Le 21 janvier 1978, Louis de Guiringaud et Huang Hua, respectivement ministres des Affaires étrangères de la République française et de la République populaire de Chine, signèrent l'accord qui instaura officiellement la collaboration scientifique et technique entre les deux pays. Trente ans après, le Ministère chinois des Sciences et Technologie et l'Ambassade de France célèbreront l'anniversaire de la signature de cet accord le 16 décembre, dans les salons de l'hôtel Raffles Beijing. Près d'une centaine de personnes sont attendues au séminaire de l'après-midi, dont les intervenants illustreront les diverses facettes de la coopération scientifique et technologique entre les deux pays. Le dîner qui suivra sera présidé par le ministre des Sciences et Technologies, M. Wan Gang, et l'Ambassadeur de France en Chine, Hervé Ladsous.
Même si quelques collaborations existaient déjà entre la France et la République populaire de Chine avant 1978, notamment depuis 1972 en matière de recherche agronomique (25 % du cheptel porcin français est d'origine chinoise), cet accord constitua la première étape de la collaboration scientifique au niveau institutionnel. Il y est d'ailleurs fait clairement référence aux « instances administratives désignées » pour « élaborer, coordonner et mettre en œuvre les programmes d'échanges ». Le contenu de l'accord laisse une grande latitude aux deux parties pour définir la forme de leur collaboration.
Cette latitude a été abondamment mise à profit pour diversifier les outils de la collaboration scientifique et technique bilatérale. Aujourd'hui, ces instruments sont nombreux et bien adaptés à l'évolution rapide qui caractérise le développement des avancées scientifiques et à leur nécessaire internationalisation. Cela va des simples échanges ponctuels entre les chercheurs aux laboratoires communs de recherche issus de collaborations abouties entre des institutions chinoises et françaises. Parmi ces institutions, on peut citer pour la Chine les grandes universités, l'Académie des Sciences de Chine, les Académies chinoises des sciences médicales et des sciences agricoles, et pour la France, non seulement un grand nombre de prestigieuses universités, mais également la plupart des grands organismes français de recherche (CNRS, INRIA, INRA, CIRAD, Inserm, Institut Pasteur…).
Au-delà des nombreux articles et avancées scientifiques réalisés conjointement par des équipes de chercheurs des deux pays, c'est aussi tout un réseau d'amitiés qui s'est tissé au cours de ces trente années de coopération, concrétisé par la naissance d'associations et de clubs (comme par exemple, le « Club France », récemment créé par l'Ambassade) particulièrement actifs dans la promotion de la nécessaire coopération scientifique entre la Chine et la France.
Source: China.org.cn