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Français>>Sci-EduMise à jour 17.10.2011 16h14
Les plus grandes écoles du monde viennent recruter des cerveaux en Chine

Des universités de renommée mondiale, comme celles d'Oxford et de Cambridge, sont venues en Chine pour y attirer des étudiants post-licence de haut niveau, en coopération avec le Conseil des Bourses de Chine.

Oxford a fait sa première apparition lors du Salon International des Bourses pour les Diplômés, manifestation annuelle qui a débuté samedi à Beijing. La célèbre université veut encourager les meilleurs étudiants chinois à prendre en considération ce qu'Oxford peut leur offrir en termes de carrières universitaires et professionnelles.

Jane Sherwood, Directrice des admissions et du financement des diplômés à Oxford, fera encore deux autres haltes pour le salon, le 19 octobre à Wuhan et le 21 octobre à Shanghai.

« Les étudiants que j'ai rencontrés ont fait preuve d'un enthousiasme total pour leurs études. Ils sont arrivés bien préparés avec des questions précises et étaient sérieux au sujet de leurs intérêts de recherche », a dit Mme Sherwood.

Grâce à des campagnes de collectes de fonds fructueuses, Oxford est en mesure de maintenir son offre généreuse en matière de bourses, avec quelque 50 millions de Livres (79 millions de Dollars US) par an pour les étudiants étrangers, a t-elle ajouté.

Il y a environ 600 étudiants chinois à Oxford. Et plus de 2 500 diplômés d'Oxford vivent en Chine, d'après un communiqué depresse de l'Université d'Oxford publié mercredi.

Quant à l'Université de Cambridge, elle participe au salon depuis sa première édition en 2009. Il y a de nombreux doctorants qui bénéficient des parrainages conjoints offerts par le Conseil des Bourses de Chine et le Cambridge Overseas Trust.

Sue Osterfeld, Directrice adjointe du Trust, a précisé que Cambridge a continue à investir dans l'éducation et à offrir un soutien financier pour former les étudiants à devenir des solutionneurs de conflits.

Avec la présence de Cambridge et d'Oxford lors de ce salon, entrant en conurrence pour débaucher les meilleurs et les plus brillants, Mmes Osterfield et Sherwood ont toutefois été d'accord pour dire que les deux universités trouvent en général plus d'intérêt dans la coopération que dans la rivalité, sauf bien sûr quand il s'agit de leur course annuelle de bateaux.

Caroline Daley, Doyenne des études universitaires à l'Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande, dit que le nombre des étudiants parrainés en totalité par le Conseil des Bourses de Chine est passé de 17 en 2009 à 34 cette année.

« Nous n'avons pas réduit le financement des bourses malgré les difficultés financières, parce que l'investissement dans l'éducation est important pour la Nouvelle Zélande », a dit Mme Daley
« Les étudiants chinois bénéficieront d'une éducation de niveau mondial, gagneront une exposition internationale et jouiront d'une bonne qualité de vie à l'Université d'Auckland », a t-elle ajouté.

Pour Monique Martinez Thomas, Directrice Doctoral School of Toulouse University Research and PhD Office de l'Ecole Doctorale du Bureau de Recherche et de Doctorat de l'Université de Toulouse en France, et Reinhard Belocky, du Fonds Autrichiens pour la Science, c'est un avantage unique que de pouvoir participer au salon en tant que représentant unique de leurs pays.

L'université de Toulouse compte 150 étudiants chinois en doctorat, et entre 50 et 200 demandeurs pourraient recevoir le patronage du Conseil des Bourses de Chine cette année, a dit Mme Thomas.

Le Fonds Autrichien pour la Science assiste quant à lui au salon de Beijing pour la première fois. « Je suis franchement impressionné et étonné. Les étudiants chinois sont très impliqués et très précis quant à leurs choix. Ils savent ce qu'ils veulent », a indiqué M. Belocky.

Gregory Gray de l'Université de Floride encourage lui les demandeurs à trouver un projet de recherche concernant leur pays d'origine.

En raison du ralentissement de l'activité économique, beaucoup d'universités aux Etats-Unis font face à des problèmes financiers et essayent de réduire leurs coûts. Les départements et les directeurs d'études essaient de trouver des moyens d'offrir un appui aux étudiants, a t-il dit.

L'Université de Floride compte 1 200 étudiants chinois.

Parmi les étudiants attendant dans la longue file qui mène au stand de l'Université de Floride, Zhang Shuai, 21 ans, tient à la main une copie de sa communication par courriel avec M. Gray. Zhang est étudiant à l'Université Agricole de Chine où il étudie les sciences animales. Il veut aller aux Etats-Unis pour continuer ses études.

Il a dû attendre son tour pendant une demi-heure pour pouvoir poser ses questions à l'Université de Floride, l'Université d'Etat du Kansas et l'Université du centre Médical du Nebraska. Après avoir parlé avec M. Gray, Zhang s'est rendu compte qu'il était important de cerner plus précisément un domaine de recherche spécifique et d'essayer de trouver les directeurs d'études potentiels.

Pan Yu, une étudiante en mathématiques de l'Université de Nankai de Tianjin, âgée de 21 ans, a attendu elle dans la file du stand de l'Université de Cambridge. Pan Yu songe essentiellement aux universités américaines et britanniques. « Mais c'est devenu plutôt difficile de demander des bourses dans les universités américaines de nos jours », a t-elle dit.

Sun Yiqing, en première année de master à l'Université des Géosciences de Chine à Beijing, envisage quant à elle de poursuivre des études de doctorat en géologie du pétrole aux Etats-Unis. Elle dit que les offres de bourses des universités américaines sont devenues moins nombreuses ces dernières années. « Quand j'aurai eu mon doctorat à l'étranger, je voudrais revenir travailler en Chine. Les années passées à l'étranger seront excellentes pour ouvrir mon esprit à divers points de vue ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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