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Français>>InternationalMise à jour 01.08.2012 08h42
La chef de la diplomatie américaine attendue au Kenya pour discuter de la transition pacifique

La secrétaire d'État des États-Unis Hillary Clinton est attendue au Kenya dans le cadre de sa tournée dans six pays d'Afrique qui débutera mardi à Nairobi, a fait savoir l'ambassade américaine dans la capitale kenyane.

L'ambassade américaine a indiqué dans son communiqué que Mme Clinton discuterait des développements politiques au Kenya à l' approche des élections de mars 2013, avant de poursuivre sa tournée, du 31 juillet au 10 août, par des visites au Sénégal, au Soudan du Sud, en Afrique du Sud, en Ouganda et au Malawi.

Au cours de sa visite au Kenya, la chef de la diplomatie américaine prévoit de rencontrer le président Mwai Kibaki, le Premier ministre Odinga et d'autres responsables gouvernementaux pour démontrer son soutien à des élections nationales transparentes, crédibles, et non-violentes en 2013.

"Pour souligner le soutien des États-Unis à l'achèvement de la transition politique en Somalie d'ici au 20 août, la secrétaire Clinton rencontrera également le président cheikh Charif et d' autres signataires de la Feuille de route vers la sortie de transition", indique ce communiqué. Cette visite survient suite au maintien par la Cour d'Appel de la décision antérieure d'un tribunal inférieur, selon laquelle le pays devrait élire ses nouveaux dirigeants selon la nouvelle Constitution à la date du 4 mars 2013, date précédemment fixée par l'organe électoral. Les partis politiques kenyans ont déjà commencé à se positionner en préparation de cette élection, la première du pays depuis l'adoption de la nouvelle Constitution kenyane en 2010.

Ce pays d'Afrique de l'Est est désormais confronté à un réel risque pour sa stabilité, du fait des défis que suppose la mise en oeuvre de sa Constitution, et en particulier de son système de transfert contesté, et des tensions et divisions suscitées par le mouvement de lutte contre la culture d'impunité en place depuis les violences post-électorales de 2007-2008, et tout cela à l'approche des élections de mars 2013 qui seront les premières menées en application du nouveau régime juridique.

Le pays est également confronté à des défis liés à la résurgence des milices telles que le Mombasa Republican Council ( MRC) et les menaces potentielles posées par les prochaines élections ainsi que les risques internes pour la stabilité que représente la guerre menée à l'extérieur contre le mouvement Al- Shabab en Somalie.

La nouvelle Constitution a été créée dans le but d'éviter une répétition des violences post-électorales passées, également attribuées à l'absence de structure politiques et d'institutions publiques crédibles, tribunaux par exemple.

La nomination d'un nouveau ministre de la Justice, d'un responsable en chef des élections et d'autres fonctions indépendantes élevées figurent parmi les mesures prises pour restaurer la confiance dans les institutions publiques, confiance détruite par les préjugés ethniques.

L'actuel Premier ministre Raïla Odinga et le président Mwai Kibaki se sont opposés farouchement lors de l'élection présidentielle en 2007, ce qui a abouti à 2 mois de violences post- électorales qui ont chassé plus d'un demi-million de personnes.

Ces violences ont également été attribuées à la farouche compétition des différents groupes tribaux pour leur part de la richesse nationale. Une grande partie de ces conflits ont porté sur la répartition des terres et l'accès au pouvoir politique.

"Au cours de ce voyage, la secrétaire soulignera l'engagement politique de Washington présenté par la Directive politique présidentielle, pour renforcer les institutions démocratiques, favoriser la croissance économique, étendre la paix et la sécurité et promouvoir les opportunités et le développement pour tous les citoyens", indique le communiqué.

Mme Clinton devrait aussi, selon les prévisions, soutenir la progression de la feuille de route pour la paix en vue de mettre fin à la transition en Somalie d'ici au 20 août. Des progrès ont déjà été réalisés avec la sélection des 825 membres de l'organe nationale qui se réunira cette semaine pour discuter, voter et adopter une nouvelle Constitution pour ce pays de la Corne de l' Afrique.

Les membres de l'Assemblée nationale constituante (NCA), provenant de tous les clans de Somalie, doivent se réunir pour neuf jours à partir de ce mardi afin de discuter de la nouvelle Constitution provisoire, qui fournira le cadre juridique régissant le fonctionnement des nouvelles institutions fédérales de Somalie après août 2012, date prévue pour la fin de la période de transition actuelle.

L'ONU et la communauté internationale ont déclaré qu'elles offriraient un soutien total à ce processus pour l'achèvement réussi de la transition et à terme la paix durable et la stabilité en Somalie.

Source: xinhua

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