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Français>>TourismeMise à jour 31.05.2012 08h42
Le président français et le tourisme chinois
L'ancien président français Jacques Chirac visite le musée de l'histoire du Shaanxi en 2006

Il ne semble pas y avoir de raison de mettre ensemble « le président français » et « le tourisme chinois », deux thermes apparemment sans aucun lien entre eux. En effet, tout au long de l'histoire du développement du tourisme chinois, extrêmement rares ont été les chefs d'Etat étrangers qui ont pu avoir quelques liens avec la lointaine Chine et son tourisme. Nous pouvons citer comme exemple l'ancien président américain Richard Nixon qui, venu en Chine en 1972, avait suscité pendant un temps une grande passion pour la Grande Muraille. Quand aux présidents français successifs, leurs liens avec le tourisme chinois n'étaient pas des cas isolés.

Aujourd'hui, l'armée de soldats en terre cuite de Xi'an, mondialement connue, attire chaque jour un grand nombre de touristes chinois et étrangers. Si ce simple site archéologique est devenu un grand label touristique pour la ville de Xi'an, voire pour toute la Chine, et jouit d'une grande réputation et d'un attrait formidable en Chine comme à l'étranger, le mérite en revient à un président français, Monsieur Jacques Chirac, qui l'a qualifiée de « huitième merveille du monde ».

Bien entendu, la contribution au développement du tourisme chinois de M. Chirac, grand passionné de la culture chinoise et expert archéologique, ne se limite pas à ce site de statues en terre cuite. On peut citer bien d'autres exemples, comme les sculptures rupestres de Dazu, à Chongqing, les sites de Erlitou et de Sanxingdui dans la province du Henan qui doivent aussi leur réputation aux éloges de Chirac. Il faut peut-être surtout mentionner cette photo de Chirac surpris par un journaliste français : il lisait, au cours d'une réunion de l'Union européenne, un livre sur l'archéologie chinoise, car il devait trouver celle-ci plus intéressante que la réunion elle-même.

En comparaison avec les éloges faits sur les nouilles de Beijing par le vice-président américain Joe Biden (en Chine en août 2011) et du premier ministre canadien Stephen Harper (venu à Beijing en février dernier), il est certain que les présidents français ont contribué davantage à la promotion du tourisme en Chine, tant en ampleur qu'en profondeur. Monsieur Chirac a par ailleurs un autre vœu à exaucer : écrire un scénario de film sur la vie du poète chinois Li Bai. Si cela se réalise, ce sera sans doute une autre contribution d'un président français à l'essor du tourisme chinois.

D'autre part, depuis que la France a obtenu le statut de pays de destination des touristes chinois, approuvé par le gouvernement chinois, elle figure très souvent en tête de liste des pays préférés des touristes chinois. Il est donc juste d'affirmer que la France exerce une influence positive sur le voyage des Chinois à l'étranger.

Sous le mandat de Nicolas Sarkozy, un trait très marquant a été la très forte augmentation des touristes chinois en France. Selon les enquêtes de Global Refund, la France est le premier choix parmi les pays européens des touristes étrangers pour leurs achats. Un tiers des achats des touristes chinois est réalisé en France. Ceux-ci ont dépensé, en France en 2010, 650 millions d'euros (6,13 milliards de yuans) pour des marchandises détaxées, obtenant ainsi trois ans de suite le titre de rois des achats.

Un des avantages de la défaite de Sarkozy aux élections présidentielles pour le tourisme chinois, c'est que les touristes chinois n'ont pas à payer plus pour leurs visas d'entrée en Europe. Car Sarkozy avait annoncé au cours de sa campagne que s'il était réélu, la France se retirerait de l'accord de Schengen. S'il en avait été ainsi, le voyage en Europe d'un touriste chinois aurait coûté 1 000 yuans de plus avec une semaine de plus d'attente.

Instruit par ce qui s'est passé, nous pouvons dire que l'élection de François Hollande exercera une bonne influence sur le tourisme chinois. Bonne chance pour la Chine ! Et bonne chance pour la France !

(Traduction d'un article rédigé en chinois par Wang Jianmin, maître de recherche invité du Centre du tourisme de l'Académie des Sciences sociales de Chine)

L'ancien président français Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy admirent le 28 avril 2010 les statues de guerriers et chevaux en terre cuite du tombeau du premier Empereur Shi Huangdi de la dynastie Qin (259 – 210 av. J.-C.) à Xi'an, capitale de la province du Shaanxi (ouest de la Chine).

Source: China.org.cn

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