100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>Vie SocialeMise à jour 16.11.2009 08h19
Les personnes atteintes du virus HIV/SIDA doivent prévenir leurs partenaires de leur maladie

Une nouvelle mesure régionale visant à inciter les personnes séropositives d'informer leurs partenaires sexuels sur leur état de santé dans le délai d'un mois est largement considérée comme partant d'une bonne intention, mais reste cependant irréaliste.

Pour la première fois en Chine, les autorités sanitaires ont commencé à inciter les malades atteints du virus HIV/SIDA, dont le nombre a atteint 700 000 personnes selon les estimations officielles, à faire part de leur maladie.

Cette proposition, qui n'est à présent qu'un projet de loi, a été émise par le Département de la Santé du Gansu lundi, et elle prévoit qu'en attendant les résultats des tests du virus HIV de la clinique, le patient doit informer son ou ses partenaires sur sa condition de santé, ou il sera passible de poursuites judiciaires.

«La demande comportant un délai d'un mois n'est pas très « humaine » car les malades qui apprennent qu'ils sont atteints du virus HIV au tout début ont du mal à accepter la dure réalité, ce qui pose des difficultés d'en informer les autres sur leur condition de santé», a déclaré He Tiantian, qui dirige l'organisation Women's Network against AIDS - China, une association qui soutient les femmes atteintes du SIDA.

Elle est également séropositive.

Toutefois, selon elle, ce qui est positif dans cette nouvelle réglementation, c'est qu'elle stipule que les malades doivent faire part de leur séropositivité à leurs partenaires sexuels de leur propre chef.

Dans les centres de dépistage du SIDA volontaires en Chine, une personne peut passer un test de dépistage HIV gratuit à condition de présenter ses papiers d'identité.

«Certains patients donnent de faux papiers pour protéger leur vie privée», a déclaré le professeur Jing Jun de l'Université Tsinghua.

Parmi les 700 000 personnes atteintes du virus HIV / SIDA en Chine, seulement 270 000 peuvent être suivies, a-t-il dit.

Les enquêtes régionales dans le pays ont montré que seulement 1/3 des personnes qui ont été récemment diagnostiquées séropositives seraient d'accord de parler de leur maladie à leurs partenaires.

« Le règlement du Gansu part des bonnes intentions, mais il est irréaliste de le mettre en pratique », a-t-il noté.

Ceux qui pourraient le dire à leurs partenaires sont ceux qui ont été mariés depuis longtemps.
D'autres malades, en particulier des prostituées, évitent d'informer leurs partenaires sur leur état de santé, a-t-il dit.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La réévaluation du Renminbi pourrait peut-être empêcher le redressement de l'économie mondial
Liu Xiang passe facilement les qualifications pour la finale du 110 mètres haies
France : réchauffement timide de l'industrie, mais beaucoup de soucis encore
Les répercussions de l'affaire Jean Sarkozy
L'Occident n'est pas qualifié pour demander à l'Afrique de se méfier de la Chine
Le voyage du président Obama en Chine fait souffler un vent nouveau
La 'culture chinoise' aux yeux d'un étranger