Une étude montre que certains survivants du tremblement de terre du 12 mai dernier souffrent du comportement suicidaire, des problèmes de sommeil, des cauchemars récurrents, et d'une réticence à parler de la catastrophe.
Cette étude a été menée dans les comtés de Pingwu et de Qingchuan du 4 au 10 octobre dernier, a déclaré le 15 octobre Wang Yiqiang, le chef adjoint de l'hôpital n° 7 de Hangzhou dans la province du Zhejiang.
Parmi les habitants des régions frappées par le tremblement de terre il y a un fort taux de personnes, atteintes des troubles psychologiques, qui pourraient perdurer pendant des années, selon l'étude.
Elle a découvert des personnes dont les parents sont décédés pendant la tragédie, et qui sont réticents à l'idée de quitter leur ville natale pour trouver un nouvel emploi.
La communauté Menghu dans la ville de Zhuyuan dans le Qingchuan, a plus de 700 survivants au tremblement de terre, qui vivent dans des maisons préfabriquées.
Ils sont divisés en quatre groupes.
Dans trois groupes, plus de la moitié ont perdu leurs parents lors du tremblement de terre, et un des parents dans le quatrième groupe.
Presque personne dans les trois groupes n'est à la recherche d'un emploi hors de sa ville natale. Et dans le quatrième groupe, ils le sont pratiquement tous, a dit Cao Rifang, chef de l'Institut de psychiatrie du Centre de Hangzhou pour le contrôle et la prévention des maladies.
Alors que les secours dans la région facilitent les démarches et aident les travailleurs à partir, les survivants ont commencé à se sentir seuls et désabusés.
Certains ont fini avec le syndrome du stress post-traumatique (SSPT).
Une de ces victimes, Dong Yufei, chef du bureau de l'agriculture du Comité du Parti du comté de Beichuan, s'est suicidé le 3 octobre dernier.
Le Comité du Parti du comté a déclaré que Dong se serait pendu lui-même parce qu'il ne pouvait pas se remettre de la perte de son fils de 12 ans, Dong Zhuang.
L'étude psychologique montre que certains survivants avaient également des tendances suicidaires en raison du SSPT.
«Le SSPT peut être aussi néfaste que le cancer ou le sida», a dit Wang Jianping, chef de l'hôpital Jiande n° 3 dans le Zhejiang.
Environ 20% des survivants interrogés ont souffert du SSPT, a-t-il déclaré.
Fu Weilin, un conseiller psychologique dans une école secondaire du Pingwu, a déclaré que l'école a 1 300 élèves, mais qu'il était le seul conseiller.
Il a dit que de nombreuses personnes qui donnent des conseils psychologiques aux élèves ne sont pas qualifiées.
L'étude sera examinée par un groupe d'experts et un rapport sera présenté au Ministère de la santé.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne