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Français>>InternationalMise à jour 07.06.2012 13h38
Sida : l'ONUSIDA prône un nouveau partenariat avec les pays émergents

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a exhorté mercredi les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) à établir un " nouveau partenariat" avec les pays émergents pour un transfert de savoir-faire et de technologie dans la lutte contre le VIH/Sida en Afrique.

S'exprimant devant les chefs d'Etat et de gouvernement participant au 16e sommet de l'Uemoa à Lomé, M. Sidibé a souligné la nécessité d'explorer "un nouveau partenariat avec les pays émergents que ce soient le Brésil, l'Inde et la Chine" pour transférer la technologie, la connaissance et le le savoir pour commencer à le faire.

Il a aussi évoqué l'importance de nouveaux mécanismes de financement des programmes de lutte en Afrique pour réduire la dépendance vis-à-vis du Fonds mondial et du Fonds américain de lutte contre le sida.

Il a déploré que les molécules de première ligne avec des risques sur les reins continnuent d'être utilisés en Afrique dans le traitement du VIH/Sida, pendant que l'Occident est à la deuxième ou troisième ligne de ces médicaments.

"Je souhaiterait que l'Afrique produise les médicaments", a dit le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, relevant que près de 90% des médicaments utilisé en Afrique dans le traitement du VIH/Sida proviennent de l'Inde pendant que la production de ces médicaments présente un enjeu économique et qu'en 2015, le secteur du médicament représentera environ 1.000 milliards de dollars sur lesquels l'Afrique ne représente que 1% de ce marché.

"Nous avons besoin de produire ce médicament pour nous permettre justement de nous positionner sur ce marché sur le long terme", a dit à cet effet, M. Sidibé, déplorant que 90 à 95% de la recherche en développement se produit en déhors de l'Afrique.

Les efforts dans la lutte contre la VIH/Sida ont produit des résultats satisfaisants avec également une réduction de la transmission de la mère à l'enfant et un passage de moins de 50. 000 personnes sous traitement en 2005 à plus de 6 millions aujourd'hui.

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA parle de progrès mais de " progrès fragiles", soulignant que près de 36 pays africains ont pu stabiliser la pandémie et qu'il y a une réduction de près de 600. 000 le nombre de décès dû au VIH.Sida.

Michel Sidibé a estimé qu'aujourd"hui en Afrique, on peut, avec 75.000 F Cfa, stopper la transmission du VIH/Sida de la mère à l'enfant, pendant qu'il faudrait 300.000 dollars pour maintenir en vie un enfant infecté.

Source: xinhua

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