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Le chef-lieu du district de Litang se trouve dans le département autonome tibétain de Garze, dans le Sichuan, à environ 4 000 m d'altitude. Il compte parmi les rares municipalités situées à une altitude aussi élevée. En tibétain, Litang signifie «prairie aussi plate qu'un miroir en cuivre». En raison de sa situation géographique, Litang est aussi connue sous le nom de «Cité du ciel».
J'admirais l'arc-en-ciel qui venait d'apparaître dans le ciel bleu tôt ce matin-là après la tempête de la veille, lorsque je vis Litang surgir, petite ville bien ordonnée avec des rues propres et larges où il est commun d'être salué d'un sourire par l'un des lamas résidant ici.
Non loin de Litang, s'étend une prairie infinie ponctuée de fleurs et scindée par une rivière zigzagant à l'horizon et circulant autour de la ville comme une hada (longue écharpe de soie blanche offerte en gage de respect chez les Tibétains et les Mongoles). Au Sud-Ouest, se trouve le premier pic au sud de Khampa, montagne sacrée de 6 224 m d'altitude dressant son sommet dans les nuages, tel un géant.
Face à la beauté de ce spectacle, je me demandais alors si je rêvais lorsque je vis une ville de yourtes installées sur la prairie Maoyaba à l'occasion des courses de chevaux. Les tentes blanches rangées de manière régulière ressemblaient aux camps de soldats des temps anciens. J'arrivais dans l'après-midi. De la fumée blanche s'échappait des cheminées et l'air était emprunt du doux parfum du thé au beurre.
Lorsque Dawa Jangco nous dépassa, monté sur son robuste cheval brun, mes amis ne purent s'empêcher de pousser des cris d'admiration. Le jeune homme tibétain nous gratifia d'un sourire, tira les rênes vers le haut et entama la conversation.
Il était venu pour la course de chevaux et nous fournit une courte introduction sur Litang. La petite ville n'a pas seulement la montagne du Génie sacré comme attraction naturelle, mais aussi la vaste prairie Maoyao, de nombreux lacs alpins, la montagne Zhaga avec ses pics et ses grottes étranges, les sources du Mont Maohe, la Lamaserie Changqingchunker, mondialement célèbre et qui abrite le plus grand monastère de la secte jaune du bouddhisme tibétain, le Monastère de la vallée froide, lieu de naissance de la secte blanche,... Il ajouta alors que « L'animation exceptionnelle de la course de chevaux, l'unique ville de yourtes, les coutumes ethniques, le parc de la Pagode blanche, représentent également la fierté de Litang et de la région Khampa».
La veille de la course de chevaux, nous nous rendîmes de bonne heure dans l'arène pour voir la répétition de la cérémonie d'ouverture du festival. Rien n'avait encore commencé, et les jeunes acteurs et actrices étaient tous excités. D'agiles et braves Tibétains galopaient entre la foule sur leurs grands chevaux vigoureux, sifflant les belles jeunes filles qui souriaient alors timidement. Tout cela expliquait pourquoi les Tibétains nous disaient : «Pour les jeunes, ce festival est le meilleur moment pour faire des rencontres et commencer une histoire d'amour».
La prairie est un habitat idéal pour les chevaux et représente le berceau de l'hippisme. D'après Dawa Jangco, le festival des courses de chevaux a deux origines. Selon une première version, la tradition remonterait à plusieurs siècles, époque à laquelle une course de chevaux de 10 jours était organisée chaque année à la lamaserie Changqingchunker pour célébrer les dieux des montagnes ainsi que les récoltes. Une deuxième version stipule que le roi Gesar, héros des habitants de Litang, aurait gagné le trône grâce à une course de chevaux. Chaque année, les locaux organisent le festival en son honneur. Ce n'est pas avant 1960 que le festival et le Jour de l'armée ont commencé à être célébrés ensemble sous le nom «Course du chevaux du 1er août». Depuis, l'événement a continué à prendre de l'ampleur pour prendre sa forme actuelle : un festival de courses de chevaux international.
Le jour dit, juste après le lever du soleil, nous nous rendîmes sur la prairie Maoyaba déjà très animée. Des costumes valant 100 000 yuans, de magnifiques couteaux tibétains et autres articles locaux s'échangeaient comme autrefois, en «négociant dans la manche». Les motos décorées pour l'occasion et le camp de tentes qui s'étendait sur plusieurs miles offraient un paysage très animé, combinant les cultures anciennes et modernes. Le festival est devenu davantage un échange culturel qu'une course de chevaux.
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Source: CRI