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Français>>InternationalMise à jour 20.04.2012 13h22
Des attentats meurtriers frappent 6 provinces irakiennes, faisant 43 morts

Des attentats meurtriers ont frappé six provinces irakiennes jeudi, faisant au moins 43 morts et près de 155 blessés, dans ce qui semble être une tentative de groupes insurgés pour déstabiliser le pays et miner la confiance dans le gouvernement irakien.

L'une des plus meurtrières de ces attaques a frappé dans la matinée le faubourg de Kazimiya dans le nord de Bagdad, la capitale, lorsqu'une voiture chargée d'explosifs et garée près d' un hôtel a explosé, tuant trois personnes et en blessant 20 autres.

Une autre voiture piégée a explosé dans le centre de cette même ville au passage du convoi du ministre irakien de la Santé, Majid Hamad Amin Jamil, d'ethnie kurde, sur la place d'al-Talaie, un attentat qui a tué deux des gardes du corps du ministre et blessé quatre autres personnes.

M. Amin a réchappé à l'attentat sain et sauf, a indiqué la police.

Une troisième voiture et trois autres explosions en bord de route ont frappé la capitale, tuant un total de six personnes et en blessant quelque 29 autres.

Près de Bagdad, un kamikaze a fait sauter son véhicule chargé d'explosif contre un point de passage militaire dans la ville de Tarmiyah, à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale, tuant un soldat et en blessant six autres.

Dans un incident distinct, un kamikaze s'est fait sauter avec une veste chargée d'explosifs dans le district industriel de Taji, à une vingtaine de kilomètres au nord de Bagdad, tuant cinq personnes et en blessant neuf autres.

Dans la région de Taji également, deux bombes en bord de route ont explosé, tuant un civil et en blessant cinq autres.

D'autres attentats ont également frappé les provinces de Salah ad-Din, dans le centre-nord du pays, de Diyala dans l'est et de Kirkouk, territoire multiethnique contesté dans le nord, ou encore de Nineveh dans le nord également.

Cette nouvelle vague de violences a suscité une condamnation immédiate des politiciens irakiens, dont le président du Parlement Oussama al-Noujaifi. M. Noujaifi a mis en garde que de telles attaques montrent que certaines parties, qu'il n'a pas souhaité nommer « tentent d'exploiter les crises internes pour attaquer l' unité national, et essaient de provoquer les conflits sectaires et racistes entre les composantes de la société irakienne ».

Le porte-parole du commandement militaire de Bagdad, le colonel Dhia al-Wakil, a déclaré dans un communiqué posté sur le site Web du ministère de l'Intérieur que « l'objectif de ces attentats coordonnés est d'envoyer un message des gangs terroristes disant qu'ils sont toujours en vie et qu'ils n'ont pas encore totalement perdu la guerre contre les forces de sécurité irakiennes ».

Pour sa part, la porte-parole du bloc parlementaire Iraqia, Maysoon al-Damaluji, a tenu le Premier ministre Nouri al-Maliki responsable, en tant que commandant en chef des forces armées irakiennes, de la faiblesse et de la futilité des mesures de sécurité qui devaient éviter les bains de sang dans le pays.

« La poursuite de la dégradation de la sécurité dans le pays est une conséquence inévitable de l'échec des responsables à superviser la question de la sécurité », a-t-elle dit.

Les violences, marquées à l'occasion par des attentats de plus grande ampleur, restent communes dans les villes irakiennes malgré la réduction spectaculaire des violences au cours de ces dernières années.

Source: xinhua

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