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Français>>InternationalMise à jour 13.08.2012 08h11
Les ministres arabes des AE se réuniront dimanche pour discuter de la situation en Syrie (SYNTHESE)

Alors que des combats féroces se poursuivent dans plusieurs régions entre les troupes gouvernementales syriennes et les forces de l'opposition, les ministres arabes des Affaires étrangères doivent se réunir dimanche à Djeddah, en Arabie saoudite, pour discuter de la situation en Syrie. Ils aborderont également la question du remplacement éventuel de l'envoyé spécial conjoint de l'ONU et de Ligue arabe (LA), Kofi Annan, qui a annoncé qu'il démissionnerait à l'expiration de son mandat actuel, le 31 août.

L'ancien secrétaire général de l'ONU a été nommé émissaire de l'ONU et de LA pour la Syrie il y a cinq mois. Son plan de paix en six points, destiné à résoudre la crise en Syrie, a été favorablement accueilli par de nombreuses grandes puissances mondiales, mais n'a pas pour autant réussi à apporter un réel changement sur le terrain, et n'a pu qu'assister avec impuissance à la descente du pays vers la guerre civile.

M. Annan a suggéré que sa démission était motivée par l'absence d'une voix unique de la communauté internationale sur la question syrienne.

Les Etats-Unis et certains autres pays occidentaux ont explicitement demandé la démission du président syrien Bachar al-Assad, et ont recouru à des manœuvres aussi bien diplomatiques qu'économiques pour faire pression sur le gouvernement syrien. En collaboration avec certains pays arabes, ils ont également convenu d'apporter leur aide à l'opposition syrienne.

La Russie et la Chine ont pour leur part insisté sur le fait que tout projet de résolution sur la Syrie devait être équilibré, et stipuler des engagements contraignants aussi bien pour le gouvernement syrien que pour l'opposition. Ces deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ont également clairement exprimé leur opposition à toute intervention militaire extérieure en Syrie.

La Turquie, pays voisin de la Syrie, a reçu samedi un invité américain sur la question syrienne. S'exprimant à l'issue d'une rencontre avec son homologue turc, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, en visite en Turquie, a déclaré que les deux parties avaient décidé de mettre en place un groupe de travail officiel pour renforcer leur coordination militaire et l'échange de renseignements sur la Syrie.

Les deux gouvernements travailleront également sur les détails de plusieurs plans d'urgence, en cas d'éventuelles attaques chimiques lancées par les forces gouvernementales syriennes contre l'opposition, a noté Mme Clinton.

Interrogée sur la possibilité de mettre en place une zone d'exclusion aérienne dans les régions revendiquées par les rebelles syriens, elle a déclaré qu'aucune décision n'avait encore été prise à cet égard.

L'établissement de zones d'exclusion aériennes par les puissances étrangères est considéré comme ayant joué un rôle crucial dans le conflit libyen l'année dernière, et aurait largement aidé les rebelles libyens à renverser Mouammar Kadhafi. Les Etats-Unis et leurs alliés européens n'ont cependant fait aucune déclaration explicite sur une éventuelle implication militaire en Syrie pour le moment.

Après plusieurs jours de combats acharnés dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, les forces gouvernementales semblaient avoir repris le contrôle de plusieurs quartiers, selon les médias officiels du pays.

Une unité de l'armée a ainsi repoussé un "groupe terroriste" qui essayait d'attaquer le centre de Radio et de Télévision dans le quartier d'al-Iza'a ; une autre unité de l'armée a également affronté un groupe armé qui tentait d'attaquer la prison centrale d'Alep, et a tué et blessé un grand nombre d'assaillants au cours des combats, a rapporté SANA, l'agence de presse du gouvernement syrien.

Source: xinhua

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