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Français>>InternationalMise à jour 11.06.2012 09h17
Le drame Schengen hante une Union européenne touchée par la crise

La controverse sur la gouvernance du traité de Schengen a refait surface, les ministres de l'Intérieur des 27 pays membres de l'Union européenne (UE) ayant accepté jeudi de permettre aux pays membres de Schengen de réintroduire temporairement les vérifications aux frontières dans des cas extrêmes tels que l'afflux soudain de migrants.

Les mesures, annoncées lors de la réunion de ministres au Luxembourg qui s'achève vendredi, ont rencontré une opposition immédiate de la part des institutions de l'UE.

Les tensions concernant les contrôles internes aux frontières en Europe existent depuis des années, alimentées par un afflux d'immigrants des pays d'Afrique du Nord au printemps dernier. Cette situation a entrainé des demandes de la part de certains Etats membres de l'UE de réformer le traité de Schengen.

Le Traité de Schengen, qui garantit la libre circulation des personnes dans 26 pays européens, est actuellement examiné pour y opérer de potentiels amendements. Il est de plus en plus critiqué à cause des crimes transfrontaliers et de l'immigration illégale dans le contexte économique difficile que connait l'Europe.

D'après les nouvelles règles discutées par les ministres de l'Intérieur, un membre de Schengen peut réintroduire des vérifications aux frontières pendant six mois maximum dans des circonstances exceptionnelles.

Les régulations actuelles ne permettent que des contrôles internes aux frontières en cas de terrorisme ou de menaces pour la sécurité dans des contextes de grands événements sportifs ou politiques.

Saluée par la France et l'Allemagne, la décision a provoqué la colère de Bruxelles. Le président du parlement européen, Martin Schulz, s'est dit très déçu face au "comportement unilatéral et contre-productif" du Conseil de la Justice et des Affaires intérieures du Luxembourg.

"Cette décision manque de respect à l'égard des pouvoirs du parlement et va dans le sens inverse de Schengen", a déclaré M. Schulz dans un communiqué.

Le parlement européen sera consulté avant l'adoption des nouvelles mesures.

La Commissaire des Affaires intérieures de l'UE, Cecilia Malmstrom, a également déclaré qu'elle était déçue du "manque d'ambition européenne entre les Etats membres".

La Commission européenne, bras exécutif de l'UE, avait proposé plus tôt que les membres de Schengen soient autorisés à fermer les frontières pendant cinq jours en cas de pression exceptionnelle, mais demandent l'approbation en plus haut lieu pour des périodes plus longues.

Source: xinhua

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