Recevoir les       newsletters       gratuites
Accueil Notre Site Edition de Week-end Archives Chinois Anglais Japonais Espagnol Russe Arabe
CHINE
ECONOMIE
INTERNATIONAL
SCI-EDU
CULTURE
SPORTS
VIE SOCIALE
TOURISME
HORIZON
PHOTOS
DOCUMENTS
Dossiers
-Culture chinoise     <nouveau>
-Patrimoine

-La Chine en chiffres
-Guide de Beijing

-Tibet

-Régions

-Institutions

-Opéra de Pékin

-Les fêtes chinoises

-Ethnies

-Aperçu

VOIX DE LECTEURS
LIENS

Agence de presse Xinhua (Chine nouvelle)


Radio Chine Internationale


Centre d'Information


Beijing Information


Ambassade de France en Chine

Français>>Vie Sociale
Mise à jour 03.12.2008 10h31
La fréquentation en toute liberté est quelque chose de vraiment merveilleuse
Madame Alessandra Lavagnino, troisième à gauche, étreint son ancien collègue chinois.

Madame Alessandra Lavagnino, professeur de la littérature chinoise à l'Université de Milan, était venue, dans les années 70 du siècle dernier, en Chine où elle a enseigné à l'Institut des langues étrangères de Shanghai. Puis, dans les années 90, elle a occupé le poste de chef du Service de Presse de l'Ambassade d'Italie en Chine. Elle a traduit en italien « Wen Xin Diao Long » (L'esprit littéraire et la gravure de dragons) et a fait paraître l'édition italienne ce cette grande œuvre littéraire chinoise de l'époque des dynasties du Sud et du Nord (420 à 589). Elle est actuellement une sinologue italienne de grand renom.

Les trente années de réforme et d'ouverture sur l'extérieur ont apporté à la société chinoise de grands et de remarquables changements. Et d'après ce que j'ai vécu personnellement, je ressens plus profondément que les autres le changement radical et fondamental survenu quant aux contacts et aux fréquentations entre les Chinois et les étrangers. C'est pourquoi je me rappelle souvent avec une grande émotion la vie que j'ai passé en chine il y a trois décennies, ce qui me permet de connaître et de comprendre encore mieux le développement et la grande transformation apportés à la Chine par la réforme et l'ouverture.

Ma première visite en Chine a débuté de février 1974 pour prendre fin en septembre de l'année suivante. J'ai profité de cette occasion pour donner des cours d'italien à l'Institut des langues étrangères de Shanghai (aujourd'hui, Université des langues étrangères de Shanghai). On comptait à cette époque-là tout au plus quelques dizaines d'étrangers qui séjournaient dans la ville. J'étais alors dépêchée en Chine par le Ministère italien des Affaires étrangères en tant qu'enseignante d'échange, car l'Institut en question venait d'ouvrir pour la première fois le cours d'italien afin de former les premiers étudiants qui pourront maîtriser notre langue. Cet institut ainsi que l'Institut des langues étrangères de Beijing (aujourd'hui, Université des langues étrangères de Beijing) sont jusqu'à aujourd'hui les deux principaux établissements d'enseignement de l'italien en Chine.

Au début de mon arrivée à l'école, j'ai constaté que la première page du manuel d'enseignement destiné aux élèves de la classe d'italien c'était une carte géographique de l'Albanie. Dans ce temps-là, excepté l'Albanie qui était considérée comme un « phare du socialisme », tous les autres pays de l'Europe et de l'Amérique étaient pour les Chinois des « pays ennemis ». Les matériaux d'enseignement étaient rédigés, élaborés et mis au point par l'Institut lui-même, alors que les manuels étaient polycopiés de façon rudimentaire. Etant donné que l'italien était une spécialité nouvellement ouverte et établie, c'est pourquoi dans la plupart des cas les cours étaient donnés d'après les matériaux d'enseignement qu'on venait d'élaborer et je n'ai jamais pu avoir un manuel d'enseignement complet.

L'objectif d'enseignement était alors très clair et très net : le renforcement et l'intensification de l'exercice oral, car le but était de former rapidement des traducteurs-interprètes nécessaires à la diplomatie, à la propagande extérieure et à l'édification économique socialiste qui en ont grand besoin. La langue était alors un outil pur et simple qu'on doit maîtriser et il n'était pas nécessaire de connaître la culture du pays en question.

En tant qu'enseignante de nationalité étrangère, il y avait toujours quelqu'un qui m'accompagnait dans mes activités personnelles, ce qui me gênait horriblement et souvent je ressentais que mon espace de liberté était restreint et limité. En dehors des classes, j'avais très peu d'occasion de contacter en toute liberté mes élèves. Une fois, j'avais invité les enseignants et les élèves de ma classe à venir me voir au Grand Hôtel de Shanghai où j'étais hébergée. Il a fallu pour cela demander la permission aux autorités supérieures, et ce n'était qu'après avoir eu l'autorisation que les invités étaient venus me voir collectivement et c'était la seule fois. Il était impossible pour les élèves de lire les journaux, les revues et les livres en langue italienne d'édition originelle, car les publications originales étaient considérées comme des « herbes vénéneuses ».

C'était seulement après la tenue en fin 1978 de la troisième session issue du 11ème Congrès du Parti communiste chinois et que Deng Xiaoping ait indiqué la voie de réforme et d'ouverture à suivre, que des changements remarquables et prodigieux ont commencé à se produire en Chine. Le « Glaive transparent », qui était toujours suspendu au-dessus et qui contrôlait à chaque instant la conduite de chacun, était brisé finalement, alors que le mur, qui empêchait qu'on se comprend et qu'on a confiance dans les autres, était enfin détruit. C'était alors un grand et profond changement survenu dans la vie politique du peuple chinois depuis l'application de la politique de réforme et d'ouverture. Toux ceux qui ont vécu l'époque, où trente ans auparavant l'environnement politique était suffocant, étouffant et asphyxiant, ressentent profondément le bienfait d'aujourd'hui où les étrangers peuvent contacter et fréquenter en toute liberté les Chinois. Le changement de ces relations de contact et de fréquentation revêt une grande importance pour l'approfondissement de la compréhension mutuelle et pour l'amélioration de la qualité de la vie des habitants, ce qui est beaucoup plus important que les slogans et les mots d'ordre écrits en grandes lettres qu'on trouvait partout dans les grandes et petites rues des villes chinoises de l'époque.

Je me rappelle très clairement de ma deuxième visite à Shanghai dans les années 80 du siècle dernier. Je pouvais alors m'installer sans autorisation chez un ami chinois. Début des années 90, je me suis rendu dans un établissement d'enseignement supérieur de la capitale chinoise pour y mener des recherches sur l'enseignement. Un de mes anciens élèves était venu me voir en conduisant une voiture de marque allemande qu'il venait d'acquérir. J'étais complètement sidérée et il m'expliquait qu'il se consacrait au commerce et, en utilisant le mot à la vogue alors, qu'il avait « xiahai » (en chinois « se jeter dans la mer », par application de la politique de réforme et d'ouverture, il est autorisé aux fonctionnaires et aux employés des organismes d'Etat de quitter leur poste pour aller travailler dans les entreprises privées ou pour se consacrer au commerce).

Ces dernières années, je faisait souvent le va-et-vient entre l'Italie et la Chine, ce qui me permet de rencontrer mes anciens élèves et collègues chinois, car une amitié et une confiance mutuelles nous lient étroitement. La plupart de mes anciens élèves se comportent de façon remarquable et ont obtenu de grands succès dans leur travail grâce à leur assiduité et à leur diligence. Ils vivent à l'aise et le niveau de leur vie s'améliore sans cesse. Ces changements étaient inconcevables et inimaginables trente années auparavant.

L'été dernier, j'ai employé spécialement le temps d'un week-end pour faire un voyage de Milan à Shanghai afin de pouvoir assister aux festivités qui ont eu lieu à l'occasion du 70ème anniversaire d'un de mes collègues chinois d'il y a trente ans. Mon ancien élève qui était chargé de l'organisation de la fête a caché intentionnellement à tout le monde mon arrivée et ma présence à la cérémonie. Mon apparition soudaine, en poussant le chariot transportant le gâteau d'anniversaire, suscita une explosion de joie et tous ressentirent une grande émotion : le passé de plus de trente ans nous lia et nous souda comme un ensemble. Nous évoquâmes les moments mémorables que nous avions vécu ensemble et surtout les difficultés que nous avions surmonté grâce aux efforts fournis en commun. Tout en jouissant pleinement de la joie des retrouvailles, tout le monde a eu le même sentiment : sans la réforme et l'ouverture, nos retrouvailles douces et joyeuses serait-elles possibles ? Et serait-il possible pour la population chinoise de vivre dans une telle tranquillité et dans un tel bonheur ?

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



Adresse email du destinataire


 « Ma vie a changé avec la Chine »
 Interview: la réussite de la Chine instaure une nouvelle voie différente de l'Occident
 Le port de Tianjin enregistre des avancées significatives depuis ces 30 dernières années (8)
 Le port de Tianjin enregistre des avancées significatives depuis ces 30 dernières années (7)
 Le port de Tianjin enregistre des avancées significatives depuis ces 30 dernières années (6)
 Le port de Tianjin enregistre des avancées significatives depuis ces 30 dernières années (5)
 Le port de Tianjin enregistre des avancées significatives depuis ces 30 dernières années (4)
 Le port de Tianjin enregistre des avancées significatives depuis ces 30 dernières années (3)
 Le port de Tianjin enregistre des avancées significatives depuis ces 30 dernières années (2)
 Le port de Tianjin enregistre des avancées significatives depuis ces 30 dernières années
Copyright © 2000-2005 Tous droits réservés.