Lors d'une interview exclusive accordée le 10 courant à un correspondant de Xinhuanet, Zheng Laiquan, Directeur du Département de l'Environnement et du Développement durable de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP) des Nations-Unies, a déclaré : « L'objectif dont la Chine s'est proposée et fixée elle-même, dans son 11ème Plan quinquennal de développement national, de réduire de 20% en 2010 sa consommation d'énergie par unité du PIB est, à mon avis, un engagement concret fait par la Chine de son plein gré à la communauté internationale pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et pour atténuer les effets du changement climatique et du réchauffement planétaire. Les reproches et les accusations adressées à la Chine par certains pays selon lesquelles elle ne s'est pas engagée dans ce sens est injustes et ne sont pas conformes à la réalité. »
« Quant aux mesures prises pour réduire et atténuer les effets du changement climatique, la réduction de la consommation énergétique et la diminution des émissions de gaz signifient en réalité la même chose. La Chine a donné un bon exemple en proposant elle-même un grand objectif. Cet objectif proposé et fixé volontairement doit être reconnu et accepté par la communauté internationale. ». Les propos susmentionnés de Zheng Laiquan constituent en fait l'idée qu'il formulera lors de la Conférence internationale organisée par l'ONU à Bali, en Indonésie sur le changement climatique mondial. L'un des nœuds de débat à la Conférence de Bali est de savoir est-ce que les pays en voie de développement doivent, tout comme les pays développés, faire des engagements au sujet de la réduction des émissions gazeuses. Sur ce points-là, les pays en voie de développement et les pays développés se campent chacun sur sa position.
Zheng Laiquan a indiqué que comparaison faite avec les pays développés, le développement économique des pays en voie de développement est loin d'être établi et fixé et est soumis à divers changements, alors qu'obliger ces derniers à se proposer un objectif de diminution des émissions est difficile à réaliser sur le plan technique. C'est pourquoi tout en exhortant les pays développés à faire encore plus pour la réduction des émissions, il est possible d'utiliser pleinement, d'améliorer et de réformer le mécanisme de marché existant et de faire en sorte que l'objectif de diminution des émissions devient une force motrice du marché et que la crise climatique se change en opportunité commerciale, ce qui sera non seulement favorable au développement continu et durable des pays en voie de développement et permettra en plus d'alléger le fardeau des pays développés quant à leur tâche de réduction des émissions.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne