Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 04.05.2012 15h37
Présidentielle française 2012 : suspense après le premier tour de vote

Le premier tour de vote de l'élection présidentielle française de 2012 vient enfin de prendre fin et tout comme il l'est prévu ce sont le candidat de la gauche le socialiste François Hollande et celui de la droite le Président sortant Nicolas Sarkozy de l'UMP (Union pour un Mouvement populaire) qui ont réussi à accéder au deuxième tour et qui s'affronteront le 6 mai prochain pour disputer la victoire et devenir ainsi le prochain Président de la République française. En tant que candidat de la gauche, François Hollande a obtenu 28,63% d'intentions de vote contre 27,18% pour son rival de la droite, ce qui fait que le premier dispose actuellement d'une avance de 1,45 point de pourcentage sur le deuxième.

Il faut reconnaître que les résultats du premier tour de vote ne sont pas tellement favorables ni avantageux pour Nicolas Sarkozy qui doit décupler ses efforts afin d'essayer de retourner la situation et de pouvoir remporter la victoire au deuxième tour. Alors comment doit-il agir et quelles dispositions doit-il prendre ? Son seul secours viendra peut-être des électeurs qui avaient donné leurs voix aux deux candidats malheureux battus au premier tour afin qu'ils le soutiennent au deuxième tour en se tournant vers lui et en lui accordant leur voix. Les deux candidats malheureux sont Marine Le Pen, Présidente du Front national de l'extrême droite et François Bayrou du Mouvement démocrate (MoDem), lequel est un parti politique français du centre.

De toute évidence, il n'y a eu aucun suspense au premier tour de vote, car tout le monde a une idée claire de ses résultats et savait parfaitement les deux partis politiques qui en sortiront vainqueurs. Toutefois, il y a eu quand même une assez grande « surprise » lors du premier tour de vote : le Front national de l'extrême droite a réussi, contrairement à toute attente, à réaliser une percée en se placer au troisième rang en obtenant 17,9% d'intentions de vote, ce qui est un exploit sans précédent pour ce parti politique nationaliste français fondé en octobre 1972 par Jean-Marie le Pen, le père de son actuelle présidente, et qui était son premier président. Ce score de vote est même meilleur que celui réalisé en 2002 par le père et qui était de 16,86%. Le Front national représente le courant ultranationaliste français qui incite la population française à la xénophobie, à l'exclusivisme et à l'hostilité aux étrangers et qui insiste sur la « priorité aux Français ». Ses membres sont composés surtout de patrons de PME (petites et moyennes entreprises) et lors des élections législatives de 1986, il a réussi pour la première fois à accéder à l'Assemblée nationale. Lors des élections présidentielles de 2002, la victoire de son président du moment Jean Marie Le Pen au premier tour a bouleversé profondément la scène politique française, de même que la scène politique européenne. Devant cette situation désastreuse, la droite et la gauche françaises ont été obligées de s'allier et de réunir leur force pour battre ce dernier au deuxième tour. Ces dernières années, le Front national a regagné le terrain qu'il avait perdu grâce aux difficultés et aux problèmes économiques et sociaux qui rongent actuellement le pays. Quant à Marine Le Pen qui est âgée de 43 ans et qui est la benjamine des trois filles de Jean Marie Le Pen, elle a succédé à son père en réussissant en janvier 2011 à être élue, avec un grand nombre de voix, présidente du Front national, devenant ainsi le deuxième président de ce parti. Dès après son entrée en fonctions, elle met l'accent tout particulièrement sur le républicanisme, essayant par là de présenter un tout nouvel image de son parti. Selon des analystes, lors du premier de la présente élection présidentielle, nombreux étaient les électeurs frustrés dans leur espérance dans Nicolas Sarkozy, et surtout des jeunes, qui avaient voté pour elle.

Après avoir connu les résultats du premier tour de vote, le candidat de l'UMP a tout de suite tendu le rameau d'olivier aux partisans du Front national. Dès le lendemain du vote, il leur a lancé un appel en disant qu'il est nécessaire de « respecter » le choix des électeurs du FN et qu'il faut leur « donner une réponse ». Par conséquent, avant le deuxième tout de vote, il est d'une grande importance pour Nicolas Sarkozy de déployer tout son charme pour essayer d'amadouer et de séduire les sympathisants du FN afin qu'ils se tournent vers lui et lui donnent leur appui et leur soutien au deuxième tour. Maintenant, le problème clé réside dans la réaction de Marine Le Pen et dans la réponse qu'elle va donner. Selon les observateurs, d'après le principe appliqué jusqu'ici par le Front national, il est à peu près impossible que cette dernière donne l'ordre à ses partisans de donner leur appui à quiconque au deuxième tour et il serait plutôt possible qu'elle leur demande de s'abstenir. Cependant certains des observateurs politiques pensent que seulement la moitié des sympathisants du FN se soumettraient à elle, tandis que la plupart de l'autre moitié se tournera peut-être vers le candidat de l'UMP qui est également de la droite, ce qui signifie que même si ce dernier aurait la chance d'obtenir le soutien des partisans du FN qui lui donneront leurs voix, ce ne serait qu'une petite partie de ceux-ci.

Il est également important pour Nicolas Sarkozy de chercher à gagner les bonnes grâces de François Bayrou, le leader du Modem qui refuse de donner une "consigne de vote générale", car pour le moment celui-ci se creuse la tête pour peser le pour et le contre et refuse de se prononcer. Toutefois selon des observateurs, ce dernier ne fait pas encore connaître son avis, mais dès qu'il se décide, il sera tout à fait possible que sa décision soit le « partage en trois », c'est-à-dire que le tiers de ses partisans donnent leurs voix à Nicolas Sarkozy, l'autre tiers à François Hollande et le reste des tiers se prononce pour l'abstention. Cette façon d'agir répond au principe du centrisme dont la position se situe politiquement au centre et qui cherche à complaire à tous. Au premier tour de vote, François Bayrou a gagné 9,13% des voix et dans le cas où parmi elles, le tiers se tournerait vers le candidat de la droite, il serait alors compensé par l'autre tiers qui irait au candidat de la gauche, ce qui signifie que Nicolas Sarkozy n'aurait pratiquement aucun avantage à recevoir du candidat centriste.

Pour ce qui est de François Hollande, en dehors de son avance sur son rival de la droite au premier tour du vote, il est à peu près sûr qu'au deuxième tour les sympathisants du Front de gauche présidé par Jean-Luc Mélenchon et d'Europe Ecologie dirigée par Eva Joly qui ont respectivement remporté 11,10% et 2,31% des voix. Quant à Jean-Luc Mélenchon qui travaille de tout son cœur à la « perte » et à la « défaite » de Nicolas Sarkozy, il est certain qu'il donnera tout son appui au candidat de la gauche François Hollande, ce qui signifie que les quelques 3,9 millions de voix qu'il avait obtenues au premier tour se tourneront vers ce dernier au deuxième tour. En dehors de cela, François Hollande déploie beaucoup d'efforts pour tâcher de s'assurer le soutien des électeurs du centre. Dernièrement, il s'est efforcé même de gagner la sympathie des électeurs de l'extrême droite. Car pour lui, même si certains des électeurs s'abstiennent au deuxième tour, la situation serait profitable et avantageuse pour lui.

Quant à Nicolas Sarkozy, il a déclaré qu'il est armé d'une volonté de fer et qu'il agira de « façon surprenante et sensationnelle ». Alors quelle sera en fin de compte cette « action surprenante et sensationnelle » ? Personne ne le sait pas encore et on l'attend pour voir. De toute façon, les résultats du premier tour de vote ont provoqué dans l'élection présidentielle 2012 un peu de suspense dont l'élucidation dépend quelque peu de la position et de l'attitude des sympathisants du Front national, c'est-à-dire que parmi ces derniers, combien donneraient leurs voix à Nicolas Sarkozy. La France qui fait face actuellement à une situation économique et sociale sérieuse, grave et pénible, il est inadmissible que son avenir politique doit être décidé par le Front national qui est un parti politique ultranationaliste dont l'on faisait fi autrefois et qui est apprécié et estimé maintenant en France. Cela mérite d'être tourné en ridicule et l'on ne peut s'empêcher de réfléchir sur la réalité de la société française empreinte d'apathie, d'inertie et de perplexité.

(Auteur de cet article : Ren Yaqiu)

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
Une nouvelle dynamique pour les relations Chine-UE
La Chine s'engage à doubler le volume de son commerce avec l'Europe de l'Est et Orientale
L'armée chinoise s'engage solennellement à défendre le territoire