Recevoir les       newsletters       gratuites
Accueil Notre Site Edition de Week-end Archives Chinois Anglais Japonais Espagnol Russe Arabe
CHINE
ECONOMIE
INTERNATIONAL
SCI-EDU
CULTURE
SPORTS
VIE SOCIALE
TOURISME
HORIZON
PHOTOS
DOCUMENTS
Dossiers
-Culture chinoise     <nouveau>
-Patrimoine

-La Chine en chiffres
-Guide de Beijing

-Tibet

-Régions

-Institutions

-Opéra de Pékin

-Les fêtes chinoises

-Ethnies

-Aperçu

VOIX DE LECTEURS
LIENS

Agence de presse Xinhua (Chine nouvelle)


Radio Chine Internationale


Centre d'Information


Beijing Information


Ambassade de France en Chine

Français>>Vie Sociale
Mise à jour 28.11.2008 11h15
Les travailleurs migrants adoptent de nouvelles solutions dans le contexte de la dépression économique

Zhou Xiong âgé de 20 ans est assis calmement à côté de ses bagages à la gare de Guangzhou, en attendant le train en direction de la ville de Mianyang, province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine.

Il a décidé de mettre fin aux quatre années de sa carrière professionnelle en tant que travailleur migrant et revenir à l'école de nouveau dans sa ville natale pour apprendre quelque chose de concret, comme la réparation de machines.

"Je veux simplement commencer une nouvelle étape dans ma vie - d'apprendre quelque chose de plus et fonder ma propre compagnie dans ma ville natale. Je pense que ma ville natale, qui a été touchée par le tremblement de terre en mai, pourrait me donner plus de possibilités, surtout qu'un travail de reconstruction massif y a été lancé", a-t-il dit.

Zhou a travaillé pour une usine de meubles pendant 4 ans comme artisan-peintre avec un salaire mensuel de 2000 yuans environ (293 dollars US). "Malgré la crise financière, l'usine a très bien fonctionné et je gagnais 1500 yuans par mois d'une manière stable. J'ai quitté cet emploi simplement parce que je voudrais réaliser mon propre rêve."

Wang Shanjian, 35 ans, s'apprête lui aussi à reprendre sa vie en milieu rural.

"Je suis performant en travail agricole et de nombreuses taxes agricoles et impôts ont été annulés. J'ai décidé de retourner à la terre de nouveau", a-t-il dit.

Wang et son épouse pourraient gagner ensemble 4000 yuans par mois, mais le coût de vie est trop élevé. "Je préfère vivre à la campagne, pour sa stabilité et son faible coût de vie".

Alors que de nombreux travailleurs migrants dans le delta de Zhujiang choisissent de rentrer chez eux pour des raisons personnelles ou en raison de la fermeture de certaines petites et moyennes entreprises suite à la crise financière mondiale, on ne peut pas encore parler d'un flux de travailleurs licenciés de cette province du sud de la Chine.

La situation de l'emploi des travailleurs migrants dans la province du Guangdong est restée stable mais la perspective semble peu optimiste, a déclaré mercredi Xiao Zhiheng, le vice-gouverneur du Guangdong.

Le Ministre des ressources humaines et de la Sécurité sociale Yin Weimin, a annoncé jeudi également que la crise financière mondiale pourrait conduire à plus de pertes d'emplois.

Le flux de voyageurs à la gare de Guangzhou, la principale gare ferroviaire dans le delta de Zhujiang, qui attire au moins 30 millions de travailleurs migrants, est un critère important.

Les dernières données statistiques de la gare montrent que le flux quotidien de voyageurs est resté entre 68000 et 70000, ce qui est légèrement plus élevé qu'à la même période l'an dernier.

Le Ministre Yin a également noté que, dans la province du Jiangxi à l'est de la Chine, l'un des principaux fournisseurs de main-d'œuvre migrante, il y avait 6,8 millions de résidents qui travaillent dans d'autres provinces. Un total de 300000 personnes, un peu moins de 5 %, sont jusqu'à présent rentrés chez eux. En attendant, Yin a averti que le nombre des migrants rentrant chez eux pourrait augmenter et la situation nécessite une observation par la suite.

Il attend une amélioration de la situation au cours du deuxième quart de l'année prochaine, quand les mesures gouvernementales visant à stimuler la demande intérieure commenceront à avoir de l'effet.

Il y a 120 millions de travailleurs migrants en Chine aujourd'hui. S'il y avait des pertes massives d'emplois, l'avenir pourrait être beaucoup plus troublé. Faisant face à la crise financière mondiale, le gouvernement essaye de protéger les intérêts des travailleurs migrants.

Dans un souci d'éviter des troubles sociaux, les villes de Guangdong, comme Dongguan, Foshan et Shenzhen, essaient de fournir de nombreuses formations professionnelles pour les travailleurs migrants. Le gouvernement municipal de Dongguan envisage de demander à toutes les entreprises de verser de l'argent dans un fonds de réserve du gouvernement pour garantir les salaires des employés des usines si elles ferment.

Dans les provinces centrales et orientales, comme le Henan, Hubei, Jiangxi et Anhui, les gouvernements locaux ont organisé des salons de l'emploi pour les travailleurs migrants rentrés. 60 entreprises ont fourni plus de 3600 emplois pour les travailleurs migrants en un seul salon de l'emploi qui s'est tenu dans la ville de Hanchuan, dans la province du Hubei.

De retour dans le delta du Zhujiang, beaucoup d'entreprises high-tech ou des grandes compagnies recrutent de nouveaux employés après la fermeture de quelques petites entreprises privées. Et d'autres entreprises ne licencient pas des travailleurs pendant la crise. Au lieu de cela, ils réduisent leur durée de travail pour réduire les coûts et gardent des travailleurs qualifiés dans des usines pour la reprise.

Pour Xie Chunlan âgée de 26 ans, qui vient juste d'être recrutée par l'usine de fabrication de lunettes Sun Hing à Dongguan, il reste beaucoup de choses à espérer.

"J'ai travaillé dans le delta de Zhujiang plusieurs années et me suis habituée à la vie urbaine. En ville, j'ai beaucoup d'amis et mon horizon s'est élargi," a dit Xie.

Elle a noté qu'elle pensait rarement à rentrer à la maison, un village dans la partie nord du Guangdong. "La vie là-bas est ennuyeuse. Les gens vont se coucher vers neuf heures. En plus, les villageois de mon âge travaillent tous à l'extérieur", a-t-elle dit à l'agence Xinhua.

En dépit de la crise financière mondiale, Xie ne pense pas que trouver un emploi en ville soit trop difficile. "Les membres de la famille et les villageois s'échangent toujours des informations sur les offres d'emploi, donc si je choisis de vivre en ville, trouver un emploi, ce n'est pas un problème."

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



Adresse email du destinataire


 La Chine a organisé une conférence pour honorer les travailleurs migrants d'origine rurale
 Créer des emplois pour les travailleurs migrants à l'ordre du jour pour le gouvernement
 Le premier bureau au service des travailleurs migrants de Dongguan
 Scolarisation gratuite pour les enfants des travailleurs migrants
 Le nombre de travailleurs migrants à Shanghai en 2007 a dépassé les 4 millions
 Les travailleurs migrants sous les feux des projecteurs
 La Fédération nationale des syndicats s'engage à défendre les droits des travailleurs migrants
 Le nombre de travailleurs migrants en Chine a atteint les 210 millions
 Le ministre des Affaires étrangères britannique donne des cours aux enfants des travailleurs migrants
 Les employeurs augmentent les salaires dans le DRP afin d'attirer les travailleurs migrants
Copyright © 2000-2005 Tous droits réservés.