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Français>>Sci-EduMise à jour 05.02.2010 13h27
La Chine se tourne vers le riz génétiquement modifié pour assurer ses approvisionnements alimentaires

Le gouvernement chinois devrait autoriser la culture commerciale de riz génétiquement modifié d'ici trois à cinq ans dans le but d'augmenter ses approvisionnements alimentaires.

Huang Dafang, membre du Comité de Biosécurité au Ministère de l'agriculture a annoncé que la Nation, dont la surface de terres cultivables diminue alors que sa population augmente, se tournerait vers la technologie des organismes génétiquement modifiés (OGM) afin d'assurer sa sécurité céréalière.

Cette révélation arrive dans un contexte d'appels du gouvernement pour accentuer les efforts pour produire en masse et commercialiser des cultures génétiquement modifiées, sous un contrôle scientifique et dans le cadre d'une réglementation stricte.

En novembre, le Ministère a publié des certificats de bio-sécurité pour des souches de riz et de maïs génétiquement modifiés résistant aux nuisibles.

Mais, a précisé M. Huang, ces souches, avant qu'une production industrielle ne puisse commencer, nécessitent un enregistrement et des essais de production, ce qui pourrait prendre de trois à cinq ans.

« La publication de certificats de bio-sécurité a de grandes conséquences, car c'est la première fois qu'un producteur majeur de céréales donne son aval à l'utilisation de la technologie des OGM dans la production d'aliments de base », a déclaré Xue Dayuan, professeur de biotechnologie à l'Université Minzu de Chine.

Le gouvernement a fixé comme objectif une augmentation de la production céréalière de 50 millions de tonnes entre 2009 et 2020.

« Dès que la technologie des OGM aura été utilisée pour une production de masse, cela permettra pour de bon à la Chine de remplir son objectif et de nourrir sa population de 1,3 milliards d'habitants », dit M. Huang, qui est aussi chercheur à l'Institut de Recherche en Biotechnologies de l'Académie chinoise des Sciences agricoles.

Par la suite, dit-il, « Cela sera d'une grande importance politique et économique ».

« L'utilisation des OGM est une tendance inévitable de l'industrie agricole mondiale, dont la Chine fait partie », a-t-il souligné, ajoutant qu'il a été prouvé scientifiquement que les souches OGM étaient aussi sûres que les variétés non génétiquement modifiées.

Actuellement, 10% de la récolte de riz non génétiquement modifié sont perdus chaque année du fait d'animaux nuisibles, et « cela veut dire que ces pertes peuvent être évitées par un usage large de la technologie », a-t-il précisé.

D'après Huang Jikun, scientifique de l'Académie des Sciences chinoise, les deux souches de riz génétiquement modifié, développées par l'Université d'agriculture de Huazhong, permettront de réduire de 80% l'utilisation des pesticides, tout en augmentant les récoltes d'au moins 8%.

Le Ministère avait déjà octroyé des certificats de sécurité à d'autres cultures OGM comme le coton en 1998 et la tomate et le poivron en 1999.

Les Etats-Unis sont aussi un des principaux pays développeurs de cultures OGM, et d'ailleurs, la plus grande partie du soja et du coton américains proviennent de souches OGM. Mais s'agissant du riz, aucune souche ayant reçu une autorisation n'a encore été utilisée sur une grande échelle.

Mais, comme le dit Fang Lifang, porte-parole du programme chinois OGM de Greenpeace, du fait de controverses sur l'inocuité à long terme des comestibles OGM, ce genre de souches est refusé dans la plupart des pays.

Et d'ailleurs, lors d'une enquête menée par l'organisation en 2007, 65% des 2 000 personnes interrogées dans le pays ont déclaré qu'elles ne choisiraient pas de nourriture OGM pour raisons de sécurité.

« Nous nous opposons fermement à ce que cette technologie fasse l'objet d'une production et d'une commercialisation de masse à la sauvette », dit-il.

« Afin d'assurer l'approvisionnement en nourriture, il y a d'autres options sans risques potentiels pour la santé, comme l'agriculture biologique », a-t-il précisé.

Le maïs OGM vendu par Monsanto, société de produits agricoles américaine, aurait d'ailleurs causé des dommages aux rats, essentiellement aux reins et au foie, d'après un article publié par trois scientifiques français dans l'International Journal of Biological Sciences.

Ces substances, dit l'article, n'ont jamais fait partie intégrante du régime alimentaire de l'homme, et donc leurs conséquences sur la santé des consommateurs, particulièrement sur le long terme, sont à l'heure actuelle inconnues.

En réponse, Monsanto a dénoncé l'étude sur son site, affirmant que « ces prétentions sont basées sur des méthodes d'analyse et des raisonnements défectueux et ne s'interrogent pas au sujet des conclusions parlant de la sécurité des OGM ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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