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Français>>Sci-EduMise à jour 20.02.2012 08h45
Un expert des MTC défend le prélèvement de bile d'ours
Un ours noir est enfermé dans une cage de fer tout juste assez grande pour son corps, dans l'attente du prélèvement de sa bile d'ours dans une ferme de Weihai, dans la Province du Shandong, en avril 2010.

Un professionnel de la médecine chinoise vient de contester que la pratique consistant à prélever la bile d'ours soit cruelle et a promis de donner à la presse une occasion de visiter des fermes d'ours en Chine.

L'extraction de la bile d'ours à des fins médicinales a rencontré l'opposition croissante des militants des droits des animaux ces dernières années. Les opposants disent que les ours sont soumis à un acte de chirurgie rudimentaire qui laisse des blessures permanentes dans leurs parois abdominales et la vésicule biliaire, provoquant des maladies graves et même la mort.

Les protestations se sont renforcées ces dernières semaines après qu'une entreprise pharmaceutique de la Province du Fujian qui produit des médicaments à base de bile d'ours ait demandé l'approbation par le Conseil de Croissance des Entreprises de pouvoir entrer en Bourse à Shenzhen.

La société, Guizhentang Pharmaceuticals, espère utiliser les fonds collectés par son introduction en bourse pour augmenter la taille de son parc et le nombre de ses ours, ont rapporté les médias.

Fang Shuting, Directeur de l'Association Chinoise de Médecine Traditionnelle Chinoise, a déclaré qu'il y a un grand malentendu entre les médias et le public au sujet du processus d'extraction de la bile d'ours.

« Ce genre de pratiques cruelles remonte à plus de 20 ans », a-t-il déclaré jeudi après-midi lors d'une conférence de presse.

« Le processus de prélèvement de la bile d'ours ne prend désormais qu'environ 10 secondes. Au cours de ce court instant, l'ours noir ne ressent aucune douleur ni sensations étranges, et peut jouer et manger comme d'habitude », a-t-il dit.

« Sur la base de ce que j'ai vu dans les fermes, les ours semblent très à l'aise après le prélèvement ».

Si les médias ne souhaitent pas prendre ses affirmations pour argent comptant, ils peuvent visiter une ferme d'ours pour constater par eux-mêmes, a dit M. Fang.

Il n'a cependant pas précisé quand une ferme serait ouverte aux médias, ni spécifier quelle ferme sera ouverte.

« Mais il n'est pas possible d'ouvrir complètement les fermes d'ours au public parce que les microbes qui seraient introduits peuvent présenter des risques potentiels pour les ours hébergés pour des prélèvements de bile si un grand nombre de gens viennent faire une visite », a déclaré M. Fang.

En 2006, la Chine comptait 68 fermes d'ours enregistrées où environ 7 000 ours noirs étaient hébergés pour des prélèvements de bile, d'après les statistiques de l'Administration Forestière d'Etat.

Le nombre de fermes d'ours a augmenté à 98 en 2011, et on estime que près de 20 000 ours noirs y sont hébergés pour l'extraction de la bile, selon des statistiques de l'Animals Asia Foundation.

M. Fang a nié que l'association ait un « lien direct » avec le projet d'entrée en bourse de Guizhentang. Mais la société est enregistrée en tant que membre de l'association, selon le site de l'association. « Experts animaux et vétérinaires devraient également être autorisés à entrer dans les fermes d'ours, s'il veut prouver ce qu'il dit », a dit quant à lui Sun Quanhui, un responsable de la Société Mondiale pour la Protection des Animaux.

« Je ne crois pas du tout que le prélèvement de bile soit aussi facile et confortable que M. Fang le dit. Pourquoi ne pas lui extraire la bile de son corps de la même manière pour le prouver ? », a écrit une internaute de Chengdu, du pseudo de Liangxiaotangtang, sur Sina Weibo, un site de micro-blogging populaire.

La bile d'ours est utilisée en médecine traditionnelle en Chine et dans d'autres pays asiatiques, car elle est censée avoir des effets positifs sur la santé, comme la désintoxication, le nettoyage du foie et l'amélioration de la vision.

Cependant, selon dit Jiang Qi, ancien Vice-président de l'Université Pharmaceutique de Shenyang, qui s'est exprimé en janvier dernier, des années de recherche ont montré que la Chine peut produire des substituts médicamenteux qui ont les mêmes fonctions que la bile d'ours.

Mais jusqu'à présent, les autorités gouvernementales n'ont pas donné leur approbation aux médicaments de substitution pour leur mise sur le marché.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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