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Français>>InternationalMise à jour 26.02.2012 10h24
Les "Amis de la Syrie" cherchent à éviter la détérioration de la situation en Syrie (COMMENTAIRE)

Dans un environnement en proie actuellement à des attentats fréquents en Irak, à la guerre civile sanglante en Libye et à l'actuelle situation sécuritaire et humanitaire en Syrie, de plus en plus de pays et d'organisations internationales cherchent à éviter la détérioration de la situation en Syrie.

La Ligue arabe a appelé, en marge de la conférence des "Amis de la Syrie", le Conseil de sécurité des Nations Unies à abroger une résolution pour un cessez-le-feu en Syrie et à arrêter les opérations militaires contre les civils.

Cet appel a été lancé par Nabil El Arabi, secrétaire général de la Ligue arabe, qui a également proposé une "réaction commune prioritaire" des Amis de la Syrie notamment les membres permanents du Conseil de sécurité afin de mettre un terme au "bain de sang qui est en train de se produire en Syrie".

La position de la Ligue arabe, d'après M. El Arabi, semble être désormais plus claire et repose sur des "bases essentielles et indispensables". Il s'agit de "respecter la souveraineté de la Syrie, le refus de toute forme d'interventions étrangères, l'engagement à éviter une guerre civile ainsi que la réponse aux attentes des Syriens et leur aspiration à la liberté et à des réformes politiques".

Selon la Ligue arabe, la résolution de la crise syrienne doit se faire sur deux étapes "parallèles" : "l'arrêt immédiat des massacres contre les civils et l'entame d'un processus de résolution politique entre le gouvernement et l'opposition syrienne", a indiqué M. El Arabi.

Armer les Syriens contre leurs compatriotes ou opter pour une intervention extérieure en Syrie pourrait être une "grave erreur", a martelé le président tunisien Moncef Marzouki lors de son allocution d'ouverture de la Conférence des "Amis de la Syrie".

Selon M. Marzouki, une solution politique "similaire à celle du Yémen" dans le cadre de la Ligue arabe est l'unique solution, dans un contexte de détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire, solution qui permettra de sauver les Syriens et d'éviter l'escalade des massacres contre les civils.

Trouver une résolution politique à la crise syrienne relève de la responsabilité de toutes les parties intervenantes, a insisté le président tunisien, en affirmant que "la conférence de Tunis devra aboutir à la mise en place de mesures capables de venir en aide à quelques 23 millions de Syriens sans pour autant faire de la Syrie un pion dans un jeu géostratégique au Moyen-Orient".

Lors de cette conférence à Tunis, les "Amis de la Syrie" ont reconnu le Conseil national syrien en tant que l'un des représentants du peuple syrien "mais pas l'unique représentant dans l'attente du couronnement de ses efforts en vue de satisfaire les attentes des Syriens", selon Rafik Abdessalem, chef de la diplomatie tunisienne et président de la conférence des "Amis de la Syrie".

Le groupe des "Amis de la Syrie" a exprimé son soutien le plus ferme à l'initiative de la Ligue arabe axée sur la transition démocratique en Syrie et à "entamer un sérieux dialogue politique entre le régime syrien et l'opposition".

Il a également appelé à former un gouvernement d'union nationale en Syrie tout en soulignant l'importance d'écarter le président syrien Bachar Al-Assad qui "doit abandonner toutes ses prérogatives au profit de son premier vice-président".

Les participants à la conférence des "Amis de la Syrie" se sont dit reconnaissants des efforts déployés par la Ligue arabe en matière de gestion de la crise syrienne et ont mis l'accent sur l'importance d'aboutir à une "solution politique de façon à réaliser les aspirations des Syriens à la dignité, la liberté, la paix, la stabilité, aux réformes et à la démocratie".

Mais, les participants à la conférence des "Amis de la Syrie" se soucient principalement d'acheminer les aides humanitaires dans un contexte où les actes de violence constituent une menace pour les missions humanitaires, les personnels médicaux, les organisations sanitaires et les blessés en Syrie.

De nombreux chefs de la diplomatie issus de plus de 60 pays arabes et occidentaux ont participé à cette conférence des "Amis de la Syrie", dont la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, ses homologues français, turc, qatari, algérien, des représentants de pays comme le Brésil et l'Inde et des représentants d'organisations internationales.

Par SHANG Xu et CHEN Weihua

Source: xinhua

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