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Français>>InternationalMise à jour 12.06.2012 13h46
Le Parlement européen s'opposera au projet de modifier la base juridique pour évaluer le fonctionnement de l'espace Schengen (Schulz)

Le président du Parlement européen (PE), Martin Schulz, a promis que son institution lutterait résolument contre le projet des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne (UE), réunis jeudi dernier à Luxembourg, de modifier la base juridique pour évaluer le fonctionnement de l'espace Schengen sans visa, a indiqué lundi le Parlement européen dans un communiqué.

M. Schulz a fait cette remarque à la veille d'une audition du ministre danois de la Justice, Morten Bodskov, dont le pays assume la présidence tournante de l' UE pour les six premiers mois de 2012.

Le ministre danois expliquera mardi matin devant les députés européens le changement de base juridique en faveur de l'article du traité de Lisbonne qui attribue au Parlement européen un rôle décisionnel moins important pour l'évaluation de la manière dont les règles de Schengen sont mises en oeuvre.

M. Schulz a indiqué que, lors d'une conversation téléphonique avec le ministre Bodskov et le président en exercice du Conseil de l'UE, la Première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt, il avait souligné que le Parlement européen mènerait une lutte vigoureuse contre toute tentative visant à atteindre les libertés fondamentales des citoyens européens.

Lors de la réunion du 7 juin des ministres de l'Intérieur de l'UE, tenue à Luxembourg, un compromis a été atteint sur la possibilité pour les Etats de rétablir temporairement les contrôles aux frontières nationales, à des conditions présentées comme "strictes" par les ministres.

Suite à la conclusion de cette réunion, le PE a dénoncé la décision "unilatérale" des ministres de l'Intérieur. "La libre circulation dans un espace sans frontière intérieure est un des piliers de l'UE", a signalé M. Schulz dans un communiqué.

"Cette décision manque de respect à l'égard des pouvoirs du Parlement (européen) et va dans le sens inverse de Schengen", a-t-il estimé.

L' accord conclu lors de ladite réunion prévoit un mécanisme d' évaluation pour prévenir les crises et la possibilité pour les Etats membres de Schengen de rétablir des contrôles à leurs frontières nationales durant six mois, période pouvant être prolongée jusqu' à vingt-quatre mois au total. Cela en raison de "circonstances exceptionnelles" faisant en sorte que le contrôle d' une frontière externe de l' espace sans visa et sans frontières intérieures ne peut plus être assuré.

"Cela doit être en tout dernier ressort, une fois que tout ce qui a été tenté pour remédier à la situation a échoué, et il doit s' agir de circonstances exceptionnelles", a insisté Cecilia Malmström, la commissaire européenne en charge des affaires intérieures.

Schengen est une question sensible au sein de l'UE, notamment en raison de la pression croissante des migrants d'Afrique du Nord depuis le début de l'année dernière suite à la révolution et l'insurrection dans la région.

Après un accord conclu en juin 2011 par les dirigeants de l'UE en vue d'une meilleure gouvernance de Schengen, un projet de réforme a été avancé par la Commission européenne pour mettre en place un contrôle censé être plus efficace afin de garantir la liberté de circulation des citoyens de l'UE et des ressortissants de pays tiers qui voyagent sur son territoire.

Actuellement, l'espace Schengen englobe 26 membres: 22 pays de l'UE (Autriche, Belgique, Danemark, France, Finlande, Allemagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Suède, République tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie et Slovénie) et trois pays associés non membres de l'UE (Norvège, Islande et Suisse), ainsi que le Liechtenstein.

Source: xinhua

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