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Français>>InternationalMise à jour 26.03.2012 09h11
Crise iranienne : la politique « deux poids deux mesures » des Etats-Unis

Une fois de plus les États-Unis tentent de peser de tout leur poids et d'imposer leur vision unilatérale aux autres pays.

Les Etats-Unis ont en effet imposé de nouvelles sanctions sévères à la fin de l'année dernière, dans le but d'empêcher les autres pays d'importer du pétrole iranien et de procéder à des transactions avec la banque centrale iranienne afin de réduire les recettes pétrolières de ce pays qui, selon les Etats-Unis aident l'Iran à financer son programme d'armes nucléaires.

Cependant, mardi, Washington a annoncé qu'il allait exempter le Japon et dix pays européens de ces sanctions, au prétexte que ces pays ont « fortement réduit » leurs importations de pétrole en provenance de la République islamique.

Ces nations d'Europe et le Japon sont tous liés par une alliance avec les États-Unis.

Mais dans le même temps, dans une manifestation caractérisée du système du double critère dont ils se servent dans leur quête hégémonique, les Etats-Unis continuent de faire pression sur douze autres pays, dont la Chine et l'Inde, afin qu'ils réduisent leurs importations de pétrole iranien.

Les Etats-Unis n'ont pas le droit d'imposer leur volonté à d'autres pays de cette manière. Ce n'est que justice que la demande présomptueuse des États-Unis, demandant à ce que la Chine cesse de commercer avec l'Iran reçoive une forte opposition de la Chine en réponse.

Comme de nombreux pays dans le monde, la Chine a maintenu des liens normaux, ouverts et transparents avec l'Iran dans les domaines économique, commercial et de énergétique, et elle importe -légalement- du pétrole iranien par les voies normales.

Comme le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères chinois Hong Lei l'a souligné mercredi, la Chine importe du pétrole en fonction des besoins de son développement économique, sans violer la moindre résolution de Conseil de Sécurité des Nations Unies ni porter atteinte aux intérêts des tiers.

La décision des États-Unis de sanctionner les banques étrangères qui procèdent à des importations de pétrole avec la banque centrale iranienne, mise en œuvre à la fin de l'année dernière, avait tout simplement demandé aux dix nations de l'Union Européenne et au Japon de transférer une plus grande partie de leur demande en pétrole vers d'autres pays. Cela n'a eu pour résultat que de restreindre l'offre mondiale en pétrole et de faire monter les prix du précieux liquide, ce qui fait peser une menace sur un produit nécessaire à la croissance mondiale.

La hausse des prix du pétrole a durement frappé tous les pays, même les États-Unis, où les consommateurs ont dû supporter tout le poids d'une hausse de 20 % des prix du pétrole depuis décembre dernier.

De son côté, Téhéran réfute les accusations selon lesquelles son programme nucléaire est mené à des fins militaires.

Les sanctions ne sont pas la solution à la crise nucléaire iranienne. Ce n'est que par le dialogue et la coopération qu'elle pourra être résolue de manière appropriée.

Toutes les parties concernées devraient donc adopter des mesures constructives et entamer un dialogue durable sur cette question, et cela dès que possible.

Source: xinhua

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