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Mise à jour 28.10.2008 14h53
La crise? Non, pas encore, disent les expatriés en Chine

Comme la crise financière mondiale menace d'empoisonner la vie dans le monde entier, de nombreux expatriés en Chine trouvent qu'ils sont largement à l'abri de sa portée.

Et d'une manière générale, moins ils sont liés économiquement avec leur pays d'origine, plus ils sont en sécurité, dit l'économiste de renommée Liu Baocheng, le directeur du Center for International Business Ethics, un organisme non gouvernemental fondé par l'Université du commerce international et de l'économie à Beijing.

Liu estime que "la plupart de citoyens étrangers ont de bonnes raisons d'être confiants quant à leur vie en Chine", mais qu'il y a souvent des différences entre les "expatriés au sens général du terme" - ceux qui ont été envoyés par des entreprises multinationales - et "expatriés locaux" - ceux qui travaillent pour les employeurs chinois.

«S'ils travaillent pour une société ou un organisme chinois et leur salaire est en RMB, ils sont dans une meilleure situation", explique-t-il.

"Une autre catégorie - ceux qui sont payés par leur pays d'origine et envoyés comme expatriés, ils peuvent ressentir un léger impact négatif."

Pourtant, les difficultés ressenties par les expatriés qui travaillent pour les organismes de leur pays d'origine sont généralement moins grandes par rapport à ceux qui travaillaient pour les mêmes entreprises dans le pays d'origine. "Pour de nombreuses entreprises américaines, leurs opérations en Chine ont plus de succès que celles de leur siège social», dit-il.

Il cite Lehman Brothers à titre d'exemple. Les projets chinois de la société ont continué à avancer comme un moteur de recettes pendant la fameuse crise, ce qui a été de bonne augure pour les expatriés ici.

Nigel Clark, le président de la Chambre de Commerce britannique en Chine, dit que l'impact de la crise sur ses compatriotes est variable, mais "tout compte fait, l'effet est susceptible d'être moins important pour ceux qui vivent ici".

«La plupart des expatriés résidant en Chine jouissent du travail dans une économie dynamique», déclare Clark, "mais les effets peuvent varier selon les personnes et les familles, en fonction de leur groupe d'âge et par rapport à leur façon de prendre les dispositions financières concernant leur passé et leur futur, et en particulier la retraite" .

En outre, alors que plusieurs monnaies étrangères ont connu une dévaluation, le RMB a pris de la valeur.

Cela est d'un grand secours pour l'Australien Daniel Sanderson, qui a vécu en Chine pendant cinq ans et travaille pour l'ambassade de son pays à Beijing.

«La seule façon dont elle (la crise) aura un effet sur moi, c'est si le dollar australien se déprécie. Je suis payé en RMB, donc je me fais plus d'argent», dit-il.

Par ailleurs, l'index de prix de consommation en Chine (IPC) reste stable et généralement bas, tandis que les salaires d'expatriés restent relativement élevés, déclare Liu.

"Les expatriés gagnent en moyenne trois à cinq fois plus que leurs collègues chinois et jouissent des mêmes prix bas sur les produits de première nécessité et les services», dit-il.

Voici comment l'exprime l'Américain Jarrod Wolf : "Une centaine de kuai (Renminbi) fait long feu ici."

Toutefois, cet étudiant de 20 ans dit qu'il met les espèces de coté, car il ne sait pas ce qui va se passer après, lorsqu'il rentrera à la maison dans trois mois.

«Ce n'est pas que mon pouvoir d'achat ait diminué, mais je fais plus (attention) à la façon dont je dépense mon argent», dit-il.

"Je voudrais sortir et faire beaucoup plus de choses à Beijing, mais je ne sais pas combien de temps ou de quelle ampleur sera la récession de retour chez moi."

Certains citoyens étrangers qui comptent rentrer chez eux pensent même que l'effondrement économique pourrait augmenter leurs chances dans les systèmes économiques de leurs pays d'origine.

"Une bonne chose, c'est que les prix de l'immobilier sont en baisse en Australie et si j'y étais resté, je me serais retrouvé avec quelque chose que je ne pouvais pas me permettre», dit Sanderson. "Mais cela ne s'était pas produit."

A la place, la baisse des prix voudra dire qu'il sera mieux placé pour acheter une maison quand il rentrera chez lui l'année prochaine.

En termes démographiques, Liu dit que les autres expatriés, tout comme Sanderson, ont souvent peu ou pas d'investissements, dettes ou biens dans leur pays d'origine.

Alors que le conseiller économique américain Paul Cokeley possède des placements dans les fonds communs aux Etats-Unis, il dit qu'il se sent "séparé de ces questions, une fois de retour chez lui", en ajoutant: "Ils ne touchent pas à l'argent dont j'ai besoin pour survivre maintenant."

Cokeley dit qu'il n'a pas vérifié la situation de ses fonds depuis juillet. "Je sais que la situation n'est pas au mieux, mais je n'y peux pas faire grand chose», dit-il.

"J'espère seulement que les choses iront mieux avant mon retour aux Etats-Unis. Je pourrais peut-être utiliser cet argent comme un acompte pour une maison."

L'Américain Jim Spear, co-propriétaire de China Bound Ltd, dit que son entreprise ressent encore le poids de la récession économique mondiale. Toutefois, la société basée dans la région Mutianyu, dans la banlieue de Beijing se prépare pour ce qui pourrait venir.

«Je travaille dans le secteur de l'hôtellerie et du tourisme où les dépenses sont discrétionnaires», dit-il. "Nous sommes donc préoccupés par le fait que le ralentissement économique mondial pourrait avoir des répercussions sur nos activités à l'étranger, alors que la situation pourrait s'arranger et les personnes pourraient à nouveau avoir confiance.

«Mais nous espérons qu'en attendant nos clients chinois trouveront les destinations comme la nôtre encore plus attrayantes lorsque qu'ils pensent comment s'éloigner de tout cela. Alors, le monde va continuer à fonctionner sans avoir de doutes."

Spear dit que l'hébergement et les voyages d'affaires de China Bound sont "en plein essor", mais il s'attend à moins de réservations pour les réunions d'affaires l'année prochaine.

"Lorsque les temps sont durs et ils ont besoin de contrôler un leurs budgets, ils auront toujours des réunions, mais ils sont plus susceptibles de les mener plus près de chez eux», dit-il.

Néanmoins, il reste optimiste.

"Le monde a connu pire avant", dit-il, " et je suis convaincu que nous pouvons surmonter cela à nouveau."

Liu dit que la façon dont les expatriés en Chine réagissent à la crise financière devrait aller au-delà du fiscal, voire jusqu'au psychologique.

"Il faut vivre intelligemment et être informé de l'évolution des deux côtés du marché", conseille-t-il.

"Il ne faut pas être excessif et voir toujours la bouteille à moitié pleine, parce que la qualité de vie, c'est subjectif."

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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