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Français>>InternationalMise à jour 25.06.2012 08h26
Le nouveau président paraguayen défend le gouvernement sur fond de protestations internationales (SYNTHESE)

Alors même que la destitution de Fernando Lugo de la présidence paraguayenne provoque un tollé international, Federico Franco, qui vient de prêter serment comme nouveau président du Paraguay, a déclaré samedi que la passation de pouvoir respectait la Constitution du pays.

Lors d'une conférence de presse, M. Franco a souligné que le changement de président était conforme à la Constitution et aux lois du pays et qu'il allait s'efforcer de faire preuve de son engagement clair en faveur de la démocratie.

Il a reconnu que la situation actuelle était pour lui un sujet de préoccupation et qu'il y avait des problèmes avec la communauté internationale, mais il a noté que le pays avait réagi avec calme sans qu'il n'y ait de protestations.

"Nous allons prendre des contacts avec les pays voisins et je suis sûr qu'ils vont comprendre la situation du Paraguay", a déclaré M. Franco.

M. Lugo a été évincé vendredi par le vote du sénat paraguayen qui lui reproche d'avoir mal géré les affrontements du 15 juin qui ont coûté la vie à au moins huit policiers et neuf fermiers.

Le vice-président Franco, un allié de M. Lugo aux élections mais devenu par la suite un de ses adversaires, a donc accédé à la présidence et restera en fonctions jusqu'à la fin du mandat de M. Lugo l'année prochaine.

La destitution de M. Lugo a suscité des critiques de la part des pays voisins et des organisations régionales.

Samedi, l'Argentine a décidé de rappeler son ambassadeur en poste au Paraguay et la présidente argentine Cristina Fernandez a qualifié de coup d'Etat la procédure de destitution de M. Lugo

Dans la foulée de la décision diplomatique de l'Argentine, le Brésil a également rappelé samedi son ambassadeur au Paraguay pour consultations en réponse à l'éviction du président paraguayen.

Samedi également, le Venezuela, la Bolivie, l'Equateur et Cuba ont déclaré qu'ils ne reconnaîtraient pas le nouveau gouvernement du Paraguay. Le gouvernement cubain a déclaré que la destitution de M. Lugo était un "coup d'Etat parlementaire".

José Miguel Insulza, le secrétaire général de l'Organisation des États américains, a estimé que cette destitution "ne respectait pas la procédure régulière".

Le Chili a abondé dans le même sens en déclarant samedi que l'éviction de M. Lugo "n'était pas conforme pas aux normes minimales d'une procédure régulière".

En revanche, l'ambassadeur allemand au Paraguay, Claude Robert Ellner, a souligné que son pays maintiendrait tous les accords de coopération avec le Paraguay, car il considère que le changement "s'effectue dans le cadre des lois et de la Constitution".

De son côté, le département d'Etat américain a appelé tous les Paraguayens à agir pacifiquement et calmement, en conformité avec les principes démocratiques du Paraguay.

L'Union des nations sud-américaines (Unasur), dont le Paraguay est membre, devrait se réunir la semaine prochaine pour discuter de la situation paraguayenne.

La charte fondatrice de l'Unasur stipule que les pays membres peuvent appeler à des sanctions ou à d'autres mesures afin de rétablir l'ordre dans un autre pays membre dont le système démocratique est menacé.

Source: xinhua

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