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Français>>Sci-EduMise à jour 20.08.2009 15h58
Les spécialistes en relations sino-japonaises reconnaissent le génocide chinois

Les historiens japonais, envoyés par Tokyo pour participer à des travaux de recherche avec leurs collègues chinois au cours des trois dernières années, ont reconnu les faits concernant l'invasion japonaise de la Chine et le massacre de Nanjing, a annoncé le 19 août un historien chinois.

"Les chercheurs japonais ont reconnu que les Japonais ont massacré des innocents parmi la population chinoise de Nanjing, et le fait que le Japon ait envahi la Chine. Il n'y a pas de problème concernant ce genre de questions", a déclaré Tang Chongnan, chef de la China Japonese History Association, pendant la présentation du rapport annuel sur le développement du Japon de l'Académie chinoise des sciences sociales hier.

Mais il existe encore des différends concernant l'ampleur du massacre et d'autres détails, a dit Tang.

La Chine affirme que près de 300 000 civils ont été tués à Nanjing après la prise de la ville le 9 décembre 1937.

Le Tribunal militaire international de l'Extrême-Orient estime qu'il y avait eu 260 000 victimes pendant le massacre.

Toutefois, les manuels scolaires japonais ont réduit considérablement l'ampleur de ces événements et certains livres, édités par des universitaires de l'extrême droite, ont même nié le massacre, et même le fait que l'invasion japonaise a eu lieu en Chine.

La dispute avait compromis les relations entre le Japon et la Chine et a conduit à des protestations de la part de certains groupes de chinois.

La Chine et le Japon ont lancé en 2006 un programme de recherche, impliquant des dizaines d'universitaires des deux pays.

Tang a indiqué qu'il y avait beaucoup de conflits au cours des dernières recherches.

"Certains chercheurs japonais ont contesté les faits de la guerre, en disant que la moitié des japonais ne les croiront pas. Nous avons résolument défendu notre position", a-t-il dit.

Les pays ne sont pas prêts à annoncer les résultats de leurs études en 2008 en raison des "difficultés à parvenir à un accord sur plusieurs questions", a affirmé un chercheur japonais impliqué dans le programme à l'époque.

Tang a déclaré que le gouvernement japonais a suivi de près les recherches. Le Premier ministre Wen Jiabao aurait personnellement vérifié la liste des universitaires chinois participant à ce projet.

Les universitaires chinois participeront à une conférence de presse et publieront les résultats des études - 16 articles contenant plus de 600 000 caractères chinois - avant de visiter le Japon entre 1er et 5 septembre prochain, où ils partageront ces résultats avec leurs collègues japonais, a dit Tang. Il a dit qu'il y a aussi d'autres découvertes, notamment celles liées à l'impact de la culture ancienne chinoise sur le Japon.

Il a ajouté que les différends non résolus seront abordés dans la deuxième phase des recherches.

Wang Taiping, ancien diplomate de haut rang à l'Ambassade de Chine au Japon, n'a pas été surpris par le consensus.

"Le Japon a envoyé des chercheurs qui n'étaient pas de l'extrême droite, alors il n'est pas surprenant de les voir parvenir à un accord sur ce point de l'histoire", a dit Wang.

Yoshikazu Kato, analyste japonais basé à Beijing, spécialisé dans les relations sino-japonaises, est d'accord avec lui: "Compte tenu du fait que le Japon ait admis l'invasion dans le communiqué conjoint annonçant la fondation des relations diplomatiques avec la Chine en 1972, le Japon devrait respecter l'histoire comme un principe, et non pas comme un problème." "Ou alors nos relations n'ont pas d'avenir."

Les chercheurs participaient au programme de recherche au nom de leur pays et non pas personnellement, a dit Wang, en ajoutant que les résultats des travaux se refléteront dans les manuels scolaires japonais.

Toutefois, il a admis que les Japonais ne vont sans doute pas changer d'avis sur des questions historiques du jour au lendemain.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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