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Français>>TourismeMise à jour 06.03.2012 10h34
Il y a du printemps dans l'air pour les pilotes qui ont perdu leur emploi chez Spanair…

Un mois après que la compagnie aérienne Spanair SA ait volontairement déposé son bilan, Shen Wei, Directeur général adjoint de Spring Airlines, a sauté dans un avion pour l'Espagne la semaine dernière, dans l'espoir de recruter des pilotes expérimentés qui ont perdu leur emploi.

Après avoir fait passer de nombreux entretiens, il fait des offres à 30 pilotes étrangers à la fois. Il pense que certains pourraient même commencer à travailler pour lui dès le second semestre de cette année.

« Notre entreprise va ajouter sept à huit nouveaux avions à sa flotte l'année prochaine, mais nos propres pilotes ne pourront pas devenir commandants de bord avant 2015 », a-t-il dit. « Les pilotes étrangers sont un bon complément ».

Spring Airlines, compagnie aérienne basée à Shanghai, et qui possède une flotte de 30 avions, compte déjà 32 commandants de bord étrangers parmi ses 300 pilotes.

Alors que les transporteurs aériens américains et européens luttent contre des conditions économiques moroses, quand ils ne sont pas contraints à des réductions d'effectifs ou au dépôt de bilan, il devient plus facile pour les compagnies aériennes chinoises de trouver des pilotes étrangers.

Alors que Shen Wei était en Espagne, neuf autres compagnies aériennes chinoises ont elles recruté des pilotes aux États-Unis. Entre le 20 et le 28 février, deux salons de l'emploi ont eu lieu à Miami et un troisième à Las Vegas, organisé par Wasinc International, une société de recrutement de pilotes, et la Pan Am International Flight Academy.

Ces salons ont attiré quelque 850 pilotes des américains, mexicains, européens et sud-américains. Plus de 80 d'entre eux ont reçu des offres provisoires de la part de transporteurs chinois, a dit Robin Li, directeur général de la branche internationale de Wasinc en Chine.

« La plupart des pilotes qui sont venus dans ces salons de l'emploi ne sont pas au chômage. Certains sont venus parce qu'ils sont attirés par la culture chinoise, mais la plupart sont venus parce qu'ils sont inquiets pour leur emploi actuel », a-t-il dit.

« Beaucoup de pilotes ont perdu leur emploi lors d'une réduction des effectifs et ont ensuite décroché un deuxième emploi, seulement pour se rendre compte alors que le deuxième employeur allait bientôt faire faillite. Ils veulent un emploi stable, et la Chine, avec une économie en plein essor, peut justement fournir de tels emplois », a-t-il dit.

L'Administration de l'Aviation Civile de Chine prévoit que le nombre de pilotes passera de 24 000 à 40 000 en Chine dans la période de cinq ans se terminant en 2015, la flotte de l'aviation civile chinoise se développant de 11 % par an.

Rien que China Southern Airlines seule, qui possède la plus grande flotte d'avions de toute la Chine, souhaite ainsi embaucher 725 pilotes cette année, dont 100 à l'étranger. Elle emploie aujourd'hui 4 400 pilotes.

Mais si la demande en pilotes est forte, les médias indiquent qu'il n'y a que 2 000 personnes qui sortent diplômées des établissements et des programmes de formation de pilotes de toute sorte.

Les compagnies aériennes chinoises recherchent des pilotes étrangers pour combler un manque depuis le début des années 2000. Quelque 1 700 pilotes étrangers travaillaient ainsi en Chine à la date de novembre dernier, soit plus de 6 % de tous les pilotes brevetés, selon la CAAC.

Dans certaines compagnies aériennes, le pourcentage des commandants de bord étrangers a atteint 20 % de la totalité des pilotes, a dit M. Shen.

Il a cependant ajouté que l'embauche de pilotes étrangers était seulement « une solution transitoire » et que les compagnies aériennes doivent former davantage de pilotes en Chine.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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