficile de trouver des alternatives aux autres services de Google, comme Google Map, Google Earth and Gmail », dit-il.

Il a également exprimé des soucis quant à la disponibilité et à la sécurité de son compte Gmail si Google venait à quitter le pays.

Google avait mis en service un outil de recherche en langue chinoise dès 2000, mais n'a pas eu de présence significative en Chine avant la constitution d'une équipe sur place en 2005, suivie du lancement de Google.cn l'année suivante.

Le possible retrait de Google de Chine a provoqué chez les 700 employés de la société en Chine la crainte de perdre leur emploi.

« Lors d'une assemblée générale mercredi, on nous a dit que Google pourrait quitter la Chine, et nous sommes tous très tristes », a déclaré un employé du bureau de Beijing.

Le communiqué de David Drummond dit aussi que Google essaierait de négocier avec le gouvernement chinois de meilleures conditions d'activité en Chine.

Pourtant, l'employé anonyme qui s'exprimait avec Xinhua dit que la plupart des employés de Google sont pessimistes quant au résultat des négociations.

« Si personne ne veut céder, aucun accord ne pourra être trouvé », dit-il.

Mais pour Guo Ke, professeur en communication de masse à l'Université des Etudes Internationales de Shanghai, il est quasiment impossible à Google de quitter la Chine, mais le gouvernement chinois ne mettra pas fin à la censure non plus.

« Si Google quitte la Chine, ça ne changera rien pour le gouvernement chinois. Mais s'il quitte le marché chinois, Google enregistrera de lourdes pertes économiques », dit-il.

« En fait, si Google s'en va, les seules vraies victimes seront les internautes chinois. Je pense que Google joue au chat et à la souris, et essaie d'utiliser les craintes ou la déception des internautes comme levier », dit le professeur Guo.

Un fonctionnaire du Bureau d'information du Conseil des Affaires d'Etat a déclaré que le Gouvernement cherchait à en savoir plus sur le communiqué de Google.

Pour ce fonctionnaire, cité par Xinhua, il est bien difficile de dire si Google quittera ou non la Chine.

Depuis que Lee Kifu avait quitté son poste de responsable pour les opérations en Chine de Google il y a six mois, des rumeurs étaient apparues, disant que la société était en train de repenser sa stratégie en Chine et peut-être même de déplacer ses serveurs hors du pays, après avoir été impliquée dans une série de mesures sévères prises par le gouvernement chinois l'année dernière.

De nombreux employés auraient quitté Google après la démission de M. Lee en septembre dernier et depuis octobre, il n'y a eu aucune nouvelle embauche, d'après un employé de Google.

Plusieurs dizaines d'internautes se sont rendus au siège de Google à Beijing hier après-midi, certains apportant même des fleurs en guise d'adieu.

La plupart d'entre eux étaient des étudiants d'université venus rendre hommage au géant des technologies de l'information, exprimant leur déception quant à son retrait de Chine.

Google est un des rares géants du net à avoir une présence significative en Chine. D'autres, tels Yahoo! Ou eBay Inc, ont abandonné le marché chinois après plusieurs années de mauvaises performances.

Des millions de Chinois sont fans et utilisateurs loyaux de Google et de ses services comme Gmail, Gtalk ou Picasa.

Si jamais Google quitte la Chine, tous ses utilisateurs devront préalablement déplacer leurs courriels et autres documents ainsi que leurs photos.

Selon les derniers chiffres officiels, la Chine comptait en juin de l'année dernière 338 millions d'internautes.

Le principal concurrent de Google, Baidu, détenait, au dernier trimestre de l'année dernière, 58% des parts de marché, selon Analysys International.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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