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Français>>Sci-EduMise à jour 29.07.2011 08h31
Les commerces et le public dénoncent la surveillance du WiFi

Un nouveau règlement imposant aux bars, restaurants, hôtels et librairies d'installer un coûteux logiciel permettant de surveiller Internet a provoqué une controverse au sein des propriétaires de commerces et du public.

Le logiciel, qui vise à superviser les activités illégales en transmettant l'identité des clients utilisant un réseau sans fil gratuit aux départements de sécurité publique coûtera aux commerçants 20 000 yuans (3 100 dollars). Ceux qui refusent de payer tout en continuant à offrir le WiFi encourent une amende de 15 000 yuans.

Ye Jia, propriétaire d'un café dans Wudaoying Hutong, dans le district de Dongcheng, a déclaré à China Daily qu'on avait annoncé à son frère la nécessité d'installer ce logiciel lors d'une réunion au bureau de sécurité publique du district le 22 juillet.

« Tous les petits commerces offrant le WiFi dans le quartier ont participé à cette réunion », a-t-elle expliqué. « Mais je n'utiliserai pas ce logiciel, car je ne peux pas faire une telle dépense. »

« Si la limitation du WiFi entre en application, mon café sera concerné et je ne pourrai pas continuer à offrir ce service. »

De nombreux propriétaires de commerce qui n'avaient pas eu vent de ce nouveau règlement ont exprimé leur mécontentement lorsqu'ils ont appris le coût de l'installation requise.

« C'est une exigence des organes de la sécurité publique. Pourquoi devrions-nous payer les frais ? » s'est insurgé Yang Xiaowen, gérant d'un café UBC dans le district de Chaoyang.

Une cliente de 40 ans prénommée Guan qui utilisait le WiFi dans le café Sculpting in Time dans le district de Chaoyang a quant à elle estimé que cela constituait une violation de sa vie privée.

« Je ne veux pas être surveillée. Cela me mettrait mal à l'aise », a expliqué Guan, qui travaille pour une société de conseil.

Une autre cliente, Zhou Li, 29 ans, une employée d'administration, a déclaré qu'elle n'était pas contre le règlement et qu'elle utiliserait Internet pour son usage privé depuis chez elle.

Yi Shenghua, avocat de Beijing du cabinet Ying Ke a pour sa part déclaré ne pas soutenir ce règlement, similaire à celui qui s'applique aux cafés Internet. Selon lui, les commerçants ne devraient pas avoir à payer pour ce logiciel de surveillance.

Le Bureau de sécurité publique municipal de Beijing n'a pas souhaité répondre aux critiques mercredi.

« Je suis au courant et nous examinons la situation en ce moment », a déclaré Zi Xiangdong, porte-parole du bureau, qui n'a pas voulu faire d'autres déclarations.

Un reportage de Beijing News rapporte que le département de sécurité publique a annoncé que le règlement avait été introduit dans la capitale, mais qu'il serait bientôt appliqué à tout le pays.

Les propriétaires de cafés contactés par les journalistes de China Daily à Shanghai et à Hangzhou, dans la province du Zhejiang, ont expliqué avoir été prévenus de cela.

En outre, le développeur du logiciel, Shanghai Rain-Soft Software n'a pas fait de déclaration. Une réceptionniste de la société a expliqué que « le directeur était en voyage d'affaires et qu'il ne serait pas de retour avant le mois d'août, et que personne n'était en mesure d'expliquer le logiciel. »

Source: China.org.cn

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