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Français>>InternationalMise à jour 08.05.2012 11h25
France : la gauche comme la droite visent les élections législatives après la présidentielle (SYNTHESE)

Les principaux partis français, à gauche comme à droite, visent désormais les élections législatives en juin, ayant tourné la page de la présidentielle, qui est parvenue à l'élection dimanche de François Hollande avec 51,62 % des voix.

"Il faut donner une majorité au président de la République", a lancé M. Hollande, dans la nuit de dimanche à lundi, lors d'un rassemblement à la Bastille à Paris.

"Je veux vous demander de ne pas vous démobiliser, il y a encore beaucoup à faire dans les mois qui viennent, et d'abord donner une majorité au président de la République", a dit le président élu, faisant allusion aux élections législatives, prévues du 10 au 17 juin.

"Pour gouverner, il faut une majorité nette. J'en appelle à la mobilisation de tous ceux qui veulent le changement", a souligné le directeur de la communication de François Hollande, Manuel Valls.

"Il y a une loi d'airain qui s'est toujours affirmée jusqu'à présent qui était que le président élu trouvait dans les élections législatives une majorité. Et cela doit être la même chose cette fois-ci", a relevé Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande.

Conformément à la Constitution française de 1958, le chef de l'Etat assure la représentation de la France à l'étranger et décide de l'orientation de la politique étrangère, alors que le Premier ministre assure la gestion des affaires intérieures.

Selon la même constitution, un Premier ministre français, nommé par le chef de l'Etat, est issu du parti politique ayant obtenu la majorité des élus à l'assemblée nationale. Il peut, ainsi que son gouvernement, être du même groupe politique que le président, ou appartenir à son opposition, ce qui met dans ce cas le pouvoir exécutif en situation de cohabitation.

Pour l'Union pour un mouvement démocratique (UMP), parti du président sortant Nicolas Sarkozy, son objectif consiste à éviter que tous les pouvoirs soient entre les mains des socialistes : la présidence de la République, une majorité des régions, des départements, des grandes villes.

"L'heure est à la mobilisation maintenant" en vue des élections législatives de juin, a estimé le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, jugeant qu'il "n'est pas bien de donner tous les pouvoirs à la gauche".

La porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, a quant à elle souhaité lundi que l'UMP s'assure d'une majorité la plus large possible aux élections législatives pour "rééquilibrer" les pouvoirs, après l'arrivée de François Hollande à l'Elysée.

"Je rêve d'un rééquilibrage à l'occasion des législatives. Ce serait inédit en France que tous les pouvoirs soient aux mains d'un seul parti, en l'occurrence les socialistes", a dit Mme Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l'Energie et du Développement durable.

L'UMP doit relever aussi le défi lancé par Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), qui avait obtenu 17,9% des suffrages exprimés au premier tour de la présidentielle du 22 avril, se classant juste derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Le FN est un parti politique nationaliste fondé en 1972 par le père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen. La plupart des observateurs politiques situent le parti à l'extrême droite de l'échiquier politique, mais la formation récuse elle-même cette appartenance. Du milieu des années 1980 à 2007, le parti politique représentait entre 11% et 18 % de l'électorat français au niveau national.

Avec un bon score à la dernière présidentielle, ce parti, peu représenté au Parlement français, cherche une place au sein de l'Assemblée nationale dans une recomposition possible de la droite, après l'échec de Nicolas Sarkozy.

Source: xinhua

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