Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 15.06.2012 08h13
La Maison Blanche ne considère pas la situation en Syrie comme une guerre civile

Le gouvernement américain a déclaré mercredi qu'elle ne qualifierait pas la situation en Syrie de guerre civile, tout en mettant en garde contre un tel scénario alors que les chances de parvenir à une résolution se réduisent.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney ne dirait pas que la Syrie est au milieu d'une guerre civile, mais " l'administration pense que cette situation (en Syrie) se détériore, et se détériore rapidement".

"Ce que M. Assad fait à son propre peuple est horrible, et la fenêtre pour parvenir à une transition vers un avenir démocratique en Syrie approche de sa fin, et si elle prend effectivement fin, les probabilités d'une large guerre civile sectaire en Syrie seront bien plus élevées", a-t-il déclaré aux journalistes lors d' un point presse ordinaire.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a rejeté mercredi la déclaration officielle de l'ONU estimant que ce pays est dans un état de guerre civile, estimant que la Syrie ne traverse pas une guerre civile mais plutôt une lutte pour éradiquer le terrorisme ainsi que des meurtres.

La veille, le sous-secrétaire de l'ONU pour les opérations de paix Hervé Ladsous a déclaré que la Syrie était dans une situation de guerre civile et que le gouvernement avait perdu le contrôle de "larges sections" de ses villes.

Washington et ses alliés occidentaux pressent depuis longtemps le président syrien Bachar al-Assad de démissionner pour laisser place à un processus de transition politique dans le pays. Ils ont profité d'une récente pointe de violences pour dénoncer le gouvernement syrien et intensifier les pressions sur Damas.

La Russie et la Chine, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, prônent une approche plus équilibrée de la crise syrienne et ont appelé toutes les parties syriennes concernées à abandonner la violence pour ouvrir la voie à une solution négociée.

M. Carney a mis en garde que si les pays n'agissaient pas rapidement pour assurer une transition en Syrie, "nous serons ou aurons une forte probabilité de tomber, dans une situation où la Syrie connaîtrait une guerre civile sectaire susceptible de se propager au-delà de ses frontières, et potentiellement de déstabiliser la région ou d'impliquer d'autres pays dans un type de conflit indirect qui peut être très dévastateur non seulement pour la région mais aussi pour le monde".

Le ministère syrien des Affaires étrangères a accusé mardi Washington d'encourager les groupes terroristes armés à "perpétrer davantage de massacres" dans le pays et "d'ingérence flagrante dans les affaires internes de la Syrie".

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
La Syrie, un nouveau coup de menton de l'Occident
Un plan d'action enthousiasmant
Les relations sino-iraniennes