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Français>>Sci-EduMise à jour 23.12.2011 17h10
La vente de satellites par Thales Alenia Space à la Chine touche les nerfs sensibles des Américains

Le périodique « Global Times », qui vient d'apparaître le 22 courant, rapporte que plusieurs parlementaires de poids de la Chambre des représentants du Congrès américains ont adressé en début de cette semaine, à la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, un message dans lequel il est formulé une protestation contre le gouvernement français qui « empêche » la partie américaine de procéder à une enquête à l'encontre d'une société française suspecte d'avoir vendu à la Chine des technologies satellitaires américaines et il est insisté dans la lettre que ces technologies pourraient être utilisées par la partie militaire chinoise dans les recherches aérospatiales, ce qui constituerait une grave menace pour les Etats-Unis.

« Global Times » cite un reportage publié le 21 courant par « The Washington Times », dans lequel est dit que c'était à partir de mai 2008 que le personnel de sécurité du Département d'Etat américain a commencé les investigations à l'encontre de l'entreprise française de la Défense Thales Alenia Space (Thales), leader européen des systèmes satellitaires et acteur majeur des infrastructures orbitales, suspectée d'exporter des technologies américaines de satellites à la Chine. Selon la révélation d'un fonctionnaire américain qui mène l'enquête, à partir de ce mois, les enquêteurs américains ont discuté face à face avec des employés de la société française pour recueillir des renseignements utiles. Toutefois, les autorités françaises refusent à ce que ladite société collabore avec les Américains.

On apprend que Thales Alenia Space insiste sur le fait que les satellites vendus à la Chine « ne contiennent aucun pièces accessoires américaines » et qu'ils « ont été exportés en toute légalité » et qu'ils sont du type « ITAR-free » (Itar c'est l'abréviation de : International Traffic in Arms Regulation). Cependant, les Américains ne veulent pas entendre de cette oreille-là, car ils croient toujours que certains des satellites vendus à la Chine contiennent effectivement des pièces accessoires high-tech défendues. Dans le reportage il est cité en outre une information révélée auparavant par le site « WikiLeaks » qui dévoile que Thales refuse de fournir les détails au sujet de la vente à des sociétés chinoises et hongkongaises de trois satellites de télécommunication, à savoir le Yatai-6, le Zhongxing-6B et le Zhongxing-9, et la raison qui a été invoquée c'était « une contrainte de la loi française et une prise en considération du secret commercial ».

Ni Feng, spécialiste en matière des problèmes américains de l'Académie des Sciences sociales de Chine, a déclaré le 21 courant, lors d'une interview accordée à un correspondant de « Global Times », que certaines forces de la droite américaine ont toujours l'œil directement et solidement fixé sur le problème d'exportation à la Chine de technologies sensibles. C'est pourquoi bien que le gouvernement américain se soit engagé oralement à relâcher et à assouplir les restrictions d'exportation à la Chine de technologies high-tech, mais vu le soupçon, l'inquiétude et l'incertitude enracinés profondément dans le cœur des Américains, c'est pourquoi sur le plan stratégique, au lieu de se desserrer et de s'assouplir, les restrictions deviennent au contraire de plus en plus dures, de plus en plus inflexibles et de plus en plus intransigeantes.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Comme quoi il faut demander des déclarations écrites aux américains plut?t que de se fier ...
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