Face à un marché de l'emploi concurrentiel, les jeunes diplômés rêvent de gérer leur propre affaire commerciale.
Mais une récente étude a montré que de telles ambitions étaient ralenties par le manque de soutien financier nécessaire et qu'elles restaient juste un rêve.
Le sondage a été réalisé par le Centre municipal de Shanghaï de la promotion du commerce auprès d'un panel de 1 276 jeunes diplômés dans plusieurs universités de la ville et été publié ce 23 novembre 2007. Ce dernier a montré que 59,78% des sondés réfléchissent à la possibilité de fonder leur propre compagnie ou au moins un petit magasin de dépannage.
"Mais ils s'arrêtent souvent juste au stade de l'idée," a-t-il déclaré.
Mais la raison principale évoquée par les sondés pour ne pas passer à l'acte est le manque d'investissement et l'absence d'opportunité commerciale.
Ils ont également évoqué le manque d'expérience, de réseaux sociaux et d'études spécialisées, ainsi que les objections de membres de la famille en tant que facteurs qui les empêcheraient de monter leur affaire.
Plus de 90% des interviewés ont dit qu'ils accepteraient plutôt un emploi après leur diplôme pour réfléchir ensuite à démarrer leur propre affaire deux ou trois ans plus tard.
Guo Bing, ancien étudiant de l'université des études internationales de Shanghaï spécialisé en anglais, a décidé d'être son propre patron l'année dernière.
Mais il cherche d'abord un emploi. "Si je n'arrive pas à trouver d'emploi satisfaisant, j'aimerais fonder une compagnie dans les services d'exposition", a dit Guo Bing.
Le jeune natif de Shanghaï a quelques membres de sa famille travaillant dans une imprimerie locale.
Avec leur aide, Guo espère produire des brochures d'exposition à un coût assez bas. Il est persuadé que ses compétences en langue anglaise peuvent l'aider à réussir dans l'industrie.
"Le networking social est un important facteur conduisant au succès commercial," a dit Guo Bing.
Guo Bing a participé à une formation d'une demi année dans un centre de formation à l'emploi de l'Etat, où des experts sont responsables de la préparation des étudiants qui souhaitent démarrer leur propre business.
Et Guo Bing a expliqué que l'insuffisance d'emplois pour les diplômés est la principale raison amenant plus d'étudiants universitaires à créer leur entreprise juste après l'obtention de leur diplôme.
Jiang Ye, vice-directeur du Centre de conseil commercial du district de Yangpu, a dit : "Les lycéens et les étudiants des universités de secondes et troisièmes catégories sont plus motivés (à monter leur business) que leurs camarades des universités de première catégorie, les meilleures."
Jiang a cité l'université des produits marins de Shanghaï comme exemple. La plupart des étudiants universitaires affichent un grand intérêt envers les formations commerciales. Nombreux d'entre eux montent des affaires comme l'élevage et la vente de poissons tropicaux et certaines réussissent bien," a précisé Jiang.
Jiang a ajouté que l'université en question avait créé une équipe de conseil commercial constituée de fonctionnaires du gouvernement et de professionnels. Ils donnent régulièrement des formations aux étudiants qui manifestent de l'intérêt pour la création d'entreprise.
Les parents des jeunes diplômés sont plus disposés à aider leurs enfants à démarrer seul, a montré l'étude.
"Une fois que vous avez obtenu le soutien financier de votre famille, vous avez gagné la bataille finale," a ajouté Guo.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne