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Français>>InternationalMise à jour 27.04.2012 08h59
L'Europe Centrale et Orientale, un gros potentiel encore inexploité

Les économies d'Europe Centrale et Orientale sont aujourd'hui une destination attrayante pour les entreprises chinoises désireuses d'« aller à l'étranger ».

Les pays d'Europe Centrale et Orientale ont connu une transformation complète depuis les années 1980, caractérisée par la privatisation, la déréglementation et la marchandisation, et la mise en œuvre de politiques de stabilisation et de démocratisation politique.

Les pays d'Europe Centrale ont connu une croissance économique rapide, en particulier depuis leur adhésion à l'Union Européenne et, dans un certain nombre de pays de la CEE, le PIB par habitant a atteint plus de 10 000 Dollars US. Le Fonds Monétaire International a d'ailleurs classé la Slovénie, la Slovaquie et l'Estonie, tous membres de la Zone Euro, parmi les économies avancées.

Mais, depuis leur transition, le développement économique des pays d'Europe Centrale s'est montré déséquilibré et il s'est appuyé de manière significative sur des investissements en provenance des pays de l'Europe de l'Ouest et du Nord. La structure macro-économique de nombreux pays de l'UE est caractérisée par un taux élevé de croissance et un niveau élevé de la dette extérieure. En dépit de leurs réalisations économiques, la croissance économique des pays d'Europe Centrale montre des faiblesses importantes.

La fragilité des économies des économies de l'UE a été exposée de manière très claire par la crise financière mondiale et la crise de la dette souveraine de la Zone Euro, comme l'ont montré leur déficit courant, leur taux de chômage et leur dette extérieure, tous d'un niveau élevé. Les faiblesses intrinsèques des pays d'Europe Centrale ont été amplifiées par les effets de la crise, ce qui fait que ces pays sont soumis à la pression de difficultés budgétaires et fiscales.

En outre, comme les pays d'Europe Centrale sont allés chercher du financement auprès des marchés de capitaux mondiaux, ils sont sous la pression du financement de leur dette et sont donc soumis à leurs propres crises de dette souveraine. Les pays de l'UE sont pris dans un choix entre des politiques expansionnistes pour stimuler leurs économies, des politiques de subventions aux chômeurs en vue d'assurer la stabilité sociale, ou des politiques visant à alléger le fardeau de la dette.

Compte tenu de la situation macro-économique, accepter des investissements des entreprises chinoises est une méthode applicable et efficace pour que les pays d'Europe Centrale puissent lutter contre le ralentissement économique. D'une part, les investissements des entreprises chinoises contribuent à la réduction du volume de la dette ; d'autre part, les activités d'investissement des entreprises chinoises sur les marchés Europe Centrale et Orientale peuvent stimuler leurs économies et donner un coup de fouet à l'emploi.

Ces dernières années, les entreprises chinoises ont commencé à orienter leurs investissements vers les économies étrangères et ont procédé à un nombre considérable de fusions et acquisitions à l'étranger. Il s'agit là d'un choix inévitable pour les entreprises chinoises qui ont accumulé des capitaux substantiels, alors que le marché intérieur est devenu progressivement saturé. Le rythme des investissements à l'étranger s'est accéléré au cours des dernières années à mesure que le Gouvernement Central a commencé à plaider pour que les entreprises nationales se lancent sur la scène mondiale.

Par rapport aux investissements en provenance des pays développés, les investissements en provenance de Chine sont caractérisés par des industries manufacturières à faibles coûts et à forte main d'œuvre. Ce genre de projets d'investissements convient bien aux marchés d'Europe Centrale et Orientale car ils utilisent une technologie soit localisée soit à petite échelle.

En outre, les investissements directs dans les pays d'Europe Centrale sont propices à l'amélioration du déficit dans les relations commerciales sino-européennes, les produits traditionnellement exportés pouvant être fabriqués dans les pays locaux. Le commerce sino-CEE devrait ainsi être encouragée en tant que commerce intra-régional, dans le cadre de l'architecture de marché commun de l'UE.

Les liens économiques entre la Chine et l'Europe Centrale et Orientale se sont renforcés ces dernières années, la Chine et les pays d'Europe Centrale ayant connu une croissance économique rapide. Le volume du commerce bilatéral a augmenté de manière significative ces dernières années et la Chine est devenue l'un des principaux importateurs et l'une des principales sources d'investissements étrangers pour les pays d'Europe Centrale. S'agissant des investissements bilatéraux, il y a encore beaucoup de potentiel à exploiter. L'agriculture, l'exploitation minière, l'industrie mécanique, l'électronique, l'électroménager, l'automobile, les télécommunications, l'aviation et la construction d'infrastructures sont des projets d'investissement attrayants pour les entreprises chinoises.

Les pays de l'UE devraient donc mettre en œuvre des politiques d'investissement préférentielles pour attirer les investissements chinois. Dans le même temps, il y a également là une opportunité historique de « sortie » pour les entreprises chinoises.

L'auteur est professeur assistant à l'Institut des Etudes Russes, d'Europe de l'Est et de l'Asie Centrale à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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