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Français>>Sci-EduMise à jour 15.12.2010 10h59
Les nouvelles règles en matière de visa pourraient contraindre de nombreux étudiants chinois à quitter la Grande-Bretagne

Des dizaines de milliers d'étudiants chinois au Royaume-Uni pourraient être obligés de quitter le pays si la série de mesures strictes en matière de visa prend effet l'année prochaine.

Le Home Office britannique (Département de l'Intérieur) a en effet l'intention de durcir la réglementation en matière de visas pour les étudiants étrangers afin de réduire la migration annuelle nette et de faire face au fort taux de chômage local.

Le Home Office a mis une consultation en ligne sur son site pour recueillir l'opinion du public sur cette proposition, jusqu'au 31 janvier 2011.

La nouvelle réglementation annulerait aussi la politique de Post Study Work, qui permet aux étudiants étrangers diplômés dans certains domaines précis d'avoir un accès libre au marché du travail pendant deux ans.

Elle relève aussi les exigences en termes de niveau d'anglais pour de nombreux demandeurs, du niveau B1 au niveau B2. le niveau B1 est équivalent à une note de 3,5 ou 4,5 à l'International English Language Testing System (IELTS), tandis que le niveau B2 équivaut à un score situé entre 5 et 6,5 à l'IELTS.

« A l'heure actuelle, les étudiants représentent la plus forte proportion de la migration nette en provenance de l'extérieur de l'Europe », a dit le Home Office sur son site.

« Nous devons nous assurer que le nombre des étudiants étrangers qui arrivent au Royaume-Uni est à peu près en équilibre avec le nombre de ceux qui partent », a-t-il poursuivi.

« Notre souci est que le Royaume-Uni a attiré des étudiants qui, ces dernières années, n'ont pas toujours été ni les plus brillants ni les meilleurs. Le gouvernement veut s'assurer que ceux qui entrent avec un visa étudiant viennent ici pour étudier, et pas pour travailler ou dans l'optique de s'établir ici ».

Le Home Office a également précisé que de trop nombreux étudiants, en particulier ceux suivant une formation non diplômante dans des établissements privés, ne sont pas en règle avec les termes de leur visa.

Aussi le Home Office doit-il prendre des mesures pour mettre fin aux abus du système d'étudiants, a-t-il dit.

L'attaché de presse de l'ambassade de Grande-Bretagne à Beijing, David Shaw, a déclaré mardi qu'aucune décision n'avait encore été finalisée. Le gouvernement britannique continue à poursuivre sa consultation de huit semaines sur le PSW et d'autres éléments du document. Cependant, les médias britanniques pensent que la proposition ne devrait pas rencontrer beaucoup d'obstacles.

D'après certains articles de presse, davantage de règles détaillées devraient être publiées en janvier.

Si ces mesures sont adoptées, ce sont au moins 20 000 étudiants chinois qui pourraient être amenés à quitter le Royaume-Uni dans les mois qui viennent à l'expiration de leur visa, a rapporté mardi le Mirror Evening News de Beijing, citant des sources du British Council en Chine.

Quelque 85 000 Chinois sont en Grande-Bretagne avec un visa étudiant. Près de 20 000 suivent des cours de langue ou d'autres cours en-dessous du niveau licence.

« Beaucoup de mes amis chinois à Cardiff sont en train de faire leurs valises et de se préparer à retourner en Chine », a dit Lian Chen, âgé de 24 ans, qui est revenu récemment à Beijing après avoir achevé ses études post-licence.

« Certains d'entre eux ont étudié et travaillé au Royaume-Uni pendant environ dix ans, attendant l'occasion de pouvoir se fixer là. Moi aussi, j'ai cherché du travail, mais les mesures proposées ont changé mon plan de développer une carrière là-bas ».

Shen Ziqian, qui est diplômé de l'Université de Birmingham, a dit : « Si j'avais su que j'aurais dû rentrer chez moi aussitôt après avoir été diplômé, je n'aurais pas choisi d'étudier en premier en Grande-Bretagne ».

Cependant, d'après Bu Nannan, une consultante de l'agence d'études à l'étranger JJL Overseas Education, l'impact de l'annulation du PSW pourrait être limité.

« Avant même l'introduction du PSW, le nombre des étudiants chinois qui allaient en Grande-Bretagne était déjà assez élevé », a-t-elle dit.

« Bien qu'il y ait davantage d'étudiants venant vers nous pour nous poser des questions sur le permis, la plupart des demanderurs envisagent toujours de revenir chez eux après leurs études ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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