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Français>>InternationalMise à jour 27.02.2012 16h50
Les déboires de DSK auront-ils une fin ?

Il est tout à fait possible pour quelqu'un qui s'est exposé à des mésaventures, lesquelles lui font éprouver une grande déconvenue, de rencontrer d'autres ennuis et d'autres déboires qui le plongent dans de nouveaux embarras. Les médias français viennent de dévoiler que le syndicat CUSU (Cambridge University Student's Union) a lancé une pétition contre la venue de Dominique Strauss-Kahn (DSK) dans le cadre d'une conférence donnée au sein de la prestigieuse université britannique, car il a été prévu que l'ancien patron du Fonds monétaire international doit exposer ses vues, le 9 mars, sur "l'état de l'économie mondiale". La section femmes du syndicat CUSU a demandé alors de retirer l'invitation en faisant publier le 24 février la pétition qui comptait 355 signatures, car selon elle, cette invitation offre à DSK "une tribune pour s'exprimer (...) alors que les personnes qui ont survécu à des agressions sexuelles sont ignorées".

L'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), qui fut également ministre de l'économie et des finances sous Lionel Jospin, est très connu en Chine, car ses frasques et ses fredaines sont au su et au vu de tous. En mai dernier, il a été inculpé par les autorités policières new-yorkaises pour agression sexuelle d'une femme de chambre au Sofitel de la ville, une affaire scandaleuse qui lui a notamment coûté son poste au FMI, car il a été obligé de se démettre de ses fonctions au sein de cette organisation internationale. Suite à l'abandon des charges pénales contre lui, il a pu regagner la France sa patrie. Entre-temps, il avait effectué son retour sur la scène publique à l'occasion d'un forum économique à Pékin, mi-décembre dernier. Toutefois, ses déboires judiciaires avaient repris avec l'affaire dite "du Carlton" de Lille, en France, dans laquelle il a été entendu en début de semaine par la police judiciaire lilloise. D'après les reportages publiés par les médias locaux, l'ancien patron du FMI aurait pris part à des soirées libertines, notamment à Paris et à Washington. Les enquêteurs cherchent à déterminer s'il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées, car ce qui était certain, c'est que deux commerçants de la ville a été chargé par lui de payer celles-ci pour les plaisirs de la chair qu'elles avaient offertes DSK a été libéré par la police le 23 février, mais il doit être convoqué le 28 mars par la justice française et pourrait être inculpé, notamment, de "complicité de proxénétisme". En dehors de tous ces scandales sexuels qui frappent DSK, au même moment où ce dernier a été inculpé par la police new-yorkaise, la romancière, nouvelliste et journaliste française Tristane Banon l'a accusé d'avoir voulu la violer lors d'une interview face à face en 2003.

On apprend que Dominique Strauss-Kahn doit s'exprimer le 9 mars devant la Cambridge Union Society pour exposer ses vues sur « l'état de l'économie mondiale ». Cependant, juste à ce moment, le concerné est une fois de plus plongé dans l'embarras. La porte-parole du syndicat Cambridge University Student's Union Ruth Graham a déclaré : « Donner à cet homme la possibilité de s'exprimer lui confère une légitimité publique, à un moment où il est à nouveau interrogé par la police ». Selon elle, cette invitation offre à M. Strauss-Kahn "une tribune pour s'exprimer, alors que les personnes qui ont survécu à des agressions sexuelles sont ignorées".

Pour Katie Lam, la présidente de la Cambridge Union Society, l'association estudiantine à l'origine de cette invitation, le socialiste français est "une grande figure du FMI". "Je ne pense pas qu'il soit déplacé de l'avoir invité, précise-t-elle. S'exprimer devant l'association n'implique pas une quelconque approbation ou un quelconque soutien.", c'est pourquoi l'invitation demeure inchangée. De toute façon, ce qui est sûr c'est que l'affaire n'en restera pas là et que ses effets continueraient à se développer.

Dominique Strauss-Kahn a été une célébrité de notoriété publique, toutefois dans sa vie privée, ses écarts de conduite l'exposent souvent à de grands embarras. Après l'éclatement du scandale de l'agression sexuelle d'une femme de chambre au Sofitel de New York, nombreux sont les gens qui n'ont pas cru et qui pensaient que c'était peut-être un « tour » joué par la partie américaine. Par la suite après l'abandon des charges pénales contre lui, beaucoup pensaient que c'était une « intrigue échouée » que l'on renonçait et abandonnait. De toute façon, que ce soit oui ou non un complot qui visait l'ancien patron du FMI, il a perdu son poste au sein de la prestigieuse organisation internationale et en même temps, son prestige international et son avenir politique, car selon les sondages menés à cette époque, il était le mieux placé pour la Présidentielle française 2012. Eprouvant une grande déconvenue due à sa mésaventure aux Etats-Unis, il était revenu en France tout contrit et tout penaud et il ne s'attendait pas à ce que dans sa patrie il devait faire face à de plus grands ennuis.

Impossible de prétendre au titre de gentleman à conduite irréprochable, DSK pense qu'il peut quand même faire valoir sa compétence d'économiste réputé en prononçant des discours sur l'économie mondiale et que cela ne pourrait plus lui créer plus des problèmes. Non, ce qu'il pense est complètement irréalisable, car depuis l'instant où il était devenu une célébrité, il a été toujours placé sous le projecteur de la communauté internationale et il était extrêmement difficile pour lui de s'y échapper et de s'y soustraire. Il était obligatoire pour lui d'accepter l'examen du public et de faire face à ses doutes.

Il est tout à fait possible que DSK irait à Cambridge et que sous l'œil attentif et amusé du public, il parlerait avec aisance, s'exprimerait avec volubilité et donnerait libre cours à ses propos. Mais oublierait-il que des regards hostiles chargés de mépris et de dédain se fixeraient sur lui ? Il y aurait peut-être même des gens qui viendraient pour « briser » et pour « cogner » afin de faire échouer sa conférence. Dans se cas-là, comment M. Strauss-Kahn se tira-t-il de l'embarras et du pétrin ?

Jia Yi (201 à 169 Av. J-C), célèbre commentateur politique et grand écrivain de la dynastie des Han de l'Ouest (206 Av. J-C à l'An 8), a dit : « La vertu n'est pas esseulée, car elle est accompagnée du prestige et de l'autorité ». Il est tout à fait normal qu'une personne dépravée sans moralité ne soit plus digne du respect et de la confiance d'autrui. De l'ancien Président américain Bill Clinton qui est plongé dans la solitude, à l'Ex Premier Ministre italien Silvio Berlusconi qui supporte mal les frustrations jusqu'à l'ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn qui se trouve sans cesse dans l'embarras, ils ont été sans exception le jouet du sort et la chance les a abandonné en raison de leur laxisme en matière de la moralité.

(Par Ren Yaqiu)


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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