L'air de Beijing ne pose aucun risque de santé pour des athlètes, officiels et autres visiteurs, a dit le Comité olympique international (COI) mardi 5 août.
Pour dissiper les peurs de voir le ciel couvert et brumeux dans la ville, le COI a dit que les données sur la qualité de l'air de Beijing sont étudiées par heure.
La brume ne signifie pas la mauvaise qualité de l'air, a dit un haut officiel chargé de l'environnement de Beijing il y a une semaine.
Arne Ljungqvist, président de la Commission médicale du COI, a dit au cours de la 120ème session du COI mardi : "Nous utilisons les standards de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'évaluation ... Ces standards sont difficiles à atteindre. Mais sur de nombreux aspects, Beijing fait des efforts dans ce sens".
"Je suis sûr que la qualité de l'air ne posera aucun grand problème aux athlètes et visiteurs".
Faisant l'éloge des efforts faits par Beijing, Sarah Liao Sau Tung, conseiller environnemental près le Comité d'organisation des Jeux olympiques de Beijing (BOCOG), a dit que la ville a créé un "legs environnemental sans précédent", qui profitera à des millions de personnes dans les jours et les années à venir.
Quand il y avait seulement trois jours avant l'ouverture des Jeux olympiques de Beijing, certains médias étrangers ont fait encore des potins sur la qualité de l'air de Beijing, disant qu'elle n'a pas satisfait aux standards de l'OMS.
Mais M. Ljungqvist a dit que le représentant de l'OMS à Beijing a exprimé son "mécontentement extrême"vis-à-vis de ces médias pour leur exagération du problème de pollution de la ville. M. Ljungqvist avait récemment rencontré cet officiel de l'OMS.
"Les standards de l'OMS ne visent pas les visiteurs temporaires", a dit M. Ljungqvist. "Ils sont mis en place pour les résidents permanents"pour les préserver contre des risques à long terme.
Depuis que Beijing a obtenu le droit à l'organisation des Jeux olympiques de 2008, cette ville a dépensé des milliards de dollars pour améliorer son environnement. Beijing a adopté bon nombre de mesures draconiennes, comprenant l'arrêt des travaux sur des chantiers de construction et la fermeture des entreprises polluantes, pour améliorer la qualité de l'air durant les Jeux.
Un haut officiel médical du COI a fait l'éloge de la Chine pour ses efforts. Elle a "beaucoup travaillé. Les Jeux olympiques de Beijing seront un bon exemple pour l'organisation des Jeux dans une ville".
Citant des météorologues, Sarah Liao a dit que durant les 17 jours des Jeux olympiques, il n'y aurait aucun jour d'atmosphère stagnante susceptible d'immobiliser des matières polluantes et de détériorer la qualité de l'air. Ce temps désagréable serait le moins possible vendredi, jour d'ouverture des Jeux.
Mme Liao a dit que la probabilité d'adoption d'une des "mesures d'urgence particulières" en vue d'améliorer la qualité de l'air durant les Jeux serait minimum, parce que les mesures de réduction des émissions, telles que celle de ne laisser circuler que les automobiles à la plaque d'immatriculation pair les jours pairs et vice versa sont prouvées efficaces. Cette mesure a permis de réduire les émissions de 20%, selon le Bureau de protection environnementale de Beijing.
Bien que Beijing ne maintiendra pas toutes les mesures temporaires qu'elle avait prises pour réduire la pollution, son "legs environnemental" sera probablement étendu dans d'autres endroits du pays après les Jeux.
"Les Jeux olympiques sont comme un catalyseur', a-t-elle dit. "Sans les Jeux, Beijing mettrait probablement 20 à 30 ans à faire ce qui a été réalisé en 7 ans".
Source: le Quotidien du Peuple en ligne