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Français>>Sci-EduMise à jour 21.02.2010 08h45
L'armée chinoise n'a rien à voir avec les attaques subies par Google

Des experts militaires et éducateurs chinois de haut rang ont réfuté vendredi dernier les nouveaux rapports d'enquête laissant entendre que les récentes attaques informatiques contre le géant des moteurs de recherche sur internet Google étaient liées à des établissements d'enseignement chinois et à l'armée.

Dans un article paru jeudi, le New York Times a cité deux institutions éducatives chinoises qui pourraient avoir été liées aux attaques en ligne qui avaient également visé des entreprises américaines : la Lanxiang Vocational School de Jinan, dans la province du Shandong et l'Université Jiaotong de Shanghai.

Le journal a également cité les liens qui existent entre Lanxiang avec l'armée chinoise et Baidu, le principal moteur de recherche chinois sur internet et concurrent de Google.

Google avait ébranlé les liens sino-américains avec son annonce du 12 janvier dernier disant qu'il avait subi à la mi-décembre « une attaque hautement sophistiquée et ciblée », qui serait provenue de Chine.

Pan Zheng, expert émérite en stratégie américaine à l'Université Nationale de la Défense, a déclaré que les attaques contre Google « n'avaient rien à voir avec le gouvernement ou l'armée chinoise ».

Pour lui, en effet, les accusations portées par le moteur de recherche américain sont infondées : « Quand bien même il pourrait être confirmé que le lieu d'attaque soit situé en Chine, cela est bien différent de pouvoir dire que ces attaques ont été appuyées par la Chine ».

L'article du New York Times a également précisé que « pour autant qu'ils soient confortés par une enquête plus approfondie, les résultats posent autant de questions qu'ils donnent de réponses, y compris la possibilité que certaines de ces attaques soient venues de Chine, mais pas pour autant nécessairement du gouvernement chinois, voire de sources chinoises ».

Le Major Général Luo Yan, de l'Académie des Sciences Militaires, a déclaré que ces allégations reliant les attaques au gouvernement chinois et à l'armée chinoise sont irresponsables.

Car ainsi que l'a dit le Général Luo, « La Chine a à maintes occasions répété qu'elle s'opposait au piratage informatique sous toutes ses formes, et de telles activités sont interdites par la loi. Jamais ses militaires n'iraient contre la loi ».

« Il est facile pour certaines personnes de prendre avantage d'une localisation, de l'utiliser comme couverture et de détourner l'attention vers ailleurs, vers une destination supposée plus apparente.

Le New York Times a également fait état d'une assertion selon laquelle l'école professionnelle de Jinan servirait de « camouflage pour des opérations gouvernementales », tout en ajoutant qu'il était aussi possible que « ces écoles aient servi de couverture à des opérations d'intelligence menées par un pays tiers et faussement attribuées à la Chine ».

Un certain nombre de personnes de l'industrie de la sécurité sur internet ainsi que l'administration Obama pencheraient plutôt pour la première hypothèse, alors que d'autres responsables industriels et les membres de l'ancien gouvernement favoriseraient la seconde hypothèse.

Un professeur de renom de l'Ecole d'ingénierie de sécurité de l'information à l'Université Jiaotong de Shanghai a lui déclaré dans un entretien téléphonique au New York Times que les résultats de l'enquête n'avaient rien de surprenant, les attaques menées par des étudiants sur des sites situés à l'étranger étant monnaie courante.

Mais cet enseignant a également ajouté que de telles « mauvaises actions » n'avaient pas d'intentions malignes mais étaient tout simplement dues à des étudiants souhaitant tester leurs capacités sur internet.

Et toujours d'après lui, l'adresse IP de l'Université peut fort bien, et cela est chose fréquente, avoir été piratée par une partie tierce.

La porte-parole de l'Ecole professionnelle Lanxiang, du nom de Zhou, a également réfuté les allégations de liens de son institution avec l'armée chinoise.

« Pareille spéculation est ridicule », a-t-elle déclaré vendredi 19 février. « Notre école n'a pas le moindre lien avec l'armée. J'ai reçu tellement d'appels me questionnant au sujet des attaques contre Google, et je pense qu'il serait franchement bizarre que nous, une institution locale de formation de jeunes étudiants de niveau secondaire, y soyions liés ».

Car, ainsi que Mme Zhou l'a précisé, l'école ne fournit qu'une formation informatique de base, comme la conception d'images.

« Nous n'avons ni contrat ni accord d'aucune sorte avec l'armée ».

Les établissements d'enseignement suspectés réfutent toute implication dans les attaques contre Google

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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