En octobre, la pandémie de grippe H1N1 a causé la mort de sept personnes en Chine, alimentant les peurs, et faisant se demander au public à combien va se monter le nombre de morts dus à la maladie.
Une multitude de commentaires postés par les internautes a envahi le Net récemment, et en particulier suite au décès récent d'étudiants en bonne santé du fait de la grippe H1N1. Des parents ont même préféré garder les enfants à la maison par précaution.
En réponse, le Ministre de la santé Chen Zhu a essayé de calmer les esprits. "Il n'y a aucune raison de paniquer et la pandémie est toujours sous contrôle", a-t-il dit la semaine dernière.
Pourtant, la dernière enquête au niveau national en date montre que plus de 80% des personnes atteintes de grippe en Chine étaient positives au virus H1N1. En septembre, ce chiffre n'était que de 20%.
Les experts s'attendent à voir un grand nombre de cas surgir dans la plupart des régions de Chine, le pays étant entré dans une saison de pic de grippe en automne et en hiver.
Contenir le H1N1
Pendant ce temps, les efforts en vue de contenir le déclenchement et d'en limiter l'impact ont été intensifiés.
He Xiong, directeur général du Centre de contrôle et de prévention des maladies de Beijing, disait que le taux de mortalité est plutôt bas, considérant le nombre d'infections.
Fin septembre, la Chine a mis en route son programme de vaccination dans tout le pays. Les groupes prioritaires étaient les étudiants, les personnes âgées, les travailleurs médicaux et les personnes affectées à des postes publics importants, a-t-il expliqué.
Du fait que le virus se répand, plus de cas sévères et de décès sont inévitables, ce qui est tout à fait naturel, puisqu'un virus évolue, a-t-il expliqué.
"Pour l'heure, rien de ce qui est arrivé n'est anormal ou inattendu", a-t-il déclaré la semaine dernière.
L'opinion publique se montre pourtant sceptique.
"Manifestement, le virus se déchaîne, et nous avons tous un peu peur de la pandémie", a dit Liu Jie, une fonctionnaire de 29 ans travaillant à Beijing, qui a décidé de se faire vacciner contre la grippe H1N1.
Elle avait précédemment refusé de le faire de peur d'effets secondaires éventuels. "Mais quand ce jeune homme de Beijing est mort de la grippe, j'ai changé d'avis", a-t-elle dit. "Les risques dus au virus sont bien plus sévères que ceux dus au vaccin".
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