Shanghai enregistrera un taux de croissance positive de sa population cette année pour la première fois depuis 1993.
Des officiels des autorités de planning familial de Shanghai ont dit que pour la première fois, le taux de natalité sera plus élevé que le taux de mortalité, depuis que la ville est devenue en 1993 la première ville chinoise à enregistrer un taux de croissance négative de sa population.
La population permanente de Shanghai, comprenant des résidents locaux ayant leurs registres d'état civil de cette localité et d'autres habitant dans cette ville pendant plus de six mois, s'est élevée à 18,58 millions d'habitants à la fin de l'année dernière, environ 400 000 de plus qu'en 2006, selon des chiffres fournis par la Commission de la Population et du Planning familial de Shanghai.
La ville a enregistré 166 600 nouveau-nés en 2007 : 100 800, nés chez des résidents locaux, (soit un taux de natalité de 0,9%) et les 65 800 autres chez des résidents habitant pendant plus de six mois dans cette ville.
Le taux de croissance naturelle de la population permanente dans cette ville était de 0,3% l'année dernière, contre 0,158 % en 2006.
« Nous avons espéré que la ville mettrait fin à son taux de croissance négative en 2010, mais l'actuel baby-boom a marqué la fin de son taux de croissance négative », a dit Sun Changmin, directeur adjoint de la Commission de la Population et du Planning familial.
Le baby-boom, qui avait commencé en 2006 et pourrait durer jusqu'à la fin de 2015, a entraîné l'augmentation des besoins de maternités et de services prénatals, ainsi que des problèmes de la future éducation. Les hôpitaux de maternité de la localité ont du restreindre des consultations externes et réduire le séjour des femmes après leur accouchement.
La Commission de l'Education de Shanghai a dit que la ville manquerait de 500 jardinières d'enfants dans les trois ou quatre prochaines années.
Avec la naissance de ces nouveau-nés, la ville fait face à un déséquilibre du ratio des sexes parmi les nouveau-nés. Le rapport entre les deux sexes parmi les nouveau-nés chez des résidents permanents était de 115 garçons pour 100 filles, tandis que le rapport acceptable était de 103, voire 107 garçons pour 100 filles.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne