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Français>>Sci-EduMise à jour 07.05.2012 16h13
Chine : une ineptie dont il est nécessaire de se débarasser dans l'obention de « diplômes supérieurs fallacieux »

Des « chefs au niveau du département » de la Province du Shandong font leurs études à l'Université Qinghua pour l'obtention du doctorat par la thèse, une centaine de cadres en fonction, qui font leur stage à l'Université des Sciences et Technologies de Wuhan, sont suspects d'employer la tromperie et la mystification pour pouvoir obtenir la maîtrise …… L'enseignement supérieur à demi temps qui a été reconnu et accepté par les divers milieux de la société chinoise vient ces derniers temps de provoquer une crise de confiance quant au degré d'étude de l'enseignement supérieur dans le pays. Comment faire pour assurer l'équité et l'impartialité dans l'enseignement supérieur ? Quelles dispositions doit-on prendre pour pouvoir stopper et punir les pratiques illicites et malhonnêtes du « grand bond en avant du diplôme » ?

Le bond en avant du degré d'instruction, aliénation d'étude du fait de tout acabit de degré d'éducation.

Dernièrement, une nouvelle a fait l'actualité : Xu Jingyan, chef du Département des Ressources territoriales de la Province du Shandong, qui « faisait ses études de doctorat à l'Institut des Sciences du droit de l'Université Qinghua n'a en fait jamais fait son apparition dans la classe », ce qui a provoqué le doute et la contestation du public qui a posé la question suivante : Est-il permis à l'école d'ouvrir et d'établir un « passage vert » d'obtention de diplôme à l'intention de certain(e)s étudiants/personnalités à qualité exceptionnelle ?

Lors d'une interview accordée à des journalistes, un responsable du Centre d'information de l'Université en question a donné l'explication suivante : Xu Jingyan était un cadre en fonction et un « docteur de thèse » qui faisait ses études et non pas un aspirant au doctorat qui étudiait à plein temps. D'après lui, le « Docteur de thèse » est en fait à l'étranger un moyen utilisé fréquemment en vue de former le docteur, tandis que pour l'Université Qinghua, elle applique toute une série de règles quant au contrôle du « docteur de thèse » qui ne peut obtenir son diplôme de fin d'études qu'en cas où il aurait parvenu à toutes les exigences voulues.

« Toutefois en ce qui concerne le cas de Xu Jingyan, ce qui nous intéresse ce n'est pas s'il est vraiment un ‘docteur de thèse', mais si ce dernier est plutôt un « docteur orateur » ? En cas où l'école rabaisse le seuil d'entrée à l'intention de certaines personnes à qualité exceptionnelle, cela pourrait-il porter atteinte à l'équité et à l'impartialité dans l'enseignement et dans l'instruction », s'est demandé Cao Yanyan, une chercheuse doctorante qui étudie à plein temps dans une école supérieure de la ville de Wuhan.

Dans certaines régions et dans certaines villes du pays, des cadres et même des commerçants profitent de leurs heures creuses pour « faire recharger leur batterie » et parmi eux, certains se comportent de façon aveugle et n'ont pour seul but que d'obtenir un « diplôme » favorable à l'avance dans leur carrière. La Pékinoise Liu Qian a fait savoir que son époux travaille dans un organisme d'Etat et que parmi ses collègues, plus de la moitié ont obtenu le diplôme du doctorat et que certains mêmes prétendent être des « docteurs en service »

Dans cette situation confuse de désordre et de vantardise de « bond en avant du degré d'instruction », le tout acabit de degré d'éducation a fait son apparition du fait de l'aliénation d'étude. Certaines personnalités du milieu ont fait le bilan de la situation en insistant qu'elle est basée sur les types de modèles suivants.

Le « type des cinq ‘pas la peine' » : Tout d'abord c'est « pas la peine de passer par l'examen unifié d'Etat », puis c'est « pas la peine de suivre la classe », ensuite c'est « pas la peine de faire le devoir » et d' « écrire la thèse » et enfin « pas la peine de payer soi-même les frais d'études » et tout cela consiste en un degré d'études accomplies. La politique de l'examen indépendant de l'aspirant chercheur établie particulièrement à l'intention de l'élite technologique des entreprises publiques est devenue maintenant une voie permettant aux fonctionnaires d'Etat et aux administrateurs d'entreprises d'obtenir le diplôme d'instruction supérieur, alors qu'en réalité ils ne vont jamais en classe et que leur devoir est accompli et leur thèse écrite par d'autres chargés tout particulièrement de ce travail. D'autre part, pour ce qui est de leurs frais d'études, il leur est permis de se faire rembourser par leur entreprise ou bien par l'Etat.

Le « type de la formation rapide » : Par exemple, certaines provinces et certaines écoles supérieures de renom ont mis en place le « projet de coopération province -- école ». Un enseignant d'une école supérieure de Beijing a déclaré qu'une certaine province a alloué à son école une somme destinée à aider la province à former des cadres aux échelons supérieurs du district et du service. La formation de ces derniers se fait rapidement et ils obtiennent leur diplôme de fin d'études beaucoup plus rapidement comparaison faite avec les étudiants qui font leurs études à plein temps.

Le « type de la thèse » : pas la peine de suivre le cours et il suffit de présenter une thèse de qualité inférieure pour pouvoir obtenir un diplôme de doctorat.

Le degré d'instruction revêt une importance moindre que la force d'instruction, ce qui éloigne l'éducation de l'utilitarisme et du mercantilisme.

Des spécialistes indiquent que la pleine mesure des « diplômes falsifiés » est en fait la tricherie de plusieurs forces qui se démènent en même temps.

Pour les fonctionnaires d'Etat, il leur suffit de faire valoir leur autorité et leur pouvoir pour obtenir l'étiquette du doctorat, ce qui leur permet par la suite d'avancer dans leur carrière et de remporter d'autres privilèges. Yu Yafeng, professeur assistant au Centre d'études pédagogiques de l'Ecole normale supérieure de Beijing, indique que compte tenu du système actuel en matière des ressources humaines, il est de toute évidence que l'on accorde une importance toute particulière au « diplôme » et que l'on tienne compte seulement du « degré d'instruction ». Quant aux organismes d'Etat, aux institutions publiques et aux entreprises, la détermination du salaire et l'appréciation du titre professionnel tiennent compte seulement du degré de l'instruction reçue ainsi que du diplôme obtenu.

De source bien informée, nombreuses sont les régions et nombreux sont les secteurs qui ont établi le « tableau de conversion du titre universitaire et du rang hiérarchique des fonctionnaires d'Etat » : le titulaire de licence est au rang de l'employé du bureau, le titulaire de la maîtrise au niveau de chef de bureau, le titulaire du doctorat au niveau du chef de service et le titulaire du post-doctorat au niveau du chef du département.

« Avec un degré d'instruction élevé, on pourrait alors se rengorger en présentant sa carte de visite ou bien en établissant son curriculum vitae, car les mœurs sociales de notre époque sont ainsi. », a déclaré un cadre au niveau de sous-chef de bureau qui a obtenu la maîtrise grâce à l'application dans la Province du Guizhou du « Projet de coopération province – école ».

Pour certaines écoles supérieures, elles se servent de la distribution du diplôme comme « poule aux œufs d'or », ce qui leur permet de gagner de gros profits et de remplir leurs poches. Quant à l'Université des Sciences et de Technologies de Wuhan, il est de la connaissance tous qu'au cours de la décennie passée, elle a distribué le grade de licence universitaire véritable à une centaine d' « étudiants » qui n'ont pas passé par l'examen et qui n'ont aucun droit de l'obtenir. Certains de ces « étudiants » ont fait savoir qu'ils ont versé une somme de plus de vingt mille yuans pour pouvoir l'obtenir.

Un enseignant d'une école supérieure pékinoise a dit que le recrutement par certaines écoles supérieures de fonctionnaires de rang élevé en tant qu'aspirants au doctorat leur a permis effectivement de gagner des profits et des projets et d'ouvrir le chemin à d'autres affaires qui suivront ultérieurement.

Et justement c'était sous la double séduction des honneurs et des profits personnels que nombreuses sont les écoles supérieures qui « feignent d'ignorer » et qui « laissent faire » et même qui agissent d'intelligence et de connivence pour procurer toutes sortes de facilités aux « élèves de qualité exceptionnelle » pour qu'ils puissent obtenir sans encombre le « diplôme falsifié »

Quant aux enseignants de certains établissements d'enseignement supérieur, ils déclarent leur incapacité, leur impuissance et leur inaptitude devant cette situation, car ils ne peuvent pas faire autrement. Le directeur d'études d'un aspirant au doctorat d'une école supérieure de Wuhan a dit : « Chaque année, au moment du recrutement d'élèves, je n'ose plus utiliser mon portable, car il y a sans cesse des appels venant des organismes et des fonctionnaires d'Etat qui me demandent de procurer toutes sortes de facilités à leurs protégés et il me semble que je suis en train de faire des transactions commerciales, ce qui m'écoeure, mais je ne pouvait faire autrement, car le refus m'obligerait à les vexer et à les offenser, ce que je n'ose pas. »

De son côté, Cao Yanyan a indiqué que la distribution de « diplômes falsifiés » par transaction du pouvoir et de l'étude non seulement rabaisse considérablement la teneur nette du diplôme, mais ce' qui est beaucoup plus grave c'est que cela détériore et dégrade énormément la réputation des écoles supérieures devant le public.

Pour Yu Yafeng, elle pense que traiter la situation du « bond en avant du diplôme » caractérisé par une « lueur illusoire », il serait nécessaire de parfaire les normes d'appréciation des personnes capables, de surmonter la tendance au « seul diplôme » et à la « seule thèse » et d'accorder de l'importance à la véritable capacité. A cet effet, lors du choix public des cadres, lorsqu'il s'agit d'un poste nécessitant le degré d'instruction du doctorat, il faudrait alors énoncer clairement et explicitement le choix d'un aspirant au doctorat qui aurait étudié à plein temps. D'autre part, il serait nécessaire de punir et de sanctionner sévèrement le « diplôme d'études falsifié »

Quant à Lao Kaisheng, recteur de l'Institut de la politique et du droit de l'Education de l'Ecole normale supérieure de la Capitale, il pense qu'il est important que les écoles supérieures respectent et observent les intégrités morales et surtout qu'elle ne deviennent pas des « entreprises » qui aspirent seulement à l'agrandissement des « profits de la production », car ce serait la fin du bon système à divers objectifs qui serait alors aliéné lors de son application et de son exécution.




Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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