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Français>>InternationalMise à jour 01.05.2012 11h54
France/Présidentielle: une dernière semaine de campagne décisive

Alors que le second tour de la présidentielle française doit se tenir dans six jours, dimanche prochain, la tension monte d'un cran entre les deux derniers candidats en lice, le président sortant Nicolas Sarkozy et le socialiste François Hollande.

C'est donc une dernière semaine de campagne décisive qui s'amorce. Elle devrait être marquée par deux dates importantes : la Fête du travail du 1er mai et le débat télévisé qui doit confronter dès le lendemain, mercredi 2 mai, les deux prétendants à l'Elysée.

Après avoir participé à un meeting à la même heure dimanche – l'un, M. Sarkozy (UMP, droite) était à Toulouse (Sud de la France), tandis que l'autre, M. Hollande, se trouvait à Bercy (Paris), les deux rivaux entament leur dernière ligne droite avant le verdict des urnes.

Se déroulant à cinq jours de l'échéance électorale, le 1er mai revêt cette année une coloration très politique, le président sortant et candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, ayant annoncé il y a une semaine l'organisation ce jour-là d'un « grand rassemblement » place du Trocadéro, à Paris.

L'annonce de M. Sarkozy avait fait des remous, car il avait affirmé vouloir célébrer « le vrai travail », par opposition sans doute à l'assistanat d'une partie de la population qui « profiterait » de la couverture sociale du pays.

Le PS avait alors dénoncé une formule « ambiguë » opposant les Français entre eux, tout en ironisant sur un chef d'Etat qui serait « tout à fait fondé à organiser la fête du vrai chômage, compte tenu de son bilan », en référence aux chiffres calamiteux de son quinquennat à cet égard.

Le président-candidat est finalement revenu sur cette formulation « malheureuse » et parle désormais de « vraie fête du travail ».

Le choix du 1er mai n'est pas anodin, puisque les militants du FN, le parti d'extrême-droite dont la candidate, Marine Le Pen, a obtenu 17,9% des voix au premier tour de la présidentielle, organisent traditionnellement ce jour-là un défilé à Paris en hommage à Jeanne d'Arc, figure emblématique de l'Histoire de France dont les frontistes ont fait leur symbole.

En effet, l'enjeu de cet entre-deux-tours est, pour M. Sarkozy, de réussir à obtenir les votes des sympathisants FN (17,9% des voix au premier tour), mais aussi ceux des centristes du MoDem (9, 13% des électeurs).

« François Hollande défilera derrière les drapeaux rouges de la CGT (centrale syndicale française ayant appelé à voter « contre » M. Sarkozy), qui divisent la France, et, moi, je serai devant une marée de drapeaux tricolores », a martelé, dimanche lors de son meeting toulousain, le président sortant qui n'a pas hésité à prendre des accents nationalistes.

Cependant, le candidat socialiste et favori des sondages, M. Hollande, a rappelé lundi matin à son rival de droite qu'il n'avait nullement l'intention de participer au défilé du 1er mai, estimant que cette critique est « un non-sens » et qu'il s'agissait d'une « fête républicaine » devant rassembler « tous les travailleurs ».

L'aspirant PS à la présidence a annoncé qu'il serait à Nevers ( centre de la France), mardi 1er mai, afin d'y commémorer le décès de l'ex-Premier ministre socialiste français, Pierre Bérégovoy, disparu en 1993.

Les chemins des deux candidats doivent cependant se croiser, mercredi 2 mai, puisqu'ils participeront à cette date au traditionnel débat télévisé de l'entre-deux-tours, exercice obligé de toute campagne présidentielle française.

Source: xinhua

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