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Français>>InternationalMise à jour 21.08.2012 08h49
Paris souhaite étrangler financièrement le régime syrien

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré lundi souhaiter étrangler financièrement le régime de Damas actuel afin de mettre un terme au conflit syrien.

" On essaye de serrer (le président Bachar al-Assad) au cou, si je puis dire, par tous les canaux possibles. Et en particulier, (...) le canal financier", a indiqué M. Fabius au micro de la radio française RTL.

"Songez que la guerre lui coûte un milliard d' euros par mois, il a de moins en moins de réserves", a souligné le chef de la diplomatie française, avant de rappeler que le régime controversé de M. al-Assad bénéficie financièrement de l' appui de la Russie et de l' Iran.

"C' est la raison pour laquelle il y a aussi des discussions qui doivent être menées, au moins avec la Russie", a assuré M. Fabius, privilégiant un recours à Moscou en raison de la difficulté des négociations avec Téhéran, qu' illustre, selon lui, le dossier nucléaire iranien.

Outre l' étranglement financier du régime, le ministre français a évoqué la mise en place de "zones d' exclusion aérienne", comme cela avait été le cas en Libye l' an dernier.

"La grande question qui se pose, c' est évidemment comment éliminer les attaques aériennes (qui font en ce moment) des dégâts épouvantables", a-t-il remarqué, faisant référence aux bombardements menés par l' armée syrienne dans les zones rebelles au régime en place.

Toutefois, " c' est beaucoup plus compliqué (en Syrie qu' en Libye) ", précise M. Fabius, puisque

"les forces de Bachar al-Assad en matière aérienne et anti-aérienne sont très puissantes".

Malgré un "environnement géographique " des plus délicats, M. Fabius a estimé que la France était "aux avant-postes " des trois séries d' action à mener en Syrie, qu' elle soit humanitaire via l' aide apportée aux réfugiés, politique - en aidant à " bâtir à partir de la volonté des Syriens un gouvernement alternatif d' opposition extrêmement large" - ou encore militaire, via des négociations en vue de

l'établissement de zones d' exclusion aérienne.

"On se sent responsable, on va vers les 25.000 morts, on va vers une tragédie épouvantable", a déploré le ministre, de retour d' une tournée dans des pays voisins de la Syrie, où il s' est en particulier intéressé à la situation humanitaire des réfugiés syriens ayant fui les violences dans leur pays.

Source: xinhua

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