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Mise à jour 25.03.2009 11h24
La classe moyenne se prépare pour faire face à la crise

Avec une grande récompense vient le grand risque. Pour la classe moyenne chinoise qui a bénéficié d'une décennie de prospérité sans précédent, il est maintenant temps de payer le joueur de pipeau.

Pour Lin Qiang, qui est directeur commercial pour une marque de vêtements à Shenzhen, cela signifie de travailler les week-ends.

M.Lin passait d'habitude les week-ends à la maison à Foshan avec ses parents, sa femme, et son fils de 6 ans. Maintenant, il reste souvent à Shenzhen, un étant en avance sur la crise économique mondiale.

"Nous avons moins de commandes, et il y a toujours un risque de licenciement", a dit Lin. "Tout le monde travaille dur juste pour garder son emploi."

Pour Fan Xiaoqin, c'est renoncer à certains de ses passe-temps préférés.

Mlle.Fan, qui travaille pour Google à Chengdu, aimait faire les magasins pour acheter des vêtements ou sortir les week-ends. Maintenant, elle n'a plus l'humeur à ça.

"Je suis trop stressée. Notre société a réduit les coûts et a introduit plus fonds de performance pour rester à flot pendant cette période difficile", a déclaré Mlle.Fan.

"Après avoir travaillé dur, vous devriez être en mesure de vous détendre et de vous évader", a-t-elle ajouté, "mais je crains que cela ne soit pas possible pour le moment."

Et pour certains employés de bureau, comme Wang Xiao, cela signifie trouver un deuxième emploi.

M.Wang, qui travaille pour une société commerciale à Yongkang, dans la province du Zhejiang, vend maintenant des fleurs et des lanternes au marché nocturne pour pouvoir joindre les deux bouts.

"Au début, j'avais honte. Je cachais mon visage avec une casquette et masquais mon badge pour que les gens ne me reconnaissent pas", a avoué M.Wang.

"Maintenant, je ne suis plus gêné. J'appelle les gens à venir acheter mes produits. C'est ce que vous avez à faire si vous voulez réussir dans ce business", a-t-il dit. M.Wang dit qu'il gagne près de 150 $ par mois avec son deuxième travail.

D'autres "cols blancs" devenus vendeurs à Yongkang ont créé une association et ont lancé un site web, en donnant des comptes détaillés de leurs expériences de vente après le travail.

Pour de nombreuses familles de la classe moyenne, les difficultés ne sont pas seulement économiques. La crainte de perdre un emploi avec une bonne rémunération pourrait effectivement se traduire par le stress.

Un récent sondage sur Sina.com constate que 26% des salariés étaient "extrêmement inquiets" au sujet de leur emploi, et 35% ont affirmé qu'ils avaient juste des "craintes".

Dans une autre enquête de 2008, 70% des répondants ont affirmé que la crise financière a considérablement affecté leur état psychologique, et 10% ont déclaré qu'ils s'inquiètent à l'idée de perdre leur emploi.

"Ce n'est plus une question de pression au travail", a dit Lin Qiang. "Maintenant, c'est une question de survie."

La crise économique n'a pas conduit à une augmentation significative de la demande d'aide psychologique de la part des cols blancs selon Yu Xin, directeur de l'Institut de psychiatrie à l'Université de Beijing. Entre 20 et 30% des patients de M.Yu se plaignent de la pression du travail, a-t-il dit.

"Les patients qui sont employés de bureau souffrent principalement d'insomnie et de dépression liée au stress causée par la récession économique", a déclaré M.Yu. Il leur conseille de faire beaucoup d'exercices physiques, de parler avec les collègues, et de discuter de leurs préoccupations avec leurs employeurs.

Aussi, M.Yu dit à ses patients de ne pas s'en vouloir pour les problèmes provoqués par la crise économique.

Liu Hong, conseillère au service de consultation Jinghui Xinling, affirme qu'elle voit 30 patients ou plus par mois, et le nombre de patients stressés qui sont des "cols blancs" a augmenté selon elle de 10 à 30%.

Malgré les efforts du gouvernement visant à augmenter la consommation intérieure, la frugalité semble être de retour.

En juin dernier, un photographe de presse pékinois Wang Hao a lancé une campagne sur son blog.soufun.com, en encourageant les "cols blancs" à limiter leurs dépenses à 100 yuans ($ 14.60) par semaine. Près de 5 000 internautes ont réagi à cet appel.

"Au cours des périodes comme la Fête du Printemps ou la Saint-Valentin, les personnes de mon âge ont tendance à faire des folies. Ils dépensent la totalité de leur salaire pour ensuite acheter avec leur carte de crédit des vêtements de marque, des gadgets électroniques, et des billets de concert," a dit M.Wang.

Récemment, la campagne de M.Wang a pris son envol. Le nombre d'internautes qui ont réagi à cette campagne est passé de 10 000 à près de 200 000 au cours des trois derniers mois.

"Avec plus de pression au travail et la crise économique, de plus en plus de gens se rendent compte que ces dépenses extravagantes ne sont pas vraiment nécessaires", a dit M.Wang.

Un des signes principaux – le nombre de sites web proposant de louer une large gamme d'objets, de l'équipement de randonnée aux sacs à main de marque, pour un prix symbolique de 1% de leur prix d'achat.

La location pour les consommateurs conscients semble être un moyen d'avoir leur part de gâteau.

"Dépensez le moins et profitez en le plus", appelle un site de location.

"La location est une forme d'épargne», conseille un autre.

Cependant, pour la plupart des représentants de la classe moyenne c'est simplement "mei banfa" (没办法) : il n'y a pas d'autre solution pour faire face aux périodes économiques difficiles.

"C'est une crise qui se produit une fois par siècle. Je sais que cela ne va pas disparaître le lendemain", a déclaré Fan Xiaoqin à Chengdu.

"Nous devons juste y faire face".

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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