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Français>>Sci-EduMise à jour 04.12.2011 10h45
Les établissements scolaires chinois : en route vers le sommet

« Dans les années à venir, la Chine va inévitablement grimper dans le classement des universités.»

Cette déclaration de Phil Baty, rédacteur du Higher Education World University Rankings du Times, est dans la même veine que l'optimisme affiché par la Chine quant à sa possibilité d'avoir des universités de classe mondiale. Il reste toutefois des obstacles à surmonter, disent les experts.

Cette année, les universités de la partie continentale de Chine ont connu une glissade dans le classement mondial du Times. L'université de Beijing a perdu 10 places par rapport à l'année dernière, se classant au 49e rang, et l'université Tsinghua est tombée à la 71e place. Parmi les universités asiatiques, l'université de Beijing est au 4e rang et Tsinghua, au 8e.

Une combinaison de facteurs détermine le classement, les résultats de recherche, l'environnement d'étude, la réputation et les débouchés internationaux.

Le boom économique de la Chine a intensifié l'investissement en recherche et développement, et le nombre de publications des universités a plus que décuplé en huit ans. Cependant, la qualité de l'éducation et de la recherche dans les établissements universitaires chinois semble ne pas avoir maintenu la cadence.

Le nombre d'articles dans les publications en anglais faisant autorité sert de critère d'évaluation, de sorte que malgré le grand nombre d'articles publiés en Chine, il semble que ceux-ci ne soient pas suffisamment bons pour attirer l'attention internationale.

Reste que l'éducation supérieure est florissante en Chine, grâce, en partie, aux énormes dépenses gouvernementales. L'année dernière, la Chine a investi en éducation un montant qui équivaut à 3,69 % de son PIB, selon les chiffres du ministère des Finances.

La Chine a le plus gros système d'éducation dans le monde et celui qui enregistre la croissance la plus rapide, 2 723 établissements scolaires regroupant 31 millions d'étudiants. Le nombre des inscriptions a plus que quadruplé de 2001 à 2011.

Un système de classement différent

L'université Jiaotong de Shanghai publie une contrepartie à la liste du Times. Chaque année depuis 2003, son Academic Ranking of World Universities classe les 500 meilleures écoles. Plus de 1 000 universités sont évaluées en utilisant des données de tierces parties, et non des universités elles-mêmes, ainsi que plusieurs indicateurs du rendement universitaire et de la recherche.

Ceux-ci incluent le nombre d'étudiants et de membres du corps professoral ayant remporté une Fields Medal, la plus haute récompense en mathématiques, ou un prix Nobel; le nombre de chercheurs très cités; et le nombre d'articles publiés dans Nature et Science.

Bien qu'objectifs, ces paramètres rendent plus dur le jugement porté sur les universités chinoises. Cette année, les universités Beijing et Tsinghua se sont classées respectivement au 167 et 178e rangs, une amélioration générale par rapport à l'année dernière. L'université Fudan n'a pas réussi à se classer parmi les 200 premières.

L'université Harvard est en tête de liste, suivie de Stanford, du MIT, ainsi que de Berkeley, Cambridge, Caltech, Columbia Chicago et Oxford.

Selon Ying Cheng, en dépit de son faible classement d'ensemble, la Chine est en route vers la création d'universités de classe mondiale. M. Ying est directeur général du Centre des universités de classe mondiale de l'université Jiaotong de Shanghai.

Selon les normes de l'Academic Ranking of World Universities, affirme-t-il, les universités Beijing et Tsinghua peuvent déjà être considérées comme en faisant partie. « De plus, de 2003 à 2010, 20 nouvelles universités chinoises ont fait leur entrée parmi les 500 meilleures, détrônant autant d'universités américaines. »

Influences limitées

Les analystes conviennent que les universités chinoises sont fortes en sciences normales, mais traditionnellement faibles en sciences sociales.

Selon M. Baty, les universités chinoises souffrent du manque de liberté permettant aux chercheurs de penser de manière créative, et cela limite leurs établissements. Certains experts attribuent le fait que l'éducation supérieure reste en deçà des normes internationales au système d'éducation chinois dans son ensemble.

Le professeur Zhou Zhong de Tsinghua affirme que les étudiants chinois subissent une énorme pression pendant leurs années scolaires. D'abord, ils doivent se préparer au gaokao, l'examen d'admission à l'université, et celui-ci exige une forte capacité de mémorisation; puis, à l'université, ils ont la pression de trouver un bon travail après avoir obtenu leur diplôme.

« Cela va à l'encontre de la qualité du rendement intellectuel en Chine », affirme le professeur Zhou. Les étudiants universitaires « ont souvent tendance à accorder trop de valeur pratique à leur choix de sujets ».

Source: China.org.cn

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