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Français>>Sci-EduMise à jour 13.06.2012 09h07
La fonction publique reste emploi de rêve

Ces dernières semaines, Guo Feifei est sur des charbons ardents. Cette diplômée en langues étrangères de l'université travaille dans la Province du Henan en tant qu'assistant dans une société de médias depuis près de trois ans. Le mois dernier, elle a passé l'examen de la fonction publique nationale dont les résultats seront bientôt révélés.

« Travailler pour le Gouvernement m’apportera de nombreux avantages, y compris un statut social plus élevé et des heures de travail fixes », dit-elle. « Plus important encore, il peut y avoir des avantages spéciaux qui peuvent vous faire économiser beaucoup d'argent ».

Melle Guo est l'une des innombrables diplômées d’université en Chine qui veulent travailler pour le Gouvernement ou des institutions affiliées. La plupart des titulaires de ces emplois se disent d’ailleurs satisfaits, selon un rapport publié lundi.

Environ 60 % des diplômés d’université en 2011, qui travaillent pour le Gouvernement ou des instituts scientifiques ont déclaré être satisfaits de leur travail, le taux de satisfaction le plus élevé de tous les types d'emplois, selon le rapport 2012 sur l'emploi des diplômés des universités chinoises.

Le rapport s’est basé sur une enquête massive conduite par Mycos, une entreprise chinoise de consultation et d'évaluation de données en matière éducative, qui a recueilli 256 000 questionnaires venant de 2 093 établissements d’éducation supérieure en Chine.

Les répondants appartenaient à deux groupes : des personnes ayant obtenu leur diplôme d'études supérieures en 2011 ou en 2008. Celles qui ont travaillé pour le Gouvernement pendant plus de trois ans étaient de 10 % moins satisfaites que les diplômés de 2011, mais cependant toujours classées comme les plus satisfaites de la classe 2008.

Toutefois, le rapport montre également que près d'un quart des diplômés qui ont un poste dans le Gouvernement ou les institutions affiliées en 2011 ont une situation d’« emploi médiocre », qui est définie par deux facteurs : leur emploi est sans rapport avec leur spécialité, et ils sont parmi les 25 % des diplômés les moins bien rémunérés dans leur lieu de résidence.

« Même sans pouvoir utiliser les compétences qu'ils ont acquises à l'université et être dans l’incapacité d'obtenir le salaire élevé qu'ils devraient avoir, les diplômés universitaires chinois font toujours preuve d’un extraordinaire enthousiasme pour travailler pour le Gouvernement. C'est inquiétant », a déclaré Wang Boqing, Président de Mycos.

Même quand ils sont conscients de ces problèmes, la plupart des diplômés restent dans les secteurs du Gouvernement.

« Aux Etats-Unis, les personnes les plus talentueuses travaillent dans les industries de base. Mais en Chine, beaucoup sont choisis par le biais de l'examen de la fonction publique et ne peuvent pas exploiter ce qu'ils ont appris ou aiment vraiment. Un grand gaspillage », a dit M. Wang.

Chen Guang, Vice-secrétaire général de l'Association Nationale de l'Education Professionnelle de Chine, dit que de nombreux jeunes diplômés choisissent leur carrière en se focalisant trop sur la richesse matérielle. « Ce rapport déclenche la sonnette d'alarme, et nous devons reconsidérer les finalités de l'éducation », a-t-il dit.

Néanmoins, le rapport montre également que plusieurs spécialités sont populaires et n’offrent pourtant que peu de débouchés. L’animation, le droit et la biotechnologie ont ainsi été répertoriés comme les trois principales spécialités avec un taux de chômage élevé, des faibles revenus et une médiocre satisfaction au travail, alors que le génie géologique, maritime et côtier est fortement recommandé car offrant de bonnes perspectives de carrière.

En termes de perspectives d'emploi, les établissements de formation professionnelle ont de bons résultats, avec l'an dernier un taux d'emploi de leurs diplômés en hausse de 2 % par rapport à 2010. L’étude de la langue coréenne et le design artistique ont été les deux spécialités ayant le taux de chômage le plus élevé dans les établissements professionnels.

L’Institut Professionnel de Tianjin participe à l'enquête depuis 2009. Dong Gang, Président de l'Institut a déclaré que lors des trois dernières années, le rapport annuel a été de bon conseil pour l'école.

« Je me souviens encore du premier rapport en 2009, qui avait montré que nos élèves manquaient de compétences de communication sociale et que l'interaction en classe était également mal dirigée », a-t-il dit. « C’est ce que j’avais constaté lors de la cérémonie de remise des diplômes - la plupart des étudiants étaient timides et avaient même besoin de notes pour s’adresser à moi ».

Par la suite, a-t-il dit, l'institut a ouvert des cours axés sur la communication et a encouragé l'interaction en classe. « C'est très utile ».

Photo - Un diplômé d'université cherche un emploi dans un salon de l'emploi à l’Université de Médecine Traditionnelle Chinoise du Shanxi à Taiyuan, Province du Shanxi, en mars. Yan Yan / Xinhua

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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