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Mise à jour 21.11.2008 16h41
Service avec le sourire et un anglais brouillé

"Wai Er Keng Mu! ", lance à haute voix Yang Tingting à trois étrangers qui sont entrés dans son magasin de chaussures sur Lady Street (女人街), l'une de plus célèbres zones commerciales de Beijing.

Elle a voulu dire "Welcome", mais sa tentative d'attirer des clients étrangers, en parlant anglais a vite fait partir les 3 clients.

Yang, qui a 20 ans, l'a lu dans une brochure de 18 phrases de base en anglais, où la prononciation phonétique est expliquée sous forme de caractères chinois.

Ce dépliant, distribué aux propriétaires des commerces au début de cette semaine, c'est la dernière action des autorités locales pour promouvoir l'usage d'anglais dans le domaine commercial pour relacer les affaires dans le contexte d'une conjoncture économique difficile. Une autre raison plus urgente de ces mesures, c'est l'ouverture du nouveau complexe diplomatique des Etats-Unis le mois dernier, ont dit les vendeurs.

Le quartier abrite également les ambassades d'Israël, de Malaisie, de la République de Corée, du Brunei et du Japon, ce qui porte le nombre de clients étrangers à des centaines sur Lady Street, a dit mercredi dernier Tang Zhenjun, directeur adjoint de la zone commerçante.

Les employés des 700 magasins et boutiques sur Lady Street, parmi lesquels plus de 70% vendent des vêtements et le reste - des chaussures, des sacs et des objets de l'intérieur, devront passer un examen des phrases d'anglais dans trois mois s'ils veulent continuer à travailler dans cette zone commerciale, a dit Tang.

Il y aura également une heure d'anglais, diffusée par les haut-parleurs sur le marché à 9 heures chaque matin et des cours d'oral qui seront bientôt mis en place, a-t-il dit.

Mais avec plus de clients repoussés par ses efforts de suivre la nouvelle directive, Yang n'est pas si sûre que son entreprise tiendra jusqu'aux dernières mesures, visant à promouvoir l'usage de l'anglais.

"Cet "anglais d'urgence" n'est pas un outil pour communication ou affaires, mais plutôt un obstacle, parce que la plupart des étrangers ne peuvent pas comprendre cet anglais bizarre," a dit Yang à China Daily.

Mais la jeune fille originaire de la province d'Anhui à l'intention de persévérer et de continuer à lire religieusement ses manuels d'anglais car elle veut continuer à travailler sur Lady Street.

Hu Yongsheng, qui vend également des chaussures sur cette rue commerciale, s'inquiète de son avenir, car mis à part son nom, il connaît juste quelques caractères chinois, et peut encore moins lire l'anglais.

"Pour les gens de mon âge, c'est une mission impossible", a dit Hu, qui a 37 ans, en jouant avec la brochure.

Ou Qing'er, qui vend des sacs sur le marché, est plus optimiste au sujet de la dernière campagne.

"J'adore l'anglais et j'aime bien parler avec des étrangers. Je ne les vois pas seulement comme mes clients, mais aussi comme mes amis", a dit la jeune femme de 35 ans en un anglais fluide, en montrant du doigt son amie Eunice Silvia C. Fernandes, femme du ministre conseiller de l'Ambassade de l'Angola.

Fernandes ne pouvait pas ne pas être d'accord.

"J'ai toujours réussi à trouver une langue commune, en précisant sans problèmes tous les détails comme la taille, la couleur et les numéros, bien que je ne puisse pas parler chinois. Laissez tomber cet "anglais d'urgence", parce que la langue d'achat est universelle", a dit Fernandes en ajoutant qu'elle est aussi en train d'apprendre le chinois.

Les mesures visant à promouvoir l'usage d'anglais ne sont pas sans controverse.

Qiu Baochang, avocat et consultant pour les questions juridiques à l'Association des avocats de Beijing, a déclaré que les gérants du marché n'ont pas le droit de résilier des contrats avec les fournisseurs en raison du manque de maîtrise d'anglais.

Un fonctionnaire de Beijing Speaks Foreign Languages Program (BSFLP) a également dit que la méthode d'apprentissage forcée de l'anglais érige des obstacles à la maîtrise de la langue. "La pratique doit être arrêtée", a mentionné le journal en citant Liu Yang, directeur du bureau de BSFLP.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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