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Français>>Sci-EduMise à jour 04.11.2011 14h37
Un drone hi-tech qui ira là où les humains ne le peuvent pas

La dernière équipe d'expédition chinoise en Antarctique, qui est partie jeudi, est équipée d'un drône de haute technologie qui aidera les scientifiques à collecter des données dans des endroits qui sont trop dangereuses pour les humains.

Conçu par le Laboratoire-Clé d'Etat de Robotique de l'Institut d'Automatismes de Shenyang, cet équipement contrôlé à distance est capable de mesurer les températures et autres conditions d'environnement.

« Le drône ira aussi loin qu'il le pourra et enregistrera des données, comme l'épaisseur des couches de glace », a dit Bu Chunguang, un des concepteurs et membre de l'équipe de cette expédition, forte de 220 personnes.

« Puisque ce sera ma première expédition dans les régions polaires, je la prends comme un défi pour le drône et moi-même. Mais je crois que nous pourrons tous les deux remplir nos tâches, avec une bonne préparation ».

Le coût d'installation du drône n'a pas été précisé. M. Bu a toutefois précisé qu'il est équipé d'un système de positionnement global très puissant et très onéreux.

C'est la deuxième fois depuis l'expédition de 2007 que le Laboratoire-Clé d'Etat de l'Institut d'Automatismes de Shenyang construit des équipements pour une mission en Antarctique.

Les scientifiques chinois explorent l'Antarctique depuis 1984, s'y rendant chaque année pour y collecter des échantillons pour des études en glaciologie, en météorologie, en biologie, en géophysique et en sciences de l'environnement.

Cependant, l'environnement périlleux fait qu'il est trop dangereux et trop coûteux pour des humains de se déplacer sur de longues distances pour recueillir des échantillons.

« Lors des tests de 2007, nous avons découvert des problèmes de conception dans la machine, nous les avons consignés et apporté les améliorations nécessaires après notre retour », a dit Zhao Yiwen, chercheur à l'Institut de Shenyang.

Lors des premiers essais de robots de la Chine en Antarctique en 2007, M. Zhao et son collègue, Han Jianda, ont passé des semaines à tester un robot dans un abri de fortune construit avec un container de marchandises près de Zhongshan, une station de recherche située sur Larsemann Hills, à Prydz Bay, en Antarctique de l'Est.

« Avant d'arriver en Antarctique, nous pensions que le sol serait couvert d'une glace épaisse, ce qui fait que nous avions installé des crampons sur les chenilles », a dit M. Zhao. « Mais nous avons rencontré de la neige partout, ce qui a fait que les lourds crampons se sont avérés inutiles ».

« Initialement, nous avions aussi utilisé des batteries au lithium, avant de découvrir plus tard que leur puissance baissait beaucoup par temps froid ».

Bien que M. Zhao ne parte pas avec l'expédition en Antarctique cette année, il continue cependant à travailler sur le robot Antarctique.

A présent, le robot fonctionne à l'essence et ses chaînes métalliques ont été remplacées par des chaînes en caoutchouc, afin de réduire son poids. Et cette fois, ce sont Bu Chunguang et Chen Cheng, un autre membre de l'équipe, qui testeront le robot en Antarctique.

« Nous avons apporté ces modifications pour accroître le rayon d'action du robot, que nous espérons faire dépasser 50 km, contre 10 km la dernière fois », a dit Bu Chunguang. « Mais est-ce que le robot pourra aller aussi loin, cela dépendra toujours de la situation sur le terrain ».

Cette fois, cependant, les scientifiques sont mieux préparés que la dernière fois.

« Nous emportons avec nous un générateur électrique supplémentaire. Au cas où le robot tomberait en panne à mi-chemin, nous aurons besoin de ce générateur électrique pour le réparer », a dit M. Bu.

M. Bu dit que le plus grand danger en Antarctique rique de venir des crevasses dans la glace, couvertes par de la neige.

« Certaines sont profondes de plusieurs milliers de mètres et vous ne pouvez pas les voir de la surface parce que la neige remplit cet espace. Mais je crois que ce sera sûr, à condition que je reste à l'écart des zones dont la station en Antarctique m'a averti ».

Cependant, quand il s'agit du Pôle Nord, la situation s'avère encore plus compliquée.

« De la même manière, le Pôle Nord sert de baromètre pour les recherches sur le changement climatique, mais à la différence de l'Antarctique, le Pôle Nord n'est pas un continent (il est en fait sous la mer) », a dit Li Shuo, qui est aussi chercheur à l'Institut d'Automatismes de Shenyang, qui est déjà allé en Arctique deux fois avec l'expédition scientifique.

« Résultat, la plupart des recherches scientifiques en Arctique ont été conduites sur la glace, et le robot sous-marin est l'un des outils avancés permettant de plonger sous la couche de glace pour la surveillance de l'environnement ».

Jusqu'à présent, la Chine a envoyé quatre équipes d'expédition en Arctique, en 1999, 2003, 2008 et 2010. Les trois dernières ont emené un robot.

« J'espère vraiment que nous continuerons à obtenir des données scientifiques de qualité lors des prochaines expéditions, et j'espère aussi que le robot sous-marin pourra être développé en tant qu'outil standard pour les expéditions polaires », a dit M. Li.

Huang Rong, au dessus des vagues…

Note du rédacteur : Huang Rong, 36 ans, est ingénieur en chef sur le Xuelong, ou Dragon des Neiges, le brise-glace chinois.

J'ai passé treize ans à faire des expeditions polaires, et cette année, ce sera mon 28e voyage en Antarctique, en tant qu'ingénieur en chef sur le Xuelong.

Avant, je souffrais vraiment d'un mal de mer très fort. J'avais un mal de tête carabiné, de la nausée et j'avais mal partout. Mais la première fois que j'ai embarqué sur le Xuelong, ces troubles ont semblé s'évanouir.

Il y avait tellement de choses qui se passaient que de toute façon je n'avais même pas le temps d'y penser.

J'ai commencé ma carrière sur le navire aussitôt après avoir obtenu mon diplôme, et il ne m'a pas fallu longtemps avant de faire l'expérience d'une météo de tempête. Lors de ma première sortie, le bateau a été pris deux fois dans une tempête, et il a penché de 30 degrés, de bord à bord. Après la fin de ce cauchemar, je n'ai plus jamais eu le mal de mer.

Je pense que ce n'est pas entièrement parti ; peut-être que c'est tout simplement devenu plus facile à supporter, ce qui est très bien aussi... parce que lors de la 27e expédition de recherche en Antarctique, nous avons connu tout le long de notre voyage ce qu'on appelle les vents d'ouest : des vagues de 1,5 m même par temps calme.

Je me souviens, il était 1 heure du matin : tout d'un coup, le navire a commencé à pencher à cause de problèmes de moteur.

Les personnes qui étaient sur les couchettes basses ont été projetées au sol et une grande table située dans la salle de réunion a été retournée. Les dortoirs, les laboratoires et les salles d'entrepôt ont été mis sans dessus-dessous.

L'Antarctique est un endroit où les gens ne regrettent jamais d'être allé, mais ce n'est pas pour autant un lieu de villégiature. C'est incroyablement beau, mais aussi incroyablement dangereux.

Pour ceux qui ont la chance de pouvoir y aller, ça peut se changer en une carrière de toute une vie. Et même le mal de mer n'y changera rien...

Huang Rong parlait avec Li Xiang, Journaliste au China Daily.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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