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Français>>InternationalMise à jour 29.02.2012 13h36
Le Parlement grec approuve de nouvelles coupes budgétaires

Le Parlement grec a adopté mardi soir une nouvelle série de coupes budgétaires pour assurer le déblocage d'un second plan d'aide visant à éviter un défaut de paiement en mars, a annoncé le vice-président du Parlement grec Grigoris Niotis.

Le projet, qui comprend notamment des coupes dans les retraites les plus élevées de la fonction publique, dans les salaires des dirigeants de collectivités locales et des fusions d'organismes publics de recherche, était soutenu par les partis de la coalition du gouvernement par intérim de Lucas Papademos et a été approuvé par 202 députés sur les 283 qui étaient présents lors du vote, l'un d'entre eux s'étant abstenu et 80 ayant voté contre.

Les nouvelles réductions sur les retraites principales et complémentaires, allant de 12 à 20%, les gels et baisses sur les salaires des fonctionnaires et une réduction de 22% du salaire mensuel minimum dans le secteur privé avec effet rétroactif à partir de mi-février, comme cela a été décidé mardi lors d'une réunion du cabinet, sont des mesures qui ont pour but de réduire les déficits et de renforcer la compétitivité.

Ces mesures, qui représentent 3,2 milliards d'euro (4,3 milliards de dollars) , font partie des "actions préalables" requises par les bailleurs de fonds internationaux avant le déblocage des 130 milliards d'euros d'aide, qui font suite à un précédent plan de sauvetage déjà accordé en mai 2010 pour faire face à la grave crise de la dette.

Les dirigeants de l'Union européenne (UE) doivent examiner cette semaine à Bruxelles l'avancement de la Grèce en ce qui concerne les prérequis du programme de sauvetage conclu plus tôt en février et l'application d'un plan d'accompagnement destiné à alléger le poids de la dette grecque faisant appel à la participation du secteur privé, communément appelé plan PSI (Private Sector Involvement).

Avant cette réunion des dirigeants de l'UE, la Grèce s'empresse de ratifier les dernières mesures d'austérité et réformes exigées, tandis que les Parlements de certains pays européens doivent de leur côté donner leur feu vert au plan d'aide financière. Pour sa part, le Parlement allemand a d'ores et déjà donné son accord lundi dernier.

La Grèce, criblée de dettes, fait face à des pressions accrues pour obtenir les fonds de sauvetage qui doivent lui permettre de couvrir le remboursement obligataire de 14,5 milliards d'euros le 20 mars et ainsi éviter un effondrement financier qui pourrait avoir des répercussions importantes sur l'euro et l'économie mondiale.

L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a abaissé lundi soir les notes de la dette souveraine à long terme et à court terme de la Grèce en les faisant entrer dans la catégorie "défaut de paiement sélectif" (SD) ou "défaillance partielle", après avoir constaté un défaut de paiement dans l'opération d'effacement de la dette grecque lancée vendredi dernier.

Source: xinhua

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